InterviewR1

Manassé Balou : « Je veux aider le club à monter en National 3 ! »

25/01/2018 à 9:45

En dépit de prestations convaincantes sous les couleurs de Poitiers puis de Chauvigny, Manassé Balou peine toujours à franchir le palier Régional 1. De retour en Normandie, l'attaquant aux dents longues entend dorénavant bien faire ses preuves à Déville Maromme. Portrait : On est jamais mieux que chez soi, n'est ce pas ? Du haut de ses 22 ans, Manassé Balou entend bien le vérifier au moment de fouler à nouveau les pelouses régionales sous le maillot de Déville Maromme.

En dépit de prestations convaincantes ponctuées par onze réalisations en championnat sous les couleurs du Poitiers FC (Régional 1), l’aventure s’est achevée pour vous sur une accession en National 3. A posteriori, éprouvez-vous des regrets suites à ce départ de la Vienne ?

Non je n’ai pas de regrets parce que sur le terrain j’ai été le meilleur joueur de la saison, passes décisives et buts inclus. J’ai été décisif et j’ai appris beaucoup là-bas en plus de vivre une montée, ce qui marque et est toujours valorisant. Après je suis un joueur ambitieux, c’est vrai que j’aurai voulu évoluer en N3 et c’est pour ça aussi que je suis parti jouer la-bas… Je ne m’entendait pas avec les Présidents, mais le coach était très attristé de mon départ.

Par la suite, vous vous êtes engagé en faveur de l’US Chauvigny (Régional 1), en Nouvelle-Aquitaine. Néanmoins, vous avez ensuite disparu des radars à en croire les propos tenus par votre entraîneur David Laubertie auprès de Centre Presse. Pouvez-vous revenir sur ces dernières semaines qui n’ont pas forcément été faciles ?

Cela n’a pas été facile par rapport à ma famille et des soucis personnels… mais je vais revenir plus fort et montrer l’étendu de mon talent. Je ne suis pas arrogant, loin de là, mais je suis sur de mes forces. J’ai fait une bonne première partie de saison avec six buts et quatre passes décisives en 9 matches. J’ai également hâte de reprendre avec la sélection !

Vous aurez en effet prochainement l’occasion de montrer l’étendu de votre talent sur les pelouses Normandes sous les couleurs de l’ALDM. Pourquoi ce choix et comment les choses se sont faites ?

Effectivement j’ai rejoint Maromme parce que je pense que c’est un club qui me correspond au niveau des ambitions et du projet mis en place. J’aurais pu signer dans n’importe quel autre club de la région, mais c’est celui qui me plait au niveau de l’intensité et de la qualité des joueurs. Ça c’est fait assez naturellement, je suis revenu dans la région pour des raisons familiales et j’ai mon ami d’enfance qui joue là-bas. Il m’a proposé de venir et m’a mis en contact avec le coach, le feeling est directement passé, il m’a parlé de ses ambitions et de l’endroit où il veut que son équipe arrive. Ça m’a convaincu, j’aime les défis, montrer que j’ai le niveau au dessus et que je peut apporter mon aide pour l’ascension en N3. L’ALDM et un club parfait pour me faire progresser, de plus je suis content de revenir ici où j’étais un des attaquants phare du championnat. J’ai hâte de marquer encore plus de buts qu’auparavant.

Néanmoins, vous arrivez en cours de saison au sein d’une équipe dominante dans son championnat (actuellement premier de R1). Ne craignez-vous pas la concurrence ?

Ce sont les meilleurs qui joueront et j’espère que le coach me fera jouer pour que je fasse ce que j’aime le plus, jouer au football et marquer des buts. J’aime la concurrence, elle va me permettre de progresser indirectement sans jamais me reposer sur mes acquis.

Du haut de vos 22 ans, vous disposez déjà d’une belle expérience acquise au cours de vos expérience à Bois-Guillaume, Poitiers ou encore Chauvigny. Néanmoins, vous n’avez jamais eu l’occasion de franchir le pallier Régional 1. Croyez-vous être capable d’y parvenir désormais ?

Bien sur sans être prétentieux l’hiver dernier j’aurai pu signer en CFA2 vers Calais ou encore Gueugnon, mais par promesse je reste finalement à Poitiers après des essais concluant. L’année dernière a été une bonne saison pour moi et j’ai montré à mon coach de R1 que je pouvais passer ce cap N3. Ce n’est que le début, je l’espère.

 

(Crédit Photo : La Nouvelle République/Alain Biais)