InterviewN2

[RETRO] Cris : « Il y a une vraie dynamique au GOAL FC »

24/12/2020 à 14:00

Celui que l'on surnommait "le policier" pendant la fabuleuse épopée de l'Olympique Lyonnais (sept titres de champions de France entre 2002 et 2008 dont quatre avec le défenseur brésilien) fait désormais la loi sur les bancs de touche. Entraîneur depuis deux saisons de l'équipe-fanion du GOAL FC (ex-MDA Foot) évoluant en N2, Cris est l'une des pierres angulaires de l'ambitieux projet du club de l'ouest lyonnais regroupant les communes d'Anse, Champagne au Mont d'Or, Chasselay et Tassin. Pour Actufoot, il confie son état d'esprit pour la nouvelle saison, les qualités de son effectif et ses objectifs personnels.

Cris, avec ce net succès sans encaisser de buts (3-0 à domicile face à Marignane-Gignac) vous attaquez la saison sur les chapeaux de roues !

Oui c’est sûr, beaucoup de satisfaction d’avoir débuté le championnat par une victoire à la maison. Cela nous donne de la confiance pour la suite, surtout après la longue période d’arrêt des compétitions que nous avons connus. C’est bon pour le mental.

Cette victoire est-elle une surprise pour vous ?

Pas une surprise parce que nous voulions aller chercher cette victoire. Beaucoup de facteurs entrent en jeu au cours d’un match mais quand nous sommes entrés sur le terrain nous avions l’intention de bien débuter la saison à domicile. Il y a eu la victoire au bout c’est tant mieux. Ce que nous ne voulions surtout pas c’était débuter ce championnat avec une défaite.

Estimiez-vous vos joueurs prêts pour cette première rencontre de championnat ?

Il reste toujours du travail, nous avons repris tôt (ndlr : le 1er juillet) justement dans cette optique-là. Nous avons su gérer les séances d’entraînements mais n’avons disputé que trois matchs de préparations. Suffisant néanmoins pour bien connaître l’effectif et travailler tous ensemble. Nous sommes tous des compétiteurs et notre objectif est d’aller chercher les trois points à chaque matchs.

Cette efficacité devant le but dimanche traduit-elle une volonté d’adopter un schéma de jeu tourné vers l’offensive ?

Ce que nous voulons c’est gagner les matchs, déjà. Donc il est important de travailler défensivement. Tous les coachs vous diront que le plus important est de ne pas encaisser de buts, car il suffit juste d’en marquer un pour gagner. A ce moment-là vous devez être solide. Ce que je demande à mes joueurs c’est de rester le plus compact possible et d’attaquer en bloc. Après, dans ce système de jeu, les solutions finissent par apparaître. Dimanche nous avons su convertir nos trois principales occasions en buts, mais ça ne se passera pas comme ça tout le temps. Il arrivera que nous nous procurions plus d’occasions sans forcément marquer. Il faudra être prêt.

Ce match a été aussi l’occasion de voir la recrue Issouf Macalou à l’oeuvre (auteur d’un doublé). Sa puissance vous fait du bien.

C’est pour ça que nous sommes allés le chercher. C’est un joueur costaud, puissant, qui se projette vite vers l’avant. Dans mon système j’aime utiliser les couloirs et Macalou est un bon complément à Nicolas Belvito dans l’animation offensive. Son profil est très intéressant.

Comment se sont intégrées les recrues ?

Les nouveaux venus ont vite compris l’organisation du club et ma philosophie de travail. Ce sont des joueurs intelligents, à l’écoute et attentifs donc je suis satisfait de leur intégration au contact des plus anciens. C’était très intéressant de les voir arriver dans le groupe.

Des favoris se dégagent-ils dans cette poule de N2 ?

C’est une poule difficile à jouer. Je ne peux pas dégager de favoris clairs. Il suffit d’une victoire ou d’une défaite pour que tout change au classement. L’année dernière il y avait six ou sept équipes qui jouaient la montée donc le plus important est de ne pas perdre et rester dans le wagon de tête.

« Procéder par étapes »

Quelles sont les ambitions du GOAL FC au sein de cette poule ?

Il faut procéder par étapes. Le premier objectif est d’assurer le maintien dans un premier temps. Après nous verrons bien. Moi je travaille sur des objectifs courts, petit à petit. Bien sûr il y a un objectif à plus long terme. Mais aujourd’hui nous avons trois points, nous allons enchaîner avec trois matchs en une semaine, chose inédite en N2. Il faut d’abord penser à tout cela avant de penser à la montée finale.

Qu’en est-il de la Coupe de France ?

Aller le plus loin possible. J’ai eu la chance de gagner deux fois la coupe de France avec l’OL mais nous avons aussi pu nous faire éliminer tôt dans la compétition par de petites équipes. Tout se joue sur un match c’est compliqué. Mais un beau parcours amènerait du monde au club.

Avez-vous ressenti des transformations dans le club avec le lancement du projet GOAL FC ?

Les changements les plus importants sont dans l’organigramme du club et la mise en place de nouveaux objectifs pour la formation, qui sont de faire monter toutes les catégories jeunes. La fusion de MDA Foot avec Tassin et Champagne amènera de nouveaux joueurs, surtout chez les jeunes. Il y a aussi Anthony Réveillère qui a été nommé directeur sportif et la venue de Johan Gouttefangeas  à la co-présidence, ce qui permettra à notre président Jocelyn Fontanel d’être au plus près de tous. En résumé, il y a une vraie dynamique au GOAL FC.

Que reste-t-il à améliorer selon vous ?

Il y a toujours des axes d’améliorations, mais il ne faut pas tout changer d’un coup, il faut aller doucement. Avoir une vision globale puis plus détaillée. Nous avons fait une analyse pour déterminer ce qui peut marcher ou non. Maintenant nous devons avancer étapes par étapes.

Vous avez été sélectionné pour le BEPF, qui se déroulera sur 13 semaines dans l’année. Qu’avez-vous prévu pour l’équipe pendant ces périodes d’absences ?

C’est pour cela que j’ai un staff avec moi, en qui j’ai entièrement confiance. Les semaines où je ne serai pas là, ils savent ce qu’ils auront à faire je ne me fais aucun souci là-dessus.

Où vous voyez-vous dans un futur plus ou moins proche ?

Aujourd’hui je suis au GOAL FC. Cette saison je passe le BEPF et je dirige l’équipe N2 en même temps. L’année prochaine ? Personne ne sait de quoi demain sera fait…

 

Recueilli par Simon Marachian