Interview

Laurent Leroy: « Ma reconversion est difficile »

12/11/2019 à 15:24

Ancien attaquant de l'AS Cannes et du Paris Saint-Germain, Laurent Leroy revient sur son parcours, son après-carrière et nous offre son regard sur le PSG actuel. Entretien !

Laurent, quel regard portez-vous sur votre carrière ?

J’ai eu une carrière mouvementée. J’étais à l’AS Cannes en tant que professionnel, cela été mon premier contrat pro avec Guy Lacombe et Richard Bettoni. Après je suis parti au Paris Saint-Germain, où j’ai connu des hauts et des bas avec des changements d’entraîneurs. J’ai fais mon bout de chemin avec Paris alors que je n’étais pas un grand joueur, mais j’étais toujours titulaire et la fierté de jouer avec des grands joueurs comme Anelka, Okocha, Ronaldinho. C’était une bonne époque pour moi ! Je n’ai pas fait une grande carrière, mais je suis fier de ce que j’ai fait. J’ai voulu être footballeur professionnel et jouer dans un très grand club d’Europe. J’ai fait partie du PSG.

Quels souvenirs gardez-vous de votre passage au PSG (1998-2003) ?

Je me rappelle de la Ligue des Champions. Je me suis fait connaître au départ avec mes bicyclettes à Cannes. Et après, cette compétition m’a fait connaître avec le but inscrit contre le Bayern et le doublé contre La Corogne.

Que vous a t-il manqué pour aller plus haut ?

Il ne m’a rien manqué pour aller plus haut. J’ai eu la malchance d’avoir cette blessure (Ndlr : une fracture au tibia en avril 2001, avec rechute en janvier 2002). Si ne j’avais pas eu cette blessure, j’aurais été un peu plus connu en tant que joueur. Les gens m’ont vu jouer et savent que je suis un battant, que je mouille le maillot. Je jouais pour les autres. Ils comptaient plus que moi. Je n’étais pas égoïste.

Que pensez-vous du PSG d’aujourd’hui ?

Si j’avais eu 5 ans de moins, j’aurais été riche (rires). Il y a des grands joueurs maintenant. Le championnat de France, la Coupe de la Ligue, on sait que Paris va l’emporter, cela devient une habitude et cela intéresse moins. Quand ils gagneront la Ligue des Champions, je pense que ce sera un club qui sera respecté. Le jour où on aura l’étoile, ce club aura un avenir.

Aviez-vous préparé votre reconversion ?

Je ne pensais pas à ma reconversion à l’époque. J’étais jeune et je ne pensais qu’au football. Ma reconversion est difficile. Pour trouver quelque chose dans le football, il faut avoir des amis qui soient entraîneurs en Ligue 2 ou National. C’est du réseau… Après en tant que footballeur, on connaît un peu le foot.

Vous voyez-vous entraîneur ?

Non, je n’ai pas le tempérament pour être entraîneur en Ligue 1, Ligue 2 ou National. Je pense que je peux être un bon adjoint car je connais le foot. C’est difficile de rentrer dans le monde du professionnel. J’ai été entraîneur amateur à Pégomas pendant 4 ans avec Romain Ferrier que j’ai connu à Cannes, il était mon adjoint. On est monté 4 fois d’affilés du District à la PH.

Que faites-vous actuellement ?

Je m’occupe des U10 de mon village : la Roquette-sur-Siagne à coté de Cannes. Je m’en sors bien car on monte en Espoirs. Cela me plaît de prendre des jeunes de cette catégorie. J’aimerais prendre un centre de formation et m’occuper des jeunes sur la région ou ailleurs. Comme je ne suis pas à l’aise en tant qu’éducateur, c’est la première année que je prends les jeunes. Le club avait besoin de moi. Depuis le début de saison, je suis avec eux. Je continue avec le football. Les seniors amateurs, c’est fini pour moi. Si je peux intégrer le monde professionnel ? Pourquoi pas…

Par Nicolas Cotten.

Crédit Photo : PSG.FR

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