Coupe de France32e de finale

Sébastien Leraillé (ESC Longueau) : « J’ai appris, j’ai mûri »

07/01/2019 à 17:23

Au lendemain de l'élimination de l'ESC Longueau, en 32e de finale de Coupe de France, face à l'AS Vitré (N2, 0-0, 1 tab à 4), Sébastien Leraillé, l'entraîneur de l'ESC Longeau savourait une aventure que lui et son groupe ne sont pas prêts d'oublier.

Que ressentez-vous après cette élimination ?

Ca a été beaucoup de travail, beaucoup d’investissement pour un résultat qui est correct. Je sui fier d’être l’entraîneur de ce groupe. Je voudrais aussi rendre hommage à cet adversaire. C’est une vraie équipe de N2, avec des joueurs de qualité, un très bon état d’esprit. Ca va très vite au sol. Ils ne sont pas à leur place en championnat. Peut-être leur manque-t-il la rigueur défensive qu’ils ont eue hier. C’était un bel adversaire, je leur souhaite le meilleur parcours possible et un maintien.

Comment s’est passée la préparation du match ?

On l’a bien gérée. On avait mis les garçons dans les meilleures dispositions, en ne faisant pas de collation, ni de mise au vert pour garder les habitudes. Notre début de match n’est pas bon, mais c’est dû à l’intensité mise dans la circulation du ballon par Vitré. Notre deuxième mi-temps a été meilleure. Thomas Chatalen a été énorme, Bouvet a une occasion énorme dans les prolongations. Mais on ne peut pas avoir de regret. Tout le monde est allé au travail aujourd’hui. Maintenant, il faut être humble et sérieux dans tout ce qu’on fait.

Il n’y a vraiment pas de regret de ne pas passer aux tirs au but ?

On peut en avoir si on a 20 occasions et on ne les met pas. Vitré aurait pu en avoir s’ils avaient été éliminés. Ils touchent deux fois la barre, Thomas Chatalen fait des parades exceptionnelles. Par exemple, Nicolas Roussel, qui n’a jamais raté de tir au but, m’a dit qu’au moment de la frappe, il a senti une crampe montée au genou. Les garçons sont allés au bout d’eux même et n’ont rien lâché.

L’entraîneur de l’Olympique de Strasbourg avait peur de l’après. Et vous ?

Non, je n’ai pas peur de cet après. Cette semaine, ils sont au repos deux jours. Il y a les voeux du président vendredi, la découverte de notre nouveau synthétique. On a une séance vendredi, on va faire une petite fête. Puis, on repartira au travail le mardi d’après, on va faire un amical et on aura le championnat à aller chercher. L’avantage, c’est qu’on est un leader invaincu. C’est un groupe d’objectifs et de défis, ils vont s’y atteler. J’ai confiance aux garçons. Si l’un d’eux sort du chemin, il verra comment ça va se passer.

Et vous, personnellement, que retenez-vous de cette aventure ?

J’ai énormément appris dans la préparation des matches, dans l’observation des adversaires, la gestion de l’effectif. J’ai mûri en terme d’analyse technique et tactique. Je ne vais pas dire que je suis prêt à entraîner au-dessus, mais je veux me servir de tout ça pour faire progresser cette équipe et avancer avec ce groupe et ce club.

Crédit : ESC Longueau