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David Manga (Saint Ouen l’Aumône) « L’Europa League est une belle vitrine »

01/12/2020 à 10:39

L'international centrafricain passé par le Paris Saint-Germain, champion de Serbie en 2011-2012 avec le Partizan Belgrade, David Manga (31 ans) est revenu en région parisienne pour aider Saint-Ouen-l'Aumône à jouer les premiers rôles en championnat de Régional 1. Il est revenu sur ses débuts, sur l'étranger et son rôle dans le vestiaire du club val-d'oisien. Entretien !

Aujourd’hui vous êtes à Saint-Ouen-l’Aumône. Qu’est-ce qui vous a fait venir ici ?

Je suis venu à Saint-Ouen-l’Aumône par le biais d’Ousmane Diabaté, ancien joueur du club et aujourd’hui manager de l’équipe première.

Quel est le bilan collectif du début de saison ?

Le bilan collectif du début de saison est intéressant.

Bilan intéressant mais 8ème avec une seule victoire ?

Bilan en progression on va dire avec une nouvelle équipe qui se forme petit à petit. Au vu de nos matchs, je pense que l’on mérite mieux que la 8ème place. Après le championnat est long, il faudra bosser encore plus pour espérer être en haut de tableau.

Après une saison compliquée, faut-il s’attendre à une saison de transition avec un nouveau coach ?

Oui on peut dire que c’est une saison de transition, beaucoup de joueurs sont partis.

Avec votre expérience, qu’attend de vous le coach Fofana ?

Le coach attend que je sois un des leaders dans le vestiaire et sur le terrain. Prendre des responsabilités !

Fin juin 2020, vous avez pourtant signé à Besançon en N3. Que s’est-il passé ?

Effectivement j’avais signé à Besançon mais pour des raisons familiales je n’ai pas pu y aller.

« 8 pays différents n’ont pas été faciles pour la famille »

Vous vous retrouvez aujourd’hui en R1 au lieu de la N3, ce n’est pas trop compliqué de se motiver ?

Je ne connais pas le niveau de la R1 mais de ce que j’entends il n’y a pas vraiment de grande différence. Après la motivation. Je l’ai toujours car le football est ma passion.

Comment se sont passées vos expériences à l’étranger (Autriche, Allemagne, Serbie, Israël, Roumanie, Grèce, Bulgarie, Azerbaïdjan) ?

Les expériences à l’étranger se sont bien passées, j’ai pu découvrir différentes cultures, différentes manières de travailler.

8 pays, 8 déménagements, ces changements n’ont pas été compliqués au niveau famille ?

Oui, 8 pays différents n’ont pas été faciles pour la famille. Ils ne m’ont suivi que lorsque j’évoluais en Allemagne, Serbie et Israël après ça les enfants sont rentrés en France. J’ai continué l’aventure seul.

Quel est le niveau de ces différents pays ?

Le niveau n’est pas aussi relevé qu’en Europe mais certaines équipes comme l’Olympiakos, le PAOK et l’AEK Athènes ont le niveau de la Ligue 1 française.

Votre 1er match en pro au Partizan, comment l’avez-vous vécu ?

J’avais beaucoup de pression et jouer devant les fans d’un club mythique comme le Partizan Belgrade s’est transformé en pression positive au fil du match.

« L’Europa League est une belle vitrine »

Dans quel pays avez-vous pris le plus de plaisir ?

Le pays où j’ai pris le plus de plaisir était l’Israël.

En Israël, vous avez eu beaucoup de temps de jeu. Comment expliquez-vous que ça marche si bien là-bas ?

C’est vraiment le pays où ma carrière a décollé en tant que professionnel, sur le plan personnel et collectif, j’ai pu progresser, gagner des titres nationaux notamment.

6 matchs en Europa League. Le niveau est-il vraiment très élevé ?

L’Europa League est une belle vitrine, tu rencontres de grosses écuries.

En Europa League, quelle équipe vous a impressionné ?

L’équipe qui m’a le plus impressionné était le Dynamo Moscou, c’était costaud, j’ai senti le haut niveau !

1 titre en Serbie et 2 en Israël . Les trophées se trouvent où chez vous ?

Le trophée de Champion avec le Partizan Belgrade et les 2 coupes d’Israël avec Ramât Gan et l’Hapoel Kyriat Shmona sont aussi chez moi en souvenir.

Une quinzaine de sélections avec la Centrafrique. Le but face à l’Egypte lors des éliminatoires de la CAN 2013, est-il votre meilleur souvenir ? Racontez-nous l’action ?

Le match face à l’Égypte en 2013 pour les éliminatoires de la CAN était très important on devait faire un résultat pour espérer se qualifier. Sur cette action-là je prends le ballon je repique dans l’axe pour faire un une-deux avec Foxi kethevoama qui me la remet intelligemment dans la course j’arrive face au gardien je place un plat du pied. Tout va très vite !

La sélection reste toujours un objectif ?

Oui la sélection reste un de mes objectifs, je pense que je peux encore apporter à mon pays.

Vous êtes ailier gauche. En quoi ce poste a-t-il changé ces dernières années ?

Dans le passé, les équipes jouaient en 4-4-2, on courait moins en tant qu’ailier. Maintenant nous sommes passés en 4-3-3, il y a beaucoup plus de courses.

Dans quelle position préférez-vous jouer. A droite ou à gauche ?

Ma position préférée est à droite ou en 10.

« Une fierté de porter le maillot parisien »

Vous avez commencé le football à Franconville aujourd’hui en Régional 2. Avez-vous gardé contacts avec eux ?

Oui, Franconville reste le club de mes débuts. Je suis toujours en contact avec eux aujourd’hui.

Un retour à Franconville n’a jamais été envisagé ?

Un retour à Franconville qui sait, peut-être dans un rôle d’entraîneur.

« Depuis l’ère QSI, le PSG a pris une toute autre dimension »

Il se passe quoi dans votre tête lorsque vous signez au Paris Saint Germain à l’époque ?

Je suis Parisien de naissance, j’ai grandi dans le 18ème arrondissement. Ce fût une fierté de porter le maillot parisien. Je n’en avais pas pris conscience au départ lors de la signature mais avec le temps, j’ai vite compris où je mettais les pieds.

Formé au Paris Saint Germain, quel est votre regard du club de la capitale sous l’ère Qatari ?

Depuis l’ère QSI, le PSG a pris une toute autre dimension, le fait de ramener des stars mondiales telles que Neymar affiche les ambitions du club.

Vous pensez jouer jusqu’à quel âge ?

Je ne me pose pas cette question pour le moment, tant qu’il y a encore la santé, je continue à prendre du plaisir !

 

Propos recueillis par Farid Rouas