EntretienFutsal

Kevin Gibert (Garges Djibson) : « Nous sommes un exemple pur de réussite populaire et francilienne »

17/02/2018 à 11:10

Depuis 3 saisons, Kevin Gibert est le préparateur physique de l’équipe D1 de l’ASC Garges Djibson à seulement 26 ans. Avec beaucoup de passion, cet étudiant en master, déjà titulaire de 2 licences STAPS, nous présente son club, son poste et plus généralement son sport. Une véritable invitation à rejoindre la famille futsal.

Quelle est la principale spécificité de votre club ?

L’Asc Garges Djibson est un club historique du Futsal français. Il est un exemple pur de réussite populaire et francilienne, puisque à l’exception d’un joueur, originaire du Nord, l’ensemble de l’effectif est issu de la région parisienne et principalement du Val-d’Oise. Le club fait confiance à une jeunesse locale et ambitieuse, dont je suis l’exemple avec mes collègues et amis Thivagar Anantharadja (kinésithérapeute) et Gogulan Sivaguru (ostéopathe), âgés comme moi de 26 ans.

Sur la plan sportif, vous semblez en pleine ascension ?

Le club montre une grande progression depuis 2 ans avec deux finales de Coupe de France, un championnat de France en 2017 et une deuxième place en 2016. Nous avons d’ailleurs participé cette année à l’UEFA Futsal Cup, la « Ligue des Champions » du futsal. Dans l’effectif, nous comptons 7 internationaux français dont 3 (Landry Ngala , Mickael de Sa Andrade et Samba Kebe) ont participé à l’épopée de l’Euro 2018 en Slovénie. Nous sommes actuellement 5èmes du classement de D1 avec 2 matches en retard, qualifiés en 16ème de finale de Coupe de France et notre ambition après avoir goûté à l’Europe du Futsal est d’y retourner… Nous ne nous donnons pas de limites !

Et quel est votre rôle au club ?

En tant que préparateur physique, je suis pleinement intégré au staff technique mais aussi intimement lié au staff médical. En plus de mon objectif d’amélioration des qualités physiques, au travers du travail athlétique qu’il soit dissocié, associé ou intégré, je suis aussi en charge du travail de prévention des blessures et de réathlétisation en relation avec mon collègue kinésithérapeute. Mon objectif est l’optimisation des performances individuelles de chaque joueur au service du collectif.

« Le futsal peut davantage apporter dans la formation du jeune footballeur que l’inverse »

La préparation physique en futsal et en football sont-elles si différentes ?

La pratique et les efforts sont très différents du football, par la surface réduite, le temps de jeu, les changements illimités et les phases de transition qui sont plus récurrentes. La préparation physique s’en voit donc modifiée. On se concentre davantage sur du travail d’intermittents très court, d’explosivité, de vivacité, sans oublier la prévention des blessures articulaires et musculaires.

Pour un joueur, quelles sont les qualités nécessaires pour passer du football à un bon niveau en futsal ?

Selon moi, les pratiques tendent à s’éloigner de plus en plus avec la progression du futsal. Je pense qu’à l’heure actuelle futsal peut davantage apporter dans la formation du jeune footballeur que l’inverse. Mais si le joueur est naturellement très explosif, très habile techniquement dans les petits espaces, capable de changer de rythme et de direction alors je l’invite à la pratique du futsal.

Le futsal est-il victime d’un déficit de notoriété selon-vous ?

Oui c’est évident. Le très haut niveau est encore très peu médiatisé et je pense que ce sport gagne à être plus exposé en France, surtout lorsqu’on voit l’engouement dans les pays voisins. Les médias semblent réticents à l’idée de parler de joueurs amateurs, la professionnalisation de la pratique accéléra tout. Des plans de développement ont été mis en place. Des expositions médiatiques comme l’Euro 2018 sur l’Équipe 21 ou notre finale de championnat de France sur Canal+ en juin dernier sont des bons signaux et récompensent le travail de chaque club.

« Je souhaite évoluer au plus haut niveau national et international que ce soit dans le football ou le futsal »

Et quelles sont vos ambitions personnelles ?

Je ne me donne aucune limite dans mes ambitions. Cela fait 3 saisons que je suis dans le futsal : je l’ai découvert, analysé et j’aime ce sport. Comme les joueurs, je suis un compétiteur et je souhaite évoluer au plus haut niveau national et international que ce soit dans le football ou le futsal. Je vais continuer de travailler, progresser afin d’atteindre mes objectifs.

Un dernier mot ?

Je tenais à remercier Actufoot de m’avoir donné une tribune pour me présenter, mon métier de préparateur physique et d’avoir mis en avant le futsal francilien et national.

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