Portrait

Zahir Gacem, le grand frère du Mée

21/11/2019 à 13:16

Défenseur central et capitaine du Mée en Régional 1 (B), l’ancien stagiaire pro de Reims fait partie des cadres de l’équipe seine-et-marnaise. Son objectif : aider ses jeunes coéquipiers à retrouver le National 3.

Il rêvait d’être pro, il est devenu prof ! Zahir Gacem, 27 ans, enseigne l’espagnol dans un collège de Savigny-le-Temple. « C’est ma première année comme professeur, précise-t-il. Mais je poursuis mes études et je vais passer le concours du CAPES à la fin de l’année scolaire. »

Ntep, Bammou, Papeau…

Zahir a donc mis une croix sur une carrière de footballeur professionnel. Sans trop de regrets. Deux petites apparitions avec le Stade de Reims en 2010-2011 (une en Coupe de France et une autre en Ligue 2) et puis s’en va ! « J’étais trop timide et trop respectueux, estime-t-il aujourd’hui. Hubert Fournier (NDLR : l’entraîneur rémois de l’époque) me l’avait dit. Il comptait sur moi et voulait que je m’impose. Comme Olivier Létang (NDLR : ancien directeur général du club champenois) qui m’avait reçu dans son bureau avec mes parents. J’aurais dû me montrer plus individualiste, plus tueur. »

Zahir Gacem, avec le brassard de capitaine, en haut à gauche. 

Ancien coéquipier de Paul-Georges Ntep (à Brétigny), d’Aïssa Mandi (à Reims), de Yacine Bammou (à Evry) et récemment de Jayson Papeau (au Mée), Zahir Gacem les a laissés filer vers le monde professionnel. Après son passage en Champagne, lui a dû se contenter de jouer pour Drancy, Evry, Almeria (4e division espagnole), l’UJA Maccabi et enfin Le Mée depuis 2017. « Il y a une part de destin, affirme-t-il, fataliste. Etre au bon endroit au bon moment pour saisir sa chance. » Mais ce milieu de terrain de formation n’est pas aigri. Au contraire, il préfère regarder devant lui, assurer son avenir professionnel et continuer à prendre du plaisir sur le terrain.

« Les jeunes pensent qu’ils vont tous devenir pros »

Désormais capitaine du club méen et stabilisé en défense centrale, il veut aider son équipe, reléguée en Régional 1, à goûter de nouveau aux joutes du National 3 : « Si je suis resté, c’est parce que le club veut remonter dans les deux ans. Nous avons réalisé un début de saison en dents de scie, mais rien n’est joué. On a les moyens de remonter, car nous ne sommes pas à notre place (NDLR : Le Mée est actuellement 8e, mais à seulement 3 points du leader Linas-Montlhéry qu’il accueille dimanche). » Pour Zahir, ce projet tient d’autant plus la route qu’on lui a proposé d’endosser le rôle de grand frère. « J’encadre et je conseille les jeunes, précise-t-il. Aujourd’hui, avec les réseaux sociaux, ils vivent à 2 000 à l’heure et pensent qu’ils vont tous devenir pros. J’essaie de leur faire comprendre qu’il n’y a pas que le foot dans la vie et qu’ils ne pourront pas tous percer. » Paroles d’un sage.

Crédit Photo : Le Mée SF

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