Ligue 2Interview

Fabien Ourega : « On peut dire ce qu’on veut mais Sochaux reste un grand club »

17/07/2019 à 17:12

Arrivé sur la pointe des pieds l'été dernier au Paris FC, Fabien Ourega a su saisir sa chance quand elle lui a été donnée. Après sa première entrée en jeu lors de la 11ème journée de Ligue 2 contre Châteauroux, le milieu de terrain offensif de 26 ans a joué toutes les rencontres suivantes en championnat sauf celle face au Havre, le 19 avril dernier. Alors qu'il vient de signer un contrat de 2 ans du côté du FC Sochaux-Montbéliard, assuré d'évoluer en Ligue 2 la saison prochaine, l'Aulnaysien pur jus formé au CSL s'est entretenu avec Actufoot.

Quel regard portez-vous sur votre année au Paris FC ?

J’ai fait une bonne saison. C’est sûr qu’au début cela n’a pas été facile car je me suis blessé durant la préparation. J’ai commencé en réserve (N3) et j’ai patienté jusqu’à avoir ma chance. Le coach m’a fait confiance, je suis rentré et j’ai confirmé. Je lui ai prouvé que je pouvais apporter ma pierre à l’édifice.

« À Paris, je ne voulais pas décevoir »

Vous êtes arrivé au PFC pour jouer en Ligue 2 en provenance de la Jeanne d’Arc de Drancy, avec un titre de champion de National 2 dans les valises, l’écart de niveau entre les 2 divisions est-il conséquent ?

Oui, ça va forcément plus vite et il faut être mieux physiquement, mais après il n’y pas eu un grand changement pour moi. Cela s’est beaucoup joué dans la tête, je savais que si Pierre Dréossi (Ndlr : le manager général du Paris FC) était venu me chercher à Drancy, c’est que j’avais le niveau. Je ne voulais pas décevoir.

Vous avez joué pendant 2 ans au Havre, entre 2013 et 2015, mais uniquement en réserve (32 matches en CFA2). Qu’est-ce qui a changé entre le Fabien Ourega du HAC et celui qui s’est imposé au PFC ?

Franchement, il n’y a pas eu de grands changements. C’est juste qu’au Havre, malheureusement, je n’avais pas eu ma chance. Après, oui je suis plus mature, ça joue un peu aussi dans le football…

Vous aviez signé pour 1 an l’été dernier, pourquoi n’avez-vous pas poursuivi au PFC ?

Ça a surpris tout le monde car au vu de ma saison, j’aurais dû re-signer, mais voilà c’est le foot… Avec Pierre Dréossi on ne s’est pas entendu sur certaines choses. Je n’étais pas en adéquation avec ce qu’il me proposait, j’ai donc préféré partir.

« Avec ce qu’il m’est arrivé, mentalement plus rien ne peut me freiner »

Qu’est-ce qui vous a séduit dans le projet sochalien ?

Le discours du coach Omar Daf. Il m’a rapidement fait part de son intérêt et de sa volonté de me faire venir. Il a su me rassurer quant aux problèmes que le club rencontrait avec la DNCG, il était confiant par rapport à ça. Alors je n’ai pas hésité, car on peut dire ce qu’on veut mais Sochaux ça reste un grand club avec une histoire.

La saison dernière, vous aviez clairement opté pour le Paris FC afin de rester dans votre région natale. À Sochaux vous sortez de votre cocon, c’est une étape importante à franchir pour vous ?

Oui, à Paris j’étais chez moi, j’étais très à l’aise (sic.). Là, j’arrive dans un nouveau club, une ville que je ne connais pas, mais j’ai confiance. Mes coéquipiers m’ont très bien accueilli et puis ici il y a des joueurs de la région parisienne donc je ne me sens pas trop dépaysé ! J’espère qu’on va faire une bonne saison.

Il y a deux ans vous étiez au chômage et aujourd’hui vous sortez d’une prometteuse première saison en Ligue 2. Où vous voyez-vous dans deux ans ?

Le plus haut possible. Je ne me fixe aucune limite, mais tout passe par le travail. Avec ce qu’il m’est arrivé, mentalement plus rien ne peut me freiner. Je sais que ça peut aller très vite dans un sens, comme dans l’autre, mais si je travaille il n’y a pas de raison…

Propos recueillis par Julien Guibet.

Crédit Photo : FC Sochaux-Montbéliard

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