Régional 1Hauts Lyonnais

Romain Reynaud : « Si je me suis lancé dans le projet, c’est que je crois en ce groupe »

25/10/2018 à 18:00

En 48h, Romain Reynaud est passé de joueur à l'ASF Andrézieux-Bouthéon, à entraîneur à Hauts Lyonnais. Sa nomination, ses premières impressions au sein de son nouveau club, ses ambitions et le superbe 6e tour de Coupe de France à venir contre le FBBP01...Interview.

Qu’est-ce qui vous a séduit dans le challenge proposé par Hauts Lyonnais ?

Déjà, si je n’avais pas été séduit, je n’aurais pas dit oui (sourire). Il s’agissait là d’une opportunité. C’est ce que j’ai expliqué à mes ex coéquipiers de l’ASF Andrézieux lors de mon pot de départ tout à l’heure. Celle-ci me semblait importante à saisir.

Vous étiez joueur, vous voilà entraîneur. C’est allé vite !

C’est clair que je ne m’attendais pas à passer de joueur à entraîneur en 48h, même si c’est une chose que j’ai toujours voulue. Je pense avoir quelques qualités pour réussir dans ce métier. Si je l’imaginait tout de suite, non.

Qu’en est-il de votre situation avec Andrézieux ?

Quand j’ai rencontré le président, Bruno Lacand, je lui ai dit que ce challenge pouvait m’intéresser. Cela restait une décision pas facile à prendre, car j’ai toujours vécu du foot, je n’ai fait que ça. On s’est revu dimanche après le match contre Cote Chaude. Dans ma tête, c’était « allez, on y va ». Mais il fallait que je puisse encore me libérer avec Andrézieux. J’ai demandé à rencontrer le coach, en premier, et les dirigeants, le lundi. Ce sont des personnes intelligentes. Le coach a connu a la même situation lorsqu’il était à Clermont. Il était content pour moi, et a accepté tout en me disant que je pourrai compter sur lui si j’avais besoin de conseils. Le président était un peu plus déçu, mais il a compris que je n’étais pas éternel, que je devais préparer mon après carrière.

Où en êtes-vous au niveau de vos diplômes ?

L’ancien coach de l’ASF, Romain Revelli, m’a fait passer mes diplômes d’entraîneur. Je vais passer mon DES la saison prochaine et c’est super que je puisse le faire avec Hauts Lyonnais. Le club d’Andrézieux n’a pas non plus été surpris de cette volonté car leur idée été de m’incorporer à l’avenir dans le club. Devenir entraîneur était une suite logique pour moi.

Êtes-vous pleinement concentré sur le projet avec le groupe R1 ?

Beaucoup de gens m’ont demandé pourquoi je ne faisais pas entraîneur-joueur. Objectivement, c’est impossible selon moi de cumuler les deux fonctions. Je préfère faire une chose bien, que deux moyennes voire mal. D’ailleurs, si on m’avait proposé de cumuler, j’aurais refusé. Aujourd’hui, je suis concentré à 200% sur Hauts Lyonnais. Je suis ambitieux et j’ai soif de travail. L’expérience d’entraîneur, je ne l’ai pas, mais je vais essayer d’apprendre au plus vite.

Quelles sont vos premières sensations avec le groupe ?

Je connais pas mal de joueurs ! Deux avec qui j’ai joué à Andrézieux, beaucoup que j’ai affrontés. J’étais venu les voir en tant qu’amoureux de foot contre Feurs, il n’y avait alors aucun contact. Je suis retourné les voir contre Cote Chaude (victoire 1-0). On a fait une première réunion de présentation lundi soir qui s’est super bien passée, puis une première séance hier. C’était un régal ! Si je me suis lancé dans le projet, c’est que je crois en ce groupe.

Vous abordez un match historique pour le club, qui est aussi une affiche de gala pour votre premier rendez-vous à la tête de l’équipe. Comment l’appréhendez-vous ?

L’avantage, c’est que j’ai cette expérience d’avoir jouer de gros matches. On recevait les plus petits, et je sais dans quel état d’esprit peuvent être les joueurs de Bourg en Bresse. De mon côté, je ne pouvais pas rêver mieux pour débuter. C’est un match de gala certes, mais un match de gala qu’il faut gagner. Historique, il le sera encore plus si on passe. Je l’aborde sereinement mais avec beaucoup d’excitation. Je me suis renseigné sur cette équipe, on va essayer de trouver la meilleure des formules pour les jouer. C’est vrai qu’ils sont dans une dynamique un peu négative mais peu de clubs prennent ces rencontres à la légère, même si cela reste un sentiment humain lorsqu’on affronte des équipes de niveau hiérarchiquement inférieur. Est-ce qu’il va faire tourner ? Ce n’est pas trop mon problème,je me concentre sur la préparation de mon groupe. Mais vous avez raison lorsque vous parlez de bouffée d’oxygène pour eux, qui vivent un championnat compliqué. A nous de nous servir de leur manque de confiance pour réaliser quelque chose.

 

Crédit : ASF