Coupe de France8es de finales

« Immense » : les joueurs et le coach du GFA Rumilly-Vallières débriefent leur qualif’ historique

08/04/2021 à 17:30

C'est l'histoire d'un club fondé en 2018 avec les fusions des équipes de Rumilly et de Vallières qui vient de s'offrir une qualification forcément inédite pour les quarts de finales de la Coupe de France. Un authentique exploit sur lequel reviennent les joueurs et le coach du GFA pour Actufoot.

« Je ne réalise pas encore ce qui nous arrive. Nous avons réalisé quelque chose de grand pour le club, pour la ville, pour nous, pour moi aussi. Je ne peux qu’être soulagé. » Armel Liongo (24 ans) est l’un des cadres du GFA. Passé par la Drôme (Montélimar, Cruas) et le Rhône (Limonest, FC Villefranche-Beaujolais), il a débarqué en 2019 en Haute-Savoie et a participé à la montée du club en N2 à l’issue de la saison dernière. Forcément, cette nette victoire à domicile face au Puy (4-0) a une saveur particulière : « On peut dire que c’est le plus grand moment de ma carrière. J’avais eu la chance d’affronter Bourg-Péronnas, une Ligue 2, avec Montélimar en Coupe de France en 2015, mais là c’est autre chose. Se retrouver en quarts de finales de Coupe de France c’est juste immense. »

« Plus on franchit les étapes et plus on est motivés pour continuer »

Immense : c’est aussi le terme employé par l’arrière droit, Houssame Boinali (25 ans), pour décrire son ressenti : « Un bonheur et une fierté immenses. Avec l’équipe nous n’aurions jamais pensé arriver jusque-là parce que c’est la première fois pour ce club. Nous sommes plus déterminés que jamais, très sérieux dans notre préparation physique et mentale et la Coupe de France peut maintenant compter sur notre présence. Plus on franchit les étapes et plus on est motivés pour continuer. Nos encadrants et nos supporters nous donnent une force incroyable qui nous dépasse nous-mêmes. » L’attaquant Arthur Bozon (24 ans), premier buteur hier sur une merveille d’enchaînement crochet-frappe peine lui aussi à contenir sa joie : « J’ai vécu de très bons moments dans ma jeune carrière mais le fait de se qualifier pour un quart de finales de Coupe de France c’est tout simplement incroyable. Je ne pouvais pas rêver mieux. Je m’en rappellerai toute ma vie. C’est un moment incroyable, des émotions indescriptibles. C’est magnifique pour la famille du GFA et toutes les personnes qui contribuent au bon fonctionnement du club. Nous sommes tous heureux. »

Nous avons fait le match que nous voulions faireFatsah Amghar, entraîneur du GFA Rumilly-Vallières

Tombeurs du FC Annecy, pensionnaire de National, aux tirs aux buts lors du derby haut-savoyard des seizièmes de finales, les hommes de Fatsah Amghar ont cette fois-ci balayé Le Puy, relégué de N1 la saison dernière et invaincu depuis près d’un an toutes compétitions confondues. Le coach décrypte ce triomphe validé par trois buts dans les dix dernières minutes : « Nous avons fait le match que nous voulions faire. Avec une bonne entame récompensée par l’ouverture du score. Nous devons rentrer à la pause avec le break comme contre Annecy mais manquons d’efficacité. Cette fois notre adversaire ne réussit pas à égaliser dans son temps fort. Le penalty obtenu et transformé assommera Le Puy. C’est un match maîtrisé avec un score large mais une victoire méritée. »

« Ça devait se passer comme ça »

Houssame Boinali abonde dans le même sens : « Le premier but nous a fait beaucoup de bien parce qu’il nous a mis en confiance pendant toute la première mi-temps. La seconde a été plus difficile parce que nos adversaires se sont surpassés pour égaliser. Ils n’y sont pas parvenus et lorsque qu’ils ont commis l’erreur qui a engendré le penalty, la hargne nous est revenue avec en tête, tous les conseils du coach, et nous nous sommes démenés jusqu’au moment où l’arbitre a sifflé la fin du match en remarquant deux buts. Tout le staff nous transmettait son énergie et ses bonnes ondes au bord du terrain. Ça devait se passer comme ça. » 

Cette épopée fait assurément partie des plus grands moments de ma carrièreAlexi Peuget, GFA Rumilly-Vallières

L’auteur du penalty transformé à la 83ème minute n’est autre que le milieu défensif Alexi Peuget (30 ans). Formé au RC Strasbourg, il compte une cinquantaine de rencontres en Ligue 1 et en Ligue 2 à son actif, principalement avec le Stade de Reims. « Cette épopée fait assurément partie des plus grands moments de ma carrière. Après j’ai quand même vécu des montées dans le monde pro et un match à Bernabeu contre le Real qui compte aussi pour moi » tempère-t-il avant d’analyser les clefs du succès de son équipe : « On savait que c’était une équipe costaud et qui avait de la qualité devant. Le coach nous a demandé de les forcer à jouer long afin de gagner les duels, d’être au deuxième ballon et d’avoir la balle. On avait aussi pour objectif de les empêcher de passer par les côtés. Et on a vu qu’ils ont été énormément gêné, le plan de jeu du coach a bien fonctionné et tout le monde a bien travaillé. »

Passeur décisif pour Arthur Bozon sur l’ouverture du score et auteur du 4ème but, Armel Liongo souligne lui aussi l’importance de la préparation effectuée en amont par le technicien, sur le banc de l’équipe-fanion depuis sa création il y a trois ans : « Nous sommes restés nous-mêmes et nous avons suivi les consignes du coach, notamment dans le travail défensif, en restant compacts. Nous avons la chance d’avoir un staff qui met l’accent sur les séances vidéos, ce qui nous a permis d’identifier les forces et les faiblesses de notre adversaire. » 

Rendez-vous demain pour le tirage au sort

Tous les regards sont désormais braqués vers le tirage au sort des quarts de finales qui aura lieu demain. Alexi Peuget résume l’état d’esprit du groupe : « Personnellement le tirage m’importe peu pour le prochain tour, ce que je souhaite c’est passer en demi-finale même si ce sera très dur peu importe l’adversaire que nous rencontrerons. Après, au club (staff, président, joueurs), beaucoup souhaitent tomber contre une Ligue 1 et, pourquoi pas, le PSG, afin de se frotter au gratin du foot français. Le principal sera de tout donner et de ne pas avoir de regret. » Arthur Bozon ne verrait pas d’un mauvais œil une opposition face à une grosse cylindré :  « Comme l’a dit notre coach et certains joueurs, la finalité serait de tomber sur une grosse équipe de Ligue 1, Paris, Monaco ou Lyon. » Une chose est certaine : le GFA ne compte pas s’arrêter en si bon chemin.

 

Simon Marachian

© GFA Rumilly-Vallières

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