Portrait

Issa Baradji, attaquant à la recherche du temps perdu à Meaux

03/07/2020 à 17:15

Issa Baradji a connu le monde professionnel à l'AC Ajaccio et au Red Star FC. Alors qu'il vient de s'engager en faveur du CS Meaux Academy en National 3 Ile-de-France, l'avant-centre de 25 ans espère bien redonner un coup de boost à sa carrière. Portrait !

C’est du côté de l’En Avant Guingamp, club où il a parachevé sa formation, qu’Issa Baradji a découvert le monde séniors avec une première apparition en réserve National 3, le 12 janvier 2013. C’est en revanche bien plus au Sud de l’hexagone, à Ajaccio, qu’il va être plongé dans le grand bain. Arrivé à l’ACA à l’été 2013, le natif de Créteil connaît sa première apparition en Ligue 1 seulement quelques mois plus tard, le 22 mars 2014, à Valenciennes. Une entrée en jeu fracassante puisque le jeune franco-malien inscrit un doublé et offre la victoire à son équipe au bout du suspense (3-2), à la 90ème minute de jeu. « Je ne réalise pas encore, mais c’est magique. Même dans mes plus grands rêves, je n’ai jamais imaginé ça. Entrer en Ligue 1 et mettre un doublé, c’est sûr que ça va me marquer à vie », expliquait l’intéressé, les étoiles plein les yeux, au sortir de sa première rencontre chez les pros.

« Ajaccio, c’est le club de mon cœur »

Avec le recul, l’émotion semble à peine retombée… « Ajaccio ? Je n’en garde que des beaux souvenirs », lance Baradji.  « C’était incroyable de découvrir la Ligue 1, le monde professionnel… En plus de marquer et de découvrir de beaux stades. Ajaccio c’est le club de mon cœur, je ne l’oublierais jamais ! » Issa Baradji aura joué 5 matches avec l’équipe fanion du club corse pour trois buts marqués en 2013-2014, en plus de ses 12 apparitions en réserve. La saison suivante, malgré la descente des Corses en Ligue 2, le Francilien ne parvient pas à s’y imposer (8 matches en championnat sans marquer) et décide donc de tenter sa chance ailleurs…

Malheureusement, ses expériences sportives au Royal White Star Bruxelles (2014 – janv. 2016), 11 matches en deuxième division belge, puis au Red Star (janv. 2016 -2017), 9 rencontres en Ligue 2, furent peu fructueuses… L’ancien attaquant audonien garde tout de même « le souvenir d’un groupe incroyable » du côté du Stade Bauer. « J’ai connu des joueurs qui sont devenus des amis très proches. Sur le plan humain, c’était très bien au Red Star. Les personnes étaient bienveillantes avec moi parce que j’étais jeune. Il m’a manqué de la chance pour m’y imposer et la situation du club à l’époque n’a pas arrangé les choses. Avec le staff technique ça n’a pas matché, je pense que j’aurais pu jouer beaucoup plus. Ce sont les choix du coach qui ont fait que j’ai moins joué… Mon regret ? Je n’ai pas pu montrer ce dont j’étais capable. »

« C’est à moi d’aller chercher ce que je veux ! »

Après une expérience de quelques mois à Gil Vicente FC (Portugal), Issa Baradji a retrouvé du temps de jeu sous les couleurs de Trélissac (16 matches de N2 en 2017-2018). Cela avant d’être mis de côté à Feignies-Aulnoye (2 apparitions en N2), puis à Bobigny (4 rencontres en N2) sur le dernier exercice. « Un peu de déception », c’est le sentiment du natif de Créteil au moment de regarder dans le rétroviseur. « J’étais au haut niveau au tout début, et, avec la malchance, j’ai baissé de niveau d’année en année. C’est le foot ! On sait que cela va vite dans les deux sens. Le plus important est de retrouver un projet sportif qui me convienne… »

Et, c’est au CS Meaux Academy, tout juste de retour en National 3 après une saison en Régional 1, que Baradji espère bien rebondir. « J’ai eu quelques propositions, mais rien de concret. L’un de mes amis joue à Meaux. Il a parlé de moi au coach Samir Salah et cela s’est fait rapidement ! », explique l’ancien guingampais. Pour son retour au cinquième échelon national, Issa Baradji espère avant toute chose jouer pour « prendre du plaisir » et mieux rebondir : « L’objectif est de me relancer, faire beaucoup de matches et marquer des buts ! », clame celui qui a connu la Ligue 1 et la Ligue 2 il y a quelques années. Et le Francilien ne perd pas espoir… « Le haut-niveau ? J’y ai goutté étant plus jeune, c’est sûr que ça me manque. C’est ce qu’il y a de plus plaisant pour un footballeur de mon âge. Après, on sait tous que cela peut revenir, ou stagner ou ne pas revenir… C’est à moi d’aller chercher ce que je veux ! », conclut Issa Baradji.