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Rencontre avec… Salim BAUNGALLY (journaliste de SFR Sports)

07/07/2017 à 17:41

Salim BAUNGALLY (le monsieur football anglais de SFR Sports) s'est prêté au jeu de l'interview pour Actufoot. Un bon moment !

ITW (temps : 30’ / lieu : dans son bureau)

Pouvez-vous vous présenter ?

J’ai 32 ans, journaliste depuis 9 ans, à travers des stages dans plusieurs maisons (RTL, Le Monde, radios locales). J’ai collaboré dans différents médias : télé, presse… Une douzaine de médias environ ! J’ai pu accéder à SFR Sports car on m’a contacté l’été dernier pour être l’un des présentateurs de cette chaine (aout 2016).

Quel est votre parcours de journaliste sportif ?

J’ai fait des études dans une université en Ile de France pendant 4 ans. Des études dans le domaine du commerce international, mais avec beaucoup de droit, de marketing, de mathématiques, de géopolitique. Je devais valider en 2007 et j’ai préféré le faire dans le journalisme (mars 2007, radio locale), sans raccord direct avec ma formation. C’est comme ça que j’ai intégré cet univers.

Pourquoi avoir choisi le football comme domaine ?

Toute la famille est plongée dans le football. C’est plus facile, on glisse dedans.

Comment préparez-vous vos émissions sur les invités (presse, internet, etc) ?

Nos manières ont en partie évolué grâce à l’internet (recherche d’articles, d’informations, etc). Le métier en lui-même reste le même mais les histoires, on les trouve plus facilement par internet.

Que pensez-vous du niveau du championnat français ?

Je connais assez bien le championnat français (Ligue1, Ligue2, National). Le problème pour la Ligue1, c’est un championnat à 2 voire 3 vitesses. Cette année, il y avait 2 équipes au-dessus du lot et on a oublié les autres (beaucoup d’écart entre le 1ier et le 3ième). Dans le championnat de Ligue 1, la différence de niveau entre les équipes est importante. On peut reconnaitre un avantage, c’est qu’il y a une certaine homogénéité, au final la différence existe mais pas totalement. En Première League, le top 6 est supérieur au reste des équipes, les surprises sont moins fréquentes en Angleterre qu’en France.

Quel est votre plus beau match commenté ? (plus de 400 matchs commentés télé / radio)

En termes d’émotions, c’était il y a quelques années : Arsenal-Barcelone (2-1) en 2011 au match retour. Arsenal et Barcelone avaient offerts un spectacle de haut standing. Je revois le but d’Arshavin en contre-attaque et quand je cris comme jamais. C’était de la folie !

Quel est votre plus beau match présenté (l’avant match) ?

C’était la finale REAL-ATLETICO (28 mai 2016) pour Canal+ Afrique que j’ai présenté pour le continent africain. A San Siro : c’était magique, un faisceau immense (lieu de résidence des deux clubs de la ville : le Milan AC et l’Inter Milan).

Quelle est votre équipe préférée ?

Je répondrais Liverpool pour la famille. C’est un club mythique par son histoire, ses supporters. Mon club de cœur, c’est West Ham, club anglais de la banlieue-est de Londres. Je suis passé plusieurs fois devant et suis tombé amoureux du club, tout simplement.

En France, il y a Créteil (j’étais à la fac de Créteil, j’y suis allé souvent les voir étant étudiant) et je continue à les supporter.

Quelle est votre plus belle rencontre à ce jour ?

Michel Denisot, qui est un homme incroyable et qui est bourré d’anecdotes, d’une grande gentillesse et d’une humilité sans nom !

Petr Cech, en décembre 2012. L’interview s’est déroulée en français pendant 1h15. Ça été un moment incroyable, simple. C’est ma plus belle interview jusqu’ici !

Quelle est la différence entre journaliste à la radio et journaliste à la télé ?

C’est l’apparence vestimentaire à la télé, c’est plus cadré. A la radio, il y a un sentiment de liberté, parfois de pouvoir de faire ce qu’on le veut, au final ça n’existe pas !

J’adore la radio, c’est un luxe par la voix, un monde à part. Mais les deux sont complémentaires.

Que pensez-vous de l’équipe Mauricienne de football entrainée par le sélectionneur Joe Tshupula ?

L’équipe est un ton en-dessous. Elle est dirigée depuis novembre 2015 par le Belge Joe Tshupula.

Les frères Bru ont l’intention d’aider la sélection nationale avec notamment la nomination de Jonathan Bru comme DTN adjoint (avec Sébastien Sirot). Il espère mettre son expérience de footballeur acquise en France, au Portugal et en Australie au service du football mauricien comme formateur.

Au-delà, de l’équipe, il y a beaucoup de problèmes dans le championnat. Les salaires très peu élevés. C’est un cercle vicieux.

Un dernier mot sur le football du Val d’Oise avec l’ESSG, l’ASSOA ou même Chambly dans l’Oise ?

Je peux vous répondre sur Chambly notamment. C’est vrai que cette équipe a fait une remarquable saison. Elle aurait pu terminer sur le podium et avoir un barrage mais quelques couacs en fin de saison ont empêché cela. Il faut espérer pour le club que la chance puisse se représenter.