Coupe de France - ITW6e tour

Thomas Antoinat (AS Misérieux-Trévoux) : « L’évolution de Villefranche ? On ne peut dire que bravo »

25/10/2019 à 10:30

Avant la réception du FC Villefranche-Beaujolais (N1), Thomas Antoinat, l'ancien capitaine du club caladois, aujourd'hui dans les rangs de l'AS Misérieux-Trévoux (R2), se confie sur ses retrouvailles avec le FCVB, dimanche à 14h30 pour le compte du 6e tour de la Coupe de France.

Thomas, votre sentiment après le tirage ?

C’était un peu mitigé car on arrive bientôt au tirage où rentrent les clubs de Ligue 2, il ne manquait qu’un tour. On aimerait toujours avoir une équipe un peu plus basse pour avoir plus de chances de passer mais ça reste un match de Coupe de France, je suis très heureux de retrouver mon ancien club et des amis encore présents dans le camp adverse.

Le premier joueur du FCVB à vous avoir envoyé un sms pour évoquer les retrouvailles prochaines ?

C’est le capitaine actuel, Maxime Jasse. On est toujours très amis, on a mangé ensemble dernièrement. On garde de bons contacts, et il ne reste aujourd’hui que très peu de joueurs avec qui j’ai joués. On a rigolé du tirage, on s’est dit que c’était une belle affiche et que c’était très sympa à jouer. Cela reste un match particulier, un derby, donc que le meilleur gagne !

Les premiers mots du coach Kévin Garnier au groupe ?

C’est un peu dans la même lignée, il était très content du tirage car c’est une équipe qu’on suit régulièrement du fait qu’ils jouent à un niveau National et qu’on n’a pas l’habitude d’avoir ça autour. Il est aussi très content pour le club de Trévoux car ça va ramener beaucoup de monde au stade, mettre un peu en lumière le club et la qualité de l’équipe fanion.

On imagine qu’il est rôdé sur les caractéristiques de la formation qui vous sera opposée…

Oui exactement, on sait ce que le coach adverse essaye de mettre en place depuis deux ou trois ans, comment ils jouent. On connait leur qualité de jeu, notre entraîneur a été les voir jouer récemment. On sait à quoi s’attendre par rapport à la qualité de l’adversaire.

Une R2 qui sort une N1, on se dit pourquoi pas quand on est joueur ?

On a tous joué au foot, on est tous conscient qu’il y a un écart de niveau important. Aujourd’hui, le football c’est leur job alors que chez nous la plupart ont un travail. On pratique du foot pour vivre des bons moments et de belles émotions donc on se dit pourquoi pas nous. En tant qu’ancien, c’est ce que j’essaye de transmettre au groupe. Ce qui arrivera arrivera mais je pense que tout le monde sera concentré pour réaliser l’exploit.

Le FCVB n’est pas du genre à se faire piéger par des équipes de divisions inférieures sur ses parcours récents en Coupe de France…

Exactement. Comme je l’ai dit au groupe, lors des premiers tours de Coupe de France, on était dans la peau de Villefranche puisqu’on jouait des équipes évoluant parfois trois ou quatre divisions en dessous.  Le plus dur, c’est de faire respecter la hiérarchie. Depuis plusieurs années, et je suis bien placé pour en témoigner, le FCVB n’a jamais eu de mauvaise surprise et a toujours respecté ses adversaires. Ils sont venus nous voir jouer le week-end dernier en championnat (défaite 0-1 contre le FC Annecy B), le coach adverse était présent, ils avaient la vidéo aussi. Ils nous respectent et prendront le match au sérieux.

Quel regard portez-vos sur l’évolution du FCVB depuis plus de deux ans maintenant ?

De l’extérieur, et même si je travaille pour la collectivité de Villefranche et que j’ai encore des amis au sein du club, on ne peut dire que bravo. C’est grandement parti du coach Alain Pochat qui a amené beaucoup de choses qui manquaient au club. On a vu l’évolution de N2 en N1, puis maintenant en N1 où ils arrivent à rester en haut du classement. Je pense que la rigueur mise en place par leur entraîneur se couple parfaitement avec leur style de jeu. Ils ont aussi dépassé notre record en Coupe de France l’année dernière (8e contre le PSG) au lieu de 16e de finale. C’est vraiment du respect par rapport au travail et aux résultats obtenus. Le travail paie, ce qui leur arrive est logique.

 

Crédit photo : AS Misérieux-Trévoux.