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Trois questions à Gérard Loison, président de la Ligue des Pays de la Loire

20/11/2020 à 15:48

Suite au communiqué publié par la Ligue des Pays de la Loire, Gérard Loison, le président de la Ligue des Pays de la Loire, a amené des précisions concernant la reprise et ce qui se met en place actuellement !

M.Loison, comment gérer la reprise dans ce contexte sanitaire encore incertain ?

Je fais partie pour la Ligue d’un comité de travail à la FFF où il y a un représentant par territoire qui sont au nombre de 12, auxquels s’ajoutent les permanents de la Ligue du football amateur. On est en train de réfléchir aux diverses hypothèses en fonction des décisions du président de la République et du Premier Ministre la semaine prochaine. A ce stade de la réflexion, nous n’en avons pris aucune de significative. On a signalé aux clubs qu’on est dans l’attente des prochaines décisions gouvernementales par le biais d’un communiqué. J’ai oui dire que les gamins pourraient reprendre. Mais dans le cadre de compétitions, d’entrainements ? Dans les faits, ils sont ensemble dans la rue. Il y’a un des terrains ouverts et il y a du monde en permanence. Les gamins jouent au foot entre eux, il y a une pratique un peu sauvage et ce serait une bonne chose de légiférer là-dessus.

La météo, un facteur supplémentaire qui renforce ce manque de visibilité ?

Nous ne pouvons rien communiquer de plus pour l’instant, la FFF travaille là-dessus. La grosse inquiétude concerne le temps qu’on va disposer et notamment avec cette période de janvier-février et de nombreuses problématiques liées à la météo. Ici en Pays de la Loire, c’est l’incertitude de la pluie, chez d’autre c’est la neige. La Mayenne et la Sarthe, plus au nord, peuvent craindre par rapport à la Vendée et la Loire-Atlantique par exemple. Tout la France du football travaille à une reprise et il faut dire qu’elle est moins à l’arrêt que lors du premier confinement. Dans les Ligues et Districts, les formations se poursuivent à distance, le Pôle Espoirs travaille à l’école et sportivement. Ce qui change, c’est qu’il n y a pas de compétitions officielles pour juger de leur évolution mais il y a une activité permanente. Les techniciens se préoccupent aussi des dispositifs pour la rentrée afin de garder le maximum de contacts avec les adhérents et ça aussi, c’est un travail permanent. Beaucoup de nos clubs ont mis leurs techniciens au chômage technique afin de se soulager financièrement. Malgré tout, on peut quand même joindre les dirigeants bénévoles au sein des clubs et par rapport au premier confinement, c’est un changement notable. En mars-avril, il y avait eu un arrêt plus brutal de l’activité.

La possibilité de jouer en semaine a t’elle été évoquée ?

Jouer en semaine ? Très honnêtement, nous n’envisageons pas les déplacements. Déjà, de par les règlements mais également parce que ce ne serait pas viable. Ce qu’on peut imaginer pour deux équipes proches géographiquement et avec un/des match(es) en retard, ce serait de jouer exceptionnellement et après négociations pendant la semaine. Quand j’entends tout faire pour aller au bout, c’est de tout faire lors d’organisation normale et respectée. On ne peut pas imaginer que des garçons, qui bossent toute la journée, fassent 150 kilomètres de trajet, rentrent à minuit chez eux pour repartir travailler le lendemain matin. Que ce soit pour les niveaux régionaux ou la National 3 ! Cette dernière est gérée par la Ligue mais est également fédérale, et même là, ce serait impensable de faire jouer en semaine. Ils ne vivent pas du foot ! Si les conditions sanitaires et météo devaient à nouveau nous ralentir, il faudra peut-être imaginer des méthodes différentes. L’interruption cette fois-ci n’aura été que d’un mois, on a déjà connu des situations pareilles en d’autres temps, liées aux conditions climatiques par exemple, donc on peut imaginer une suite plus positive. Il est aussi envisagé qu’on puisse en arriver à étudier des moyens dégradés pour permettre d’avancer et de finir la saison à temps. Rien n’est défini et rien n’est communicable. Nous sommes larmes aux pieds.

Crédit photo : Ligue des Pays de la Loire