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Cédric Moreira « Je veux mettre mon expérience au service d’un projet »

25/07/2018 à 14:31

Cédric Moreira, ancien entraîneur des U13 de l'OM, de la CFA2 de Gardanne et de l'équipe professionnelle Moldave du FC Sheriff, retrace son parcours en exclusivité pour Actufoot. Et bonne nouvelle pour tous les clubs, le coach est libre et disponible pour un nouveau défi cette saison !

Cédric, pouvez-vous nous résumer votre parcours ?

J’ai commencé au CA Plan de Cuques de 2000 à 2002, j’avais les U13. Ensuite, l’OM est venu me chercher pour la classe Elite. J’y suis resté de 2002 à 2007 où j’ai eu des joueurs comme Mollo, Alessandrini (1ère promotion) et comme Andonian, Sparagna et Maddaloni (dernière promotion). Pendant cette période, j’ai passé mes diplômes jusqu’au DES. Ensuite, je suis arrivé comme adjoint de Max Valentin à Gardanne (CFA2). Puis, il est parti et j’ai repris l’équipe. Après, j’ai rejoint le milieu professionnel en Moldavie au FC Sheriff. Il y avait de supers installations… c’est le club qui avait joué contre l’OM en Coupe d’Europe à l’époque de Gignac et des frères Ayew. En 2016/2017, j’ai fait « Dix Mois Vers l’Emploi » avec l’UNECATEF. C’est un accompagnement où j’ai pu travailler sur l’analyse vidéo ou encore le media training.

Que retenez-vous de l’expérience l’OM ?

C’était une super expérience entre le milieu pro et amateur. J’entraînais des jeunes de 13 ans et je pense que les parents et les enfants n’ont pas pris conscience à ce moment-là de ce qu’il se passait pour eux. Travailler au sein des installations de l’OM est toujours quelque chose de très bénéfique dans une carrière. Je suis arrivé en Pré-Excellence et je les ai fait monter en Ligue. A la fin de mes 5 années, il y avait une équipe en DH, une en DHR et une en Excellence. On a gagné des coupes avec les deux promotions (Mollo, Alessandrini, Andonian…), mais en tant que formateur ce qui m’intéressait le plus était l’évolution de ces jeunes. Par la suite, cette génération est devenue championne de France et je pense que c’est aussi un peu dû à mon travail. On a ouvert l’esprit des joueurs en faisant des tournois magnifiques. Après, il y avait une problématique, celle que l’on retrouve souvent en pré-formation : les parents considéraient déjà leurs petits comme des pros. Romain Alessandrini est arrivé à l’OM en Poussins et il est reparti à 15 ans parce qu’il était écœuré par tout ça. Le parcours est compliqué pour devenir pro ! Sinon, c’était très enrichissant. Pendant 10 ans j’ai pu entraîner tous les jours et cumuler de l’expérience. Je proposais 5 entraînements par semaine, c’était un régal. Je vivais des moments extraordinaires.

Ensuite, vous arrivez à Gardanne en CFA 2. Comment l’avez-vous vécu ?

Je suis arrivé en tant qu’adjoint. Pareil qu’à l’OM, j’ai vécu une super aventure. L’équipe venait de monter de DH à CFA2. L’entraîneur en place, Max Valentin, m’a beaucoup appris… c’est un très bon coach, on voit les résultats qu’il a eu dernièrement avec Berre. Sa « zen-attitude » m’a beaucoup apporté. Passer des jeunes aux seniors a été une très bonne expérience, surtout que c’était au niveau national. La CFA2, ce n’était pas le même championnat que la N3 aujourd’hui. Il y avait des clubs corses mais il y avait quand même de la qualité ! Avant, on pouvait aller jouer sur Lyon et sortir de la région. C’était autre chose ! Avec Gardanne, on a été proche de monter en CFA. A 8 journées de la fin, on était 2e à quelques points du 1er. Toute l’année on a joué les premiers rôles mais on a craqué en fin de parcours. Peut être que les clubs qui voulaient se maintenir avaient plus envie que nous, peut être qu’on s’est relâché parce qu’on s’est vu champion avant de l’être. En tout cas, c’était une très belle saison. Je m’en souviens, les joueurs avaient été surpris car dans ma manière de manager je faisais confiance à tout un groupe. J’avais fait venir Christophe Copel mais je le mettais remplaçant et je faisais tourner. On avait eu un tour de Coupe de France contre Martigues et l’entraîneur Franck Priou était intéressé par lui. Je l’avais quand même mis sur le banc et il l’avait mal pris. Quelques années plus tard, il a compris que c’était pour le bien de l’équipe.

Vous avez entraîné en Ligue 1 Moldave. Comment s’est passée cette aventure ?

J’étais l’adjoint de Bruno Irles. Il avait 23 ans de carrière professionnelle, avait été directeur du centre de formation de Monaco et adjoint d’Arles-Avignon en Ligue 2. C’est un ami avec qui j’avais passé mon 1er degrés et il m’avait proposé de le suivre en Moldavie. Quand on a ce genre de proposition, on ne réfléchit pas trop et on fonce ! Avec cette équipe, on avait disputé les barrages de Ligue des Champions en Juillet contre des clubs comme le champion d’Israël. On découvre un autre milieu, quelque chose de plus pointu. Les jeunes français de N2 et N3 ont souvent peur de partir à l’étranger vers des destinations exotiques, mais si certains que j’avais eu à Gardanne étaient partis en Moldavie ils seraient largement devenus professionnels. Le FC Sheriff disposait de 9 terrains d’entraînement pelousés, d’un terrain couvert synthétique avec tribunes et de deux terrains de championnats (un de 30.000 places et l’autre de 15.000). C’était surprenant ! Il y avait une piscine de 50 mètres… J’ai connu la Commanderie à l’OM et il n’y avait pas autant de terrains d’entraînements. C’était vraiment très très bien. Dans l’équipe, il y avait des internationaux comme Cyrille Bayala, sélectionné dans l’équipe du Burkina-Faso. Il avait fait deux saisons à Sheriff avant de signer à Lens en Ligue 2. Il y avait aussi le deuxième gardien Bulgare, des internationaux Moldaves, des Brésiliens, des Ivoiriens ou encore des Ghanéens. Ça faisait plusieurs cultures footballistiques intéressantes ! Humainement, c’était une super aventure.

Aujourd’hui, quel est votre projet ?

En cette fin de saison, j’ai eu des contacts avec certains clubs de la région en N3 mais cela n’a pas abouti car ils ont préféré choisir la solution en interne ou prendre d’autres personnes. J’ai aussi eu des contacts avec des clubs étrangers mais je privilégie la région PACA. Je suis toujours à la recherche d’un club et d’un projet sportif dans la région ou dans toute la France. Entraîneur, adjoint, directeur sportif, entraineurs de jeunes, je ne suis pas fermé mais il faut que le projet soit intéressant. Je baigne dans le foot depuis ma naissance car mon père était CTD. A un moment de ma vie, j’ai choisi de rejoindre le milieu professionnel. Aujourd’hui, je veux rester dans ce milieu-là et mettre mon expérience au service d’un projet. Je peux apporter quelque chose à un club. J’ai le DES et je peux donc entraîner jusqu’en N2.

Son CV

Contact

cedric_m13@hotmail.fr