Interview

Regards croisés entre Oumar Dieng et Bernard Lama

30/09/2020 à 10:20

Vainqueurs de la Coupe des Coupes en 1996 au dépend du Rapid de Vienne, l'ancien défenseur, Oumar Dieng et le champion du Monde 1998 et champion d'Europe 2000, l'ancien gardien Bernard Lama, reviennent sur leur passage au PSG ainsi que sur leur reconversion.

Quels souvenirs gardez-vous de votre passage au PSG ?

Oumar Dieng : « Les moments que j’ai passé au PSG sont les meilleurs souvenirs que je peux avoir dans le football. Remporter un trophée européen majeur qui fut d’ailleurs mon premier et mon dernier. Je n’ai pas de regrets. Je venais de Lille et j’ai fait près de 50 matchs avec le PSG. Je venais pour continuer à progresser et à apprendre. En arrivant, j’étais un jeune défenseur et j’ai pu m’entraîner avec les meilleurs, avec ces joueurs aussi talentueux. Juste après j’ai pu faire les Jeux Olympiques et me faire transférer à la Sampdoria. »

Bernard Lama : « Mon passage au PSG a été le sommet de ma carrière. Et j’y ai gagné tous mes titres. Cela a été 8 ans de ma vie. Ma fille est née ici. J’ai une attache très forte avec la ville et le club. La finale de 1996 a été un sommet. On a dû batailler avec beaucoup d’équipes pendant longtemps avec des moyens différents. Je retiens tout ce parcours avec la coupe. Ce fut un aboutissement. C’était une période difficile où le football changeait. La rivalité avec l’OM était forte. Ça a clairement été ma meilleure période sportive et un accomplissement. »

Comment s’est passée votre reconversion ?

Oumar Dieng : « Ma reconversion s’est bien passée. Elle a été très spontanée. Je sortais d’une retraite sportive en Grèce à Kavala. Je parlais plusieurs langues, c’était facile pour faire le lien avec les joueurs. Le président m’avait proposé de prendre l’équipe en main en tant qu’entraîneur. Je n’avais pas cette patience, pas de recul. J’étais trop gentil pour rester entraîneur. Je n’ai pas continué. Néanmoins, je voulais rester dans le foot. J’ai fait un master du sport à la Sorbonne. Je m’occupais du pôle développement à Diambars. Puis je me suis associé à un ami dans le management de joueurs depuis plusieurs années. »

Bernard Lama : « A l’époque j’avais déjà un peu anticipé ma reconversion. J’ai ouvert des sociétés et on avait créé Diambars. Ma reconversion s’est faite naturellement. Je dirige en Guyane une société d’embouteillage d’eau, Dilo. J’ai été pendant longtemps consultant et j’ai commenté toutes les compétitions. La reconversion n’est pas facile mais il faut refaire sa vie. J’avais quelques moyens pour me préparer à tout ça et faire en sorte que cela se passe bien. »

 

Propos recueillis par Nicolas Cotten et Nicolas Issner.