Interview

Erwan Quintin (Vannes) : « J’appréhendais un peu la vie parisienne »

17/01/2020 à 12:11

Bordeaux, Sannois St-Gratien, Nîmes, Arles-Avignon, Châteauroux ou encore Laval, Erwan Quintin a beaucoup voyagé au cours de sa carrière, mais il ne pouvait pas boucler la boucle ailleurs qu'à Vannes, son club de toujours. Loin d'avoir raccroché, le défenseur de 35 ans a pris part cette saison à 13 matches de National 2 avec les Noir et Blanc. Rencontre avec le finaliste de la Coupe de la Ligue 2009 !

Quel regard portez-vous sur votre carrière ?

Quand j’ai quitté pour la première fois mon club formateur, Vannes, il était en National 2 comme aujourd’hui (Ndlr : il est descendu jusqu’en R2 entre-temps, en 2014-2015). J’ai poursuivi ma formation à Bordeaux, pendant deux ans. Puis, j’ai passé une saison à l’Entente Sannois Saint-Gratien et une autre à Nîmes. Après, je suis revenu dans le coin, au VOC, suite à un appel du coach Stéphane Le Mignan. Il voulait reconstruire une équipe pas forcément bretonne, mais presque. J’ai alors pris la décision de revenir. C’est à ce moment que ma carrière a vraiment démarré. On a fait une saison magnifique en National au bout de laquelle nous sommes montés en Ligue 2 (Vannes a été champion de National en 2007-2008), c’est alors que j’ai signé mon premier contrat professionnel ! J’ai évolué pendant trois ans en Ligue 2 avant de retourner une année en National (le club est redescendu à l’issue de l’exercice 2010-2011), sur laquelle j’ai connu des blessures. J’ai pu retrouver la Ligue 2 en signant à l’AC Arles-Avignon (2012-2015). J’ai continué ma carrière, je n’avais que 27 ans à l’époque. Suit Châteauroux (2015), et enfin Laval (2015-2017) qui fut ma dernière expérience en professionnel. Pour plusieurs raisons, j’ai décidé de revenir ici, à Vannes, à l’été 2017.

Avez-vous des regrets ?

On peut toujours en avoir… Je suis satisfait de ma carrière malgré tout. À 23 ans, je ne m’attendais pas à faire près de 215 matches en Ligue 2. J’ai fait une petite carrière de Ligue 2… Si je devais avoir des regrets, c’est peut-être quand j’ai signé à Bordeaux : je n’ai peut-être pas assez donné aux entraînements pour décrocher ce contrat pro. À l’époque, Michel Pavon était l’entraîneur des Girondins et il faisait confiance aux jeunes. J’ai eu ma chance une fois sur un match de Ligue 1. J’ai dû me reposer un peu sur mes lauriers à Bordeaux. J’ai un regret également lors de mon passage à Arles-Avignon, j’avais été contacté par Angers qui était aussi en Ligue 2 à l’époque. L’année d’après, ils sont montés en Ligue 1… J’avais fait le choix de rester à Avignon alors que mon ami Ludovic Butelle avait signé à Angers et a vécu la montée. J’ai connu aussi quelques descentes et ce n’était pas très agréable…

Vous comptez deux selections avec l’équipe de Bretagne. Est-ce que cela représente quelque chose de particulier pour vous ?

C’est toujours valorisant d’être appelé. L’équipe a du mal à trouver de la régularité au fil des saisons car cela demande beaucoup de travail en amont. Les personnes autour de la sélection se démènent pour organiser des matches. C’est sympa de se retrouver entre Bretons qui évoluent en professionnel. Cela m’a permis de jouer avec des joueurs comme Romain Danzé ou Étienne Didot. C’est bien de se retrouver avec certains joueurs de Ligue 1 sous le même maillot : celui de la Bretagne !

Quels souvenirs gardez-vous de votre passage à l’Entente Sannois St-Gratien en 2005-2006 ?

De très bons souvenirs. J’ai pu m’aguerrir dans le championnat de National, au-dessus de la CFA où je jouais avec la réserve de Bordeaux. J’ai évolué avec des joueurs comme Vincent Gragnic, Stéphane Carnot ou Jérome Lempereur. Il y avait une belle équipe avec des joueurs qui ont eu une très belle carrière par la suite. On était vraiment bien à Sannois. J’appréhendais un peu la vie parisienne, mais finalement ça a été pour moi. L’Entente c’était le début de ma carrière, j’étais en National. Cela commençait à être intéressant pour moi, c’était un niveau quasi professionnel.

Comment avez-vous préparé votre reconversion ?

J’ai eu de la chance d’avoir un ami qui a développé une société et avec lequel je me suis associé. Il m’avait dit de ne pas m’inquiéter pour ma fin de carrière et que ma reconversion était assurée. Le produit m’a plu et je n’ai pas hésité. Mes journées, je les occupe avec ma société Coopeo et le soir je suis aux entraînements !

Par Nicolas Cotten.

Crédit Photo : Vannes OC