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Yahia Fofana (Havre AC) : « Continuer à m’affirmer »

01/05/2020 à 17:05

Le jeune gardien havrais évoque ses débuts à l’Espérance Paris XIXème, son passage au Red Star, mais son expérience au HAC et avec les Bleuets. Rencontre avec Yahia Fofana.

Quels souvenirs gardez-vous de vos débuts à l’Espérance Paris XIXème et vos cinq années passées là-bas ?

Je garde de très bons souvenirs à l’Espérance. J’y ai passé cinq bonnes années, j’ai rencontré beaucoup de gens qui m’ont aidé à devenir ce que je suis aujourd’hui. J’ai gagné la coupe 93 et j’ai eu la chance de faire beaucoup de tests dans des centres de formation.

Que représente ce club pour vous ?

Il représente toute mon enfance de 8 à 13 ans. C’est mon premier club, ça restera mon club de cœur.

Vous intégrez le Red Star en 2013, par quel biais ?

Je suis allé au Red Star car le coach à l’époque, Oualid Garoum, connaissait mon frère. Il m’avait déjà vu jouer en coupe 93 contre le Red Star donc ça a facilité ma venue.

Que retenez-vous de vos deux années passées au Red Star ?

J’ai vécu deux belles saisons, avec de bons coéquipiers et un très bon coach qui m’a permis de signer par la suite au Havre AC.

« Au Red Star j’ai joué avec ma génération car c’était très costaud »

Quelque chose de particulier vous a marqué dans ce club ?

Clairement c’est le niveau des joueurs dans toutes les catégories. A l’espérance, j’étais toujours surclassé. Au Red Star j’ai joué avec ma génération car c’était très costaud. Donc oui le niveau des joueurs m’a marqué. D’ailleurs, nous sommes huit dans mon équipe à avoir pu signer dans un club pro par la suite.

Vous rejoignez ensuite Le Havre en 2015. Comment et pourquoi ce choix ?

Le recruteur à l’époque me suivait depuis l’Espérance, quand il travaillait pour l’AJ Auxerre, où j’avais fait des tests. Puis ce recruteur est allé au Havre et j’ai fait des tests là-bas. Le coach des gardiens a aimé mon profil et j’ai pu signer au Havre. J’ai choisi ce club parce que c’est le meilleur centre de formation chez les gardiens, mon choix était plutôt facile !

« C’était dur mais je n’avais qu’un seul objectif »

Quitter la région parisienne et la vie en centre de formation : un grand changement pour vous ?

En effet, c’était un grand changement pour moi, loin de la famille et des amis. C’était dur mais je n’avais qu’un seul objectif, signer professionnel au Havre.

Vous comptez 20 sélections en équipe de France de jeunes. Porter le maillot des Bleus, qu’est-ce que
cela représente pour vous ?

Porter le maillot de l’équipe de France est une grande fierté pour mes proches et moi. Chanter La Marseillaise est une sensation particulière, franchement.

yahia fofana

Le Coupe du Monde U17 (en 2017), est-ce votre plus grand souvenir en équipe de France (élimination contre l’Espagne 2-1) ?

Oui, évidemment c’est mon plus grand souvenir, jamais dans ma vie je me suis dit qu’un jour je partirai en Inde. Une très belle expérience !

Quel a été votre sentiment au moment de signer pro au Havre en février 2019 ?

Une très grande fierté ! Tout le travail que j’ai pu réaliser étant petit avait payé, j’étais tellement heureux ce jour-là, un moment inoubliable.

Et comment analysez-vous votre progression depuis votre arrivée au HAC ?

Je pense que ma progression a été très rapide au club. J’ai atteint le groupe professionnel assez vite et j’ai appris encore plus vite au contact des très bon joueurs et très bons gardiens en pro.

« Je dois continuer à m’affirmer »

Pour Oswald Tanchot, l’ancien coach du HAC, « vous devez continuer à vous affirmer en tant que leader pour vous imposer en pro, mais vous en avez les capacités techniques et physiques ». C’est élogieux et vous êtes sur la bonne voie, non ?

Oui je dois continuer à m’affirmer, c’est normal je suis un jeune gardien. Le compliment me touche forcément. Je suis conscient de mes qualités et du travail qu’il me faut encore fournir pour progresser. Je suis sur la bonne voie.

Quel est votre modèle au poste de gardien de but ? Pourquoi ?

J’ai plusieurs modèles comme Mandanda, Ter Stegen et le gardien de Leicester, Kasper Schmeichel. Ce sont trois grands gardiens avec des qualités différentes. Je les observe particulièrement et essaie de m’en inspirer.

« Je progresse même si je ne joue pas beaucoup »

Vous êtes aujourd’hui numéro 2. Progresse-t-on en étant tout une saison sur le banc ?

Pour un jeune gardien comme moi sur le banc, tu découvres au plus près le monde professionnel, tu analyses, tu regardes, tu vois tout au plus près. Donc je pense que je progresse même si je ne joue pas beaucoup. Après il y a aussi des entraînements qui me font progresser au quotidien.

Quel a été votre sentiment et vos impressions lors de votre première apparition en pro en Coupe de la Ligue ?

J’étais confiant, j’attendais ce jour depuis longtemps donc j’étais plutôt confiant. J’ai commencé par une défaite, mais ça reste un bon apprentissage.

Si vous deviez définir en trois mots le club du Havre AC ?

Club doyen, formateur, ambitieux.

Que pouvons-nous vous souhaiter pour la suite de votre carrière ?

La santé et pourquoi pas joué en L1, ça serait déjà très bien pour moi !

Propos recueillis par Farid Rouas.

Crédit Photo : Havre AC

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