Coupe de France8es de finales

Fatsah Amghar (GFA Rumilly-Vallières) : « Peut-être le dernier match de la saison »

06/04/2021 à 18:15

A la veille d'un huitième de finales historique pour le GFA Rumilly-Vallières face au Puy (N2), son entraîneur Fatsah Amghar détaille l'état d'esprit qui règne actuellement au sein d'un groupe bien détérminé à ne pas s'arrêter en si bon chemin.

Comment abordez-vous cette confrontation face à vos homologues de N2 du Puy ?

Nous nous sommes préparés normalement malgré la suspension de notre championnat. Avec des entraînements, des oppositions et des matches de préparations. Certes le temps a été long depuis notre dernière rencontre officielle face à Annecy (ndlr : 1-1, victoire 6-5 aux tirs aux buts le 6 mars dernier en 16èmes de finales de Coupe de France) mais là-dessus nous sommes sur un pied d’égalité avec Le Puy. Ce que je peux vous dire, c’est que nous sommes prêts pour demain.

Le Puy, ce sera du même niveau que le FC Annecy

Après avoir atteint le stade des huitièmes de finales, quelles sont désormais vos ambitions dans cette Coupe de France ?

L’objectif est de franchir ce tour pour pouvoir ensuite s’offrir la chance de tomber face à une Ligue 1 lors du prochain tirage au sort. Nous savons que nous avons une grande opportunité de nous mesurer à des pros si nous passons ces huitièmes et nous allons jouer le coup à fond.

Vous avez sorti une N1 au tour précédent, est-ce une raison pour aborder la rencontre de demain plus sereinement ?

Non pas forcément. Le Puy est une équipe qui a été reléguée de National à l’issue de la saison 2019-2020. C’est un gros morceau de N2 donc nous savons à quoi nous attendre. Pour moi ce sera du même niveau que le FC Annecy. Donc aucun relâchement de notre part dans l’approche de ce match.

Dans quels compartiments du jeu pensez-vous que Le Puy sera le plus dangereux ?

C’est une équipe très solide défensivement qui peut compter sur des individualités devant, capables de faire des différences à tout moment. Nous nous attendons à un match difficile, bien sûr. D’autant que notre adversaire a éliminé une Ligue 1 en 16èmes de finales (ndlr : victoire 1-0 face au FC Lorient).

Pour moi, c’est du 50-50 au niveau des chances de qualification

Jean-Yves Chay l’entraîneur du FC Annecy, a déclaré être derrière vous pour cette rencontre. Comment recevez-vous ce soutien local ?

Ça fait plaisir. Nous entretenons de bonnes relations avec le club et le staff du FC Annecy. Nous aurions réagi de la même manière si c’étaient eux qui nous avaient éliminé au tour précédent. Je suis heureux de voir qu’il n’y aucune rivalité entre les deux principaux clubs hauts-savoyards et que la question de la « suprématie départementale » n’est pas à l’ordre du jour. Cette solidarité me plaît.

Le fait d’être l’équipe qui reçoit reste-t-il un avantage malgré l’absence de public ?

Pour moi, c’est du 50-50 au niveau des chances de qualification. Le Puy est un relégué de N1 alors que nous, nous sommes promus en N2. Ce qui équilibre les chances, donc, c’est d’évoluer à domicile. Pas de déplacement à faire, une bonne dynamique dans notre stade cette saison… C’est un avantage non-négligeable.

Quelle est votre ressenti actuel concernant une reprise éventuelle du National 2 ?

Nous espérons une reprise. J’allais dire une surprise car il s’agirait bel et bien d’une surprise vu les récentes annonces gouvernementales. Mais nous sommes prêts dans tous les cas si le championnat devait reprendre. Nous nous entraînons depuis le mois de décembre. Maintenant, je comprends les positions de certains clubs qui n’ont pas pu s’entraîner correctement et doivent en plus refaire une préparation physique.

Je reste pessimiste quant à une éventuelle reprise

Je pense que nous attendons tous une décision définitive au plus vite, ça ne devrait pas tarder. Je reste pessimiste quant à une éventuelle reprise. C’est aussi une source de motivation supplémentaire en Coupe de France : si nous sommes éliminés, il s’agira peut-être du dernier match de la saison, alors que si nous nous qualifions, nous continuons à jouer.

 

Propos recueillis par Simon Marachian