N2 (D)15e j.

Richard Déziré (Le Mans FC) : « On n’a jamais été dans la suffisance »

22/12/2017 à 17:24

Leader de la poule D de National 2, au terme de la phase aller, Le Mans FC a vécu une belle première partie de saison, qui a dépassé les attentes. L'entraîneur, Richard Déziré, fait le bilan de ces 15 premiers matches.

Que retenez-vous de la victoire acquise mercredi contre l’ACBB (5 – 0) ?

Le score est beaucoup plus ample que l’écart qui existait entre les deux équipes. C’est un score flatteur, on a su être efficace.

Au final, vous êtes leader au terme de cette phase aller. Quel bilan tirez-vous ?

C’est très au dessus de ce qu’on espérait. En tant que promu, on ne pensait pas avoir autant de points. C’est une belle satisfaction. Ca permet de valider définitivement, et ça peut faire sourire, notre renouvellement de bail, qui était notre objectif initial. Ce n’est pas fait mathématiquement, mais statistiquement, c’est quasiment fait. Ca donne des perspectives de finir dans la première partie de tableau, ce qui est intéressant.

Vous parlez de maintien, mais vous avez cinq points d’avance sur le deuxième du championnat…

C’est un temps de passage. On sait pertinemment qu’après la trêve, c’est un nouveau championnat qui redémarre. Il y a des équipes qui se battent pour le maintien. L’équilibre est très fragile. Avant ce succès, huit de nos neuf victoires ont été acquises par un but d’écart. Il y a très peu d’écart. Ca se matérialise sur le terrain. On a le bonheur que ça tourne plus souvent pour nous que d’autres. Ca reste très fragile. Il faut continuer à avoir le couteau entre les dents si on veut continuer à prendre des points.

Qu’est-ce qui vous a plu dans cette première phase ?

C’est l’humilité dont on a fait preuve. On n’a jamais été dans la suffisance. On a su mettre les ingrédients nécessaires pour faire le dos rond. On ne se prend pas pour un autre. C’est un groupe très difficile. Il y a beaucoup de bonnes équipes. Les entraîneurs sont bons. C’est un groupe que je connais bien, car j’étais avec Avranches. C’est joueur, talentueux. On fait de bons matches tous les week-ends. Il faut donner le meilleur de nous-mêmes.

La défaite contre Limoges vous dérange-t-elle ?

C’est anecdotique. Limoges a fait son match. Elle l’a emporté. Il y a d’autres matches qu’on aurait pu ou dû perdre. On ne court pas après l’invincibilité. Entre une victoire et une défaite ou deux nuls, je choisis de prendre un point de plus. C’est ce que je disais à tous les gens qui parlaient des 23 matches sans défaite. C’est même pesant à force. Ce que je veux, c’est se donner des moyens de prendre des points et faire des bons matches.

A la rentrée, vous commencez par un 32e de finale de Coupe de France contre Lille…

C’est la cerise sur le gâteau. Comme pour tous les clubs amateurs, les 32e de finale, c’est le graal. On a envie d’y aller pour avoir la chance, si on a un tirage favorable qui permette de vivre un match sympa. Là, c’est un tirage redoutable face à une équipe qui mettra tous les ingrédients nécessaires. Parfois, on peut espérer du laisser-aller, là, ce n’est pas possible vu leur tendance. On n’est pas favori mais ça va nous permettre de nous étalonner et de voir ce qu’on est capable de faire. On a des matches difficiles derrière, or le championnat est la priorité absolue.