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Charles Maarek (AS Beauvais) : « Je suis prêt à assumer ma responsabilité »

15/05/2018 à 9:35

Membre du Conseil d'Administration de l'AS Beauvais Oise depuis début mars, Charles Maarek pourrait prendre la présidence, aujourd'hui, au terme de l'Assemblée Générale. L'entrepreneur rouennais veut rassembler. Il s'explique.

Comment vous êtes retrouvé membre du Conseil d’Administration ?

Je suis quelqu’un qui n’est pas de la ville. Je suis passionné de foot. A Rouen, ce n’est pas possible. Pour être dans un club, il faut être sur place ou pas trop loin. Il n’y pas 36 clubs. Il y a quelques années, j’étais rentré en contact avec Jean-Pierre Louvel, le président du Havre, mais il a choisi quelqu’un d’autre. Il y a quatre ans, j’ai rencontré l’ancien président de Beauvais, Philippe Enjolras. Il m’avait écouté, mais on n’avait pas été plus loin. J’ai donc eu le temps de réfléchir pour Beauvais. Ils ont du mal à imaginer ce qu’un Rouennais vient faire. Ce qui compte c’est être passionné. Je veux m’entourer du tissu local, donc je vais travailler avec des Beauvaisiens et des Beauvaisiennes.

L’Assemblée Générale de demain (aujourd’hui) peut vous donner la présidence du club.

C’est ma première AG. Le soutien de la ville est très clair. C’est important. Mon projet est bien perçu. Après, on est en démocratie. Je respecterai le choix. Mon projet est une chance pour le club. Il faut que les Beauvaisiens et les Beauvaisiennes en aient conscience. J’espère qu’ils me feront confiance. Je veux m’inscrire dans la durée pour retrouver un bon niveau. L’objectif est de remonter en Ligue 2 dans 6 ans. Je veux travailler avec un club uni, avec tous les licenciés. Il faut que tout le monde se remette en cause, sache ce qu’il faut faire, et de qui il faut s’inspirer pour retrouver le haut niveau. Un club, ce n’est que des Hommes. Je veux écrire une histoire avec tous les licenciés pour qu’on se rappelle de ce que Charles Maarek a fait avec eux, pas Charles Maarek tout seul.

Avez-vous des opposants ?

Les rumeurs n’engagent que ceux qui les écoutent. Il y aura peut être des opposants. On verra demain (aujourd’hui). S’il y a un projet plus consistant, c’est le jeu de démocratie. Je suis prêt à assumer ma responsabilité. J’ai eu le temps de bien connaitre le club depuis le 1er mars. La nouveauté fait peur, mais je ne suis pas dans la diffamation. Ce que je veux, c’est que l’AG soit sereine. Ce qui compte, c’est l’image du club.

L’équipe première vient de descendre en N3…

L’objectif, quand on vient de descendre est de monter le plus rapidement possible. Il ne va pas falloir trainer si on veut être en Ligue 2 dans six ans. Il va falloir reconstruire et mettre des fondations solides. Si je suis élu, un entraineur sera nommé d’ici la fin de semaine avec Rachid Jhouri en adjoint.

On parle de Farid Fouzari…

C’est une bonne piste mais il n’y a rien de signé. C’est la piste la plus avancée. Il y a des renversements de tendance. Il a fait monter Sedan de N3 en National en deux ans. Je mets de la consistance dans mon projet.

Si vous êtes élu, ce devrait être donc lui…

Si je suis président, il y a une forte chance que ce soit lui.

Quelle image avez-vous du club ?

Au niveau des jeunes, ce n’est pas mal. C’est consistant. Au niveau, au niveau encadrement, il manque des éducateurs. Je veux travailler pour que ce soit au mieux. Au niveau du foot féminin, je veux féliciter ceux qui travaillent. J’en suis très heureux, car c’est important d’avoir 200 licenciées. L’équipe seniors va jouer les barrages pour la D2. On a un tiers de licenciés qui sont dans le foot féminin. Ensuite, chez les hommes, l’équipe B est deuxième au classement. La déception, c’est l’équipe première. Je pense qu’il y a une erreur de casting

A quel niveau ?

Je ne sais pas à quel niveau. J’ai vu des lacunes durant les 10 derniers matches. C’est dommage, car je pense qu’il y avait la place de se maintenir.

Au final, quelle est votre ambition ?

Moi, je veux fournir des ambitions solides au club pour les années à venir avec un club uni. Ceux qui mettront de la bonne volonté, prêts à aller de l’avant sans regarder dans le rétro ont toute leur place dans le projet. Ils sont les bienvenus.