Ligue 238ème journée

Souleymane Karamoko (Paris FC) : « J’ai été patient et j’ai attendu mon heure »

16/05/2019 à 15:33

Pour la deuxième saison consécutive, le Paris FC (4e) joue le trouble-fête dans les hautes-sphères du championnat de France de Ligue 2. En cas de succès vendredi contre le Gazélec Ajaccio (17e), ou bien d'une contre performance de Lens (5e) ou de Lorient (6e), le deuxième cub de la capitale serait sûr de disputer les playoffs menant aux barrages de Ligue 1. Mais avant de connaitre l'issue du championnat, le latéral droit de l'équipe, Souleymane Karamoko (28 matches de L2 en 2018-2019) est revenu pour Actufoot sur son parcours et cette belle saison.

Souleymane, cette année est la bonne pour le PFC ?

Franchement, je ne sais pas. Le niveau de la Ligue 2 est compliqué, on verra bien… On va déjà se concentrer sur le dernier match contre le Gazélec Ajaccio. On a été sérieux, très solides durant l’année. Nous ne sommes pas encore qualifiés pour les barrages. Il faut d’abord gagner contre le vendredi.

Ce match est-il différent à préparer ?

Non, nous sommes dans le bonus. On devait jouer le maintien en début de saison. On l’a obtenu rapidement, mais ça serait une déception de ne pas obtenir cette qualification.

Quel a été l’apport du coach Mécha Baždarević, arrivé l’été dernier en remplacement de Fabien Mercadal ?

De la solidité défensive, c’est surtout ça (Ndlr : le pFC dispose de la meilleure défense de Ligue 2 avec 22 buts encaissés).

Comment la travaillez-vous cette solidité ?

Il n’y a pas de recette miracle. C’est surtout l’état d’esprit collectif qui fait notre force. Tout le monde tire dans le même sens. Il y a une bonne entente dans le groupe. On fait les efforts ensemble. On attaque et on défend tous ensemble.

Quelle est la première consigne de Mécha Baždarević à votre sujet ?

D’abord de défendre avant de penser à attaquer ou monter.

Revenons sur votre parcours. Vous avez pris votre première licence à l’AS Centre de Paris (IIème arrondissement), puis vous rejoignez l’ES Parisienne (XVIIIème) pour 4 ans. Que retenez-vous de vos débuts ?

Je ne me rappelle que de bons souvenirs, de bons potes, de bon état d’esprit.

Puis, tout s’accélère lorsque vous atterrissez dans le club mythique du Racing club de France en 2012. Comment cela s’est passé ?

Mon coach à l’ES Parisienne connaissait un joueur au Racing. Il lui a demandé si je pouvais faire un essai. Pour mon coach de la Parisienne, j’avais du potentiel. Le joueur en question en a parlé au coach du Racing. J’ai effectué un essai de 2-3 jours et ça a été concluant.

Dans quelles dispositions étiez-vous avant cet essai ?

J’y suis allé en toute décontraction. J’étais confiant car je savais qu’un jour ça allait payer.

Vous avez joué en Excellence (10ème Division), puis en CFA2, et à chaque fois vous avez répondu présent. Comment l’expliquez-vous ?

J’étais en Excellence par défaut car je devais partir à Créteil, mais j’étais hors délai. Le coach de Créteil n’a pas souhaité me garder pour ne pas perdre une année sans trop jouer. Je suis revenu à l’ES Parisienne. Je savais que j’avais le niveau pour jouer plus haut. J’ai été patient et j’ai attendu mon heure.

Ensuite, direction l’Entente Sannois Saint-Gratien pour 4 ans. Pour vous, c’était une suite logique ?

C’était une progression dans mon parcours. Je ne jouais pas tout le temps avec la CFA2. J’étais plus souvent avec la réserve. Le directeur technique de Sannois m’a appelé en fin de saison. Le projet m’a plu. J’avais aussi d’autres clubs mais j’ai choisi le projet de l’Entente.

Que gardez-vous aujourd’hui de ces années en amateur ?

Beaucoup de persévérance, du travail, de la fierté et du sérieux.

Pourquoi avez-vous réussi et pas vos copains ?

J’allais à tous les entraînements, moi je ne pensais qu’au foot, au foot, au foot. Je voulais en faire mon métier.

Est-il compliqué de passer du football amateur au monde professionnel ?

C’est compliqué. Il faut un peu de piston, avoir du potentiel et des bonnes personnes autour de soi.

Et vous, êtes-vous accompagné ?

Le coach de l’ES Parisienne Balla Sidibé est devenu mon conseiller et mon agent aujourd’hui.

Vos qualités de dribbleur, de vivacité, de tonicité et de rigueur sont souvent mises en avant vous concernant. D’où viennent-elles ?

Je suis petit de taille et avant chaque essai dans des clubs pros, on me parlait de ma taille. Ça m’a forgé un caractère, ça m’a donné envie de réussir. Pour le dribble, j’aimais faire des « street » avec les copains…

Avec ces qualités, pourquoi n’avez-vous pas essayé de devenir ailier plutôt que défenseur ?

J’ai joué ailier plus jeune, mais dos au jeu j’avais un peu de mal, donc je suis descendu d’un cran.

Vous êtes en fin de contrat, quelles sont vos ambitions sportives ?

Je suis en négociations avec le club, mais je suis concentré sur le dernier match.

Le PFC a ouvert son centre de formation et d’entraînement à Orly avec une pelouse hybride et chauffée, salle de musculation, etc. Le club regorge d’ambitions pour concurrencer le PSG ?

Pour l’instant c’est un peu tôt, mais oui, peut-être dans les années à venir. C’est un centre d’entrainement performant et de qualité qui nous permet de travailler dans des conditions idéales.

Propos recueillis par Farid Rouas.

Crédit Photo : PFC

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