Actu

Jamel Sandjak (Ligue) : « On va perdre des milliers de licenciés en Ile-de-France »

19/03/2020 à 10:44

Le président de la Ligue de Paris Ile-de-France s'est exprimé dimanche dernier.

Jamel Sandjak était l’invité de l’Intégrale Sport de RMC. Il a appelé les licenciés franciliens à appliquer les consignes gouvernementales, mais il est également revenu sur les conséquences de l’interruption des championnats. « Le communiqué (de la FFF, NDLR) est tombé et il a fallu très rapidement réagir parce que c’est un peu comme l’annonce de la fermeture des bars le soir même (samedi, NDLR), nous on avait les matches le week-end. Il a fallu diffuser l’information rapidement sur nos réseaux sociaux et auprès des clubs. Des demandes de cars sont faites, il y a des parents à déplacer, des convocations : c’est assez lourd. 280 000 licenciés, 1200 clubs, 2000 matches par semaine… On va perdre des licenciés là forcément puisqu’on fait des licences jusqu’au mois de mai. C’est particulier, mais certains font des licences seulement pour un mois. On doit être à 271 000, je pense qu’on va s’arrêter-là. On va perdre des milliers de licenciés en Ile-de-France. Ce qui est un peu dommage car il y a beaucoup d’enfants qui commentent à cette période, où il fait meilleur, mais aussi des jeunes filles ou des seniors qui reprennent en fin de saison… Toutes sortes de licences. »

« Pour nous, c’est assez complexe »

« La Ligue c’est près de cinquante salariés, plus tous ceux des Districts. On a sept Districts, ça fait à peu près cinquante autres salariés. Trois mille bénévoles travaillent à la Ligue, pratiquement tous les jours pour certains avec les commissions. On se retrouve face à une situation où l’on peut-être impacté : notre Ligue ou l’un de nos salariés peut être infecté. Il n’y a plus de matches donc il faut gérer le côté social au sens de l’emploi : on a des salariés, des cadres techniques, des brevets d’État à délivrer ou des diplômes, certains clubs en ont besoin. Il va falloir régler tout ça. Pour nous, c’est assez complexe, même si ce n’est pas un problème insolvable. (…) On n’a pas de perspectives de reprise, donc on en peut pas réfléchir à l’après. » Pour écouter le Podcast de l’Intégrale Sport de RMC.