Portrait

CS Meaux : Sami Herouat, au nom du frère

15/11/2019 à 16:16

Prometteur, l’ex-stagiaire pro de Reims a vu sa carrière freinée par plusieurs graves blessures. De retour cette saison au CS Meaux, son club formateur, ce milieu offensif souhaite l’emmener le plus loin possible en Coupe de France. Comme son grand frère Karim avec Quevilly en 2012.

Sami en rêve, mais Karim l’a déjà fait ! Entre les frères Herouat et la Coupe de France, c’est une belle histoire commencée en 2012. Cette année-là, Karim, l’aîné, devient le héros de l’épreuve avec ses coéquipiers de Quevilly, alors en National. Il contribue même à la qualification historique du club normand en finale en marquant un but en demi-finale contre Rennes (2-1). Et quel but ! Contrôle pied droit et frappe limpide du gauche dans la lucarne de Benoît Costil qui doit s’en souvenir encore. Remplaçant et entré en jeu à la 57e minute lors de la finale perdue contre Lyon (0-1), il ne rééditera pas son exploit, mais entrera dans la légende de la Coupe.

« Je n’ai pas lâché, car j’aime trop le foot »

À cette époque, son petit frère Sami a 18 ans et effectue ses classes à Reims. Il rêve d’un contrat pro et de Ligue 1, il n’aura ni l’un ni l’autre. « J’aurais mérité mieux, estime aujourd’hui ce petit gabarit (1,68 m) passé ensuite par Saint-Quentin, Drancy, l’UJA Maccabi et Aubervilliers. Au moment où je pensais passer pro, le club est monté en L1 et a changé de politique. Les jeunes n’étaient plus une priorité. Je me dis aussi que j’aurais dû bosser deux fois plus et quitter ma zone de confort. » Si les regrets sont là, la motivation l’est aussi. Intacte. « Je n’ai pas lâché, car j’aime trop le foot », confie Sami. Surtout quand la malchance s’en mêle avec trois graves blessures au genou (deux ruptures des ligaments croisés et un ménisque touché) en 2016 et 2017, alors qu’il évolue à Aubervilliers (National 3). Résultat : trois opérations et deux ans quasiment sans jouer. « Ces épreuves sont devenues une force, explique-t-il. Je veux jouer tous les matchs, j’ai la dalle ! Aujourd’hui, à Meaux, j’ai retrouvé mon cocon et de bonnes sensations. J’essaie de prendre des responsabilités. Je ne suis plus le petit jeune de 18 ans. Le coach attend beaucoup de moi. »

Satisfait de ses débuts, Samir Salah n’a d’ailleurs pas hésité à en faire l’un de ses hommes de base : « Sami nous apporte une touche technique. Il fait le lien entre le milieu et l’attaque. Au début, il manquait de rythme, mais il s’est amélioré, notamment dans les phases de transition. Il a assimilé notre jeu. » Au point d’être devenu le préposé aux coups de pied arrêtés.

« Karim est content de voir que je reprends du plaisir »

Karim Herouat, buteur avec Quevilly contre Rennes en Coupe de France.

Bref, Sami Herouat revit à Meaux, là où il a grandi : « Je veux juste prendre du plaisir sans me prendre la tête. Devenir pro est toujours dans un coin de ma tête, mais je reste lucide. Jouer en National ou en National 2, ce serait déjà magnifique. » Et une finale de Coupe de France comme son frère ? « Ce qu’il a réussi, c’est une fierté, admire Sami. Ça donne envie. » Aujourd’hui, Karim Herouat (33 ans) a mis le foot entre parenthèses pour se consacrer à son travail et à sa société de transport de personnes, soutenu par son petit frère, qui lui donne parfois coup de main. « Karim est content de voir que je reprends du plaisir », déclare le milieu meldois.

Le parcours de Meaux en Coupe de France lui procure également une bonne dose de plaisir: « Ça fait kiffer tout le monde. Contre Fleury, il y avait une grosse ambiance. Ça nous a mis l’eau à la bouche. » Chez les Herouat, la coupe, on l’aime et on ne veut pas la quitter…

La famille Herouat réunie !

Samir Salah (CS Meaux) : « La Coupe de France, ça reste un moment magique »

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