InterviewN1

Mohamed Tria (Président SC Lyon) : « Les jours meilleurs sont devant nous »

23/10/2020 à 17:15

Après un dernier week-end marqué par une élimination en Coupe de France face aux Auvergnats de Beaumont, évoluant quatre niveaux en-dessous, Mohamed Tria a profité de cette semaine pour remobiliser ses troupes et définir de nouveaux objectifs. Interrogé par Actufoot sur la situation au sein du club, le président veut porter un message d'apaisement.
(Interview réalisée avant l'annonce du report des rencontres FC Annecy-SC Lyon et SC Lyon-SO Cholet)

Comment avez-vous abordé cette semaine ?

Nous attaquons cette rencontre avec un état d’esprit revanchard car nous voulons vite tourner la page laborieuse du week-end dernier. Nous avons essayé de ramener de la sérénité toute la semaine pour aborder ce match dans les meilleures conditions psychologiques possibles.

Par quels moyens ?

Nous avons resserré les lignes, en passant plus de temps à dialoguer avec les joueurs, le coach, le staff. Nous avons essayé de trouver des solutions ensemble, de comprendre la situation globale, d’observer les détails. Maintenant, la vérité c’est le carré vert. Mais regardez, nous avons fini six matches à 10, voire à 9… Finissons déjà nos matches à 11, nous aurons plus de chances de les gagner. Il faut apporter de la discipline, de la rigueur et du calme.

« Je n’imagine pas une seule seconde me séparer de Manu Da Costa »

Avez-vous songé à vous séparer d’Emmanuel Da Costa ?

Non pas du tout, je n’imagine pas une seule seconde me séparer de Manu Da Costa car c’est quelqu’un qui fait très bien son travail. Le staff a toute notre confiance et les décisions prises vont dans le bon sens. Aujourd’hui, la situation est plus globale que personnelle. Quand on perd contre une R2 ce n’est pas la faute du coach, c’est la faute des 11 joueurs sur le terrain. J’aurais pu coacher à la place de Manu cela n’aurait rien changé. Nous avons assisté à un match à sens unique dans lequel nous n’avons pas réussi à marquer plus de buts, et les cinq dernières minutes ont caractérisé la fébrilité dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui.

Dans ce cas, que faire pour redonner confiance au groupe ?

Nous n’étions pas configurés pour nous retrouver dans une telle situation, nous étions préparés à jouer le top 5 et nous figurons aujourd’hui à la dernière place du championnat sans avoir gagné un match. Donc il a fallu revoir les fondamentaux et adopter le comportement d’une équipe qui joue le maintien.

« Je pensais que nous mettrions moins de temps à trouver une cohésion »

Les bouleversements sportifs et institutionnels de cet été peuvent-ils expliquer ce mauvais démarrage ?

Cela y a contribué. Quand vous changez 12 joueurs et un staff… Je pensais que nous mettrions moins de temps à trouver une cohésion et une fluidité dans le jeu, mais malheureusement c’est devenu rapidement compliqué. Nous avons remobilisé le club cette semaine pour que tout le monde tire dans le même sens.

Ghislain Anselmini, l’ex-adjoint de Laurent Roussey au SC Lyon la saison dernière, a eu des mots durs envers le staff en place et estime ne pas avoir eu droit à la même clémence de votre part. Comment l’expliquez-vous ?

Nous nous sommes séparés de Laurent Roussey et, par ricochet, de son adjoint, Ghislain Anselmini car nous n’arrivions pas à nous projeter. Alors que nous y arrivons très bien avec Manu Da Costa, qui est quelqu’un de travailleur, de consciencieux et de professionnel. Nous vivons aujourd’hui une phase difficile mais les jours meilleurs sont devant nous. Ce que nous ne ressentions pas forcément à l’époque avec Ghislain et Laurent malgré de meilleurs résultats. Vous savez, c’est la difficulté quand on forge des relations. Mais je ne souhaite surtout pas rentrer dans une polémique stérile avec Ghislain, qui est quelqu’un d’affectif et de sympathique. Je peux comprendre les frustrations, mais le mieux à faire aujourd’hui est peut être de tourner la page.

Propos recueillis par Simon Marachian

Photo : Thomas Hernu - SC Lyon