Portrait

Cédric Rogin, le francilien qu’on appelait « Roginio »

07/11/2019 à 16:20

Le Red Star, Ivry, Les Lilas, Ste-Geneviève, Fleury... Cédric Rogin a sillonné les quatre coins de la région parisienne avant de s'envoler pour la Réunion durant 6 ans. De retour aux affaires depuis 2018, à l'École de Sports du 16ème, en tant que joueur et coach, « Roginio » a accepté de regarder dans son rétroviseur pour Actufoot !

Né en 1982, Cédric Rogin a grandi au Pré Saint-Germain, à Pantin mais aussi aux Lilas. C’est d’ailleurs au FC Les Lilas qu’il débute le football à l’âge de 6 ans. Le Francilien intègre ensuite le centre de formation du Racing Club de Lens à 15 ans, où il signe un premier contrat portant sur 3 saisons, mais il n’y reste que deux années… La raison ? Une réponse ayant déplu aux dirigeants lensois lors d’un passage sur le plateau de l’émission « D’un monde à l’autre » sur le thème des « bébés champions ». Le club Sang et Or décide alors de mettre fin à sa collaboration avec le joueur.

Après plusieurs tentatives infructueuses, le milieu offensif rebondit au centre de formation du Red Star, où il croise Charles Itjandje, Price Jolibois, Cédric Sabin, ou encore les frères Gomis, mais aussi Walid Aïchour et Mickaël Tacalfred. Il y reste deux ans et suite à la rétrogradation de l’étoile rouge en CFA, il retrouve le club de jeunesse : le FC Lilas en CFA et ce durant 3 saisons.

« Le Red Star ? Une fierté »

Rogin fait un bond d’une saison au Sporting Levallois (CFA) avant de partir 6 mois à Quevilly avec le coach Richard Deziré. Puis, il retourne au Red Star pour 6 mois. « Le Red Star, c’est une fierté d’y avoir joué, lâche l’intéressé. J’y ai connu de grands joueurs et marqué de nombreux buts en CFA. Le stade Bauer et son Kop m’ont fait vibrer. J’y garde de très bons souvenirs notamment un triplé contre la réserve de Guingamp que j’ai fêté avec le kop en sautant le grillage et communiant avec eux ! » Cédric Rogin réalise une nouvelle pige à Levallois, avant de porter les couleurs de Saint-Genevieve, de l’US Ivry Foot et enfin de Fleury-Mérogis.

En août 2012, il quitte la métropole et rejoint la Réunion pour 6 ans. Là-bas, il connaîtra 4 équipes : l’US Sainte-Marienne, l’US Benedictins, l’AS Jeanne d’Arc et Bras Fusil . « À la Réunion, j’ai joué avec le plus beau public à la Jeanne d’Arc où l’ambiance me rappellait celle de Bauer. Le championnat est d’un bon niveau. Je pense que la compétition est d’un niveau CFA, CFA2. C’est aussi un mode de vie différent de la métropole… » Une destination qu’il découvre grâce à Walid Regragui, mais aussi à l’agent Franck Welfringer et le champion du monde de Boxe, Souleymane M’Baye. En 2018, il rentre en métropole pour raisons familiales mais aussi avec un peu le mal du pays.

Après avoir connu plus d’une dizaine de clubs, Cédric regarde dans le rétro sa carrière. « Je ne regrette pas. Beaucoup disent que je n’ai pas eu la carrière que j’aurais du avoir. J’ai eu la chance de vivre du football. Peut-être que l’étiquette de joueur de caractère m’a joué des tours et que j’aurais pu faire de meilleurs choix. »

L’ES16 comme refuge…

Cédric, qui a toujours au cœur la passion du football, ne trouve pas de club à son retour en région parisienne, malgré quelques pistes. Il s’engage finalement avec l’École de Sports du 16ème dont l’équipe fanion, aujourd’hui en Régional 3, est dirigée par son ancien coéquipier à Levallois : Erwan Le Goualec. Le président du club parisien, Nuno Miguel et Erwan Le Goualec le convainquent de passer son BEF pour devenir entraîneur. Le diplôme obtenu, aux côtés d’Habib Beye et d’Alou Diarra, Cédric Rogin se dirige vers la section féminine de l’ES16 et l’équipe de R1 entraînée par l’ancienne internationale Stéphanie Mugneret-Beghé.

Une nouvelle étape et fonction pas envisagée, mais qu’il découvre avec curiosité et envie. « Au début Stéphanie cherchait un adjoint. J’ai toujours aimé les challenges. Je ne connaissais pas du tout le football féminin. J’ai été agréablement surpris. J’ai beaucoup appris avec Stéphanie. Une grande dame du football féminin. J’essaye d’apporter mon vécu. » Devenu entre-temps entraîneur principal de l’équipe féminine en reconstruction, Cédric ne cache pas son souhait de, un jour, découvrir le niveau national.

Par Nicolas Cotten.

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