Confinement

Foot amateur arrêté : « On regardera les pros jouer puisque eux ont le droit »

29/10/2020 à 10:24

Un deuxième confinement verra donc le jour à partir de ce jeudi soir, minuit. Instauré par le Président de la République, Emmanuel Macron ce mercredi soir, ce dernier durera minimum jusqu'au premier décembre. Le football professionnel a été autorisé à se poursuivre, chose qui ne devrait arriver avec le foot amateur. Comment réagissent les entraîneurs amateurs à cette différence de traitement ?

Chaïb Daoud (Sénart-Moissy, Régional 1) : « On regardera à la tv les pros jouer puisque eux ont le droit de faire du foot. Peut-être qu’ils sont immunisés du virus. Il faudrait nous donner le remède pour que l’on puisse nous aussi s’amuser un peu. »

Faycel Aouini (CA Vitry, Régional 1) : « Je ne suis pas étonné car il n’a jamais été traité de la même façon. Je ne chercherais pas à mesurer les enjeux car j’aime mon monde amateur. Je regrette seulement la situation qui nous oblige à interrompre nos compétitions si chères à tout le monde amateur. On associe souvent le sport à la santé mais dans ce cas de figure, le sport semble ne pas être indispensable pour lutter contre un virus qui, pourtant, affecte les voies aériennes et les poumons. N’étant pas spécialiste de la question sanitaire, je m’abstiendrais d’émettre un avis tranché sur la question. »

Mahamadou Niakaté (Les Ulis, National 3) : « C’est un peu normal sachant que pour eux c’est leur métier et en amateur de nombreux joueurs ont tous une activité professionnelle à côté. Même si le virus est présent partout il faut reconnaître que dans le monde professionnel ils prennent beaucoup plus de précautions que chez les amateurs. Les gestes barrières sont beaucoup plus respectés et puis ça génère beaucoup plus d’argent donc difficile de nous mettre au même niveau. »

Morgan Février (Melun, Régional 2) : « Concernant le monde professionnel, ils ont aujourd’hui des moyens importants pour contrôler, suivre et soigner les joueurs si besoin donc je ne suis pas surpris ! Nous avons de notre côté déjà du mal à faire respecter de simples mesures barrières. »