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Zahir Zerdab (US Camon) : « J’avais le rythme du haut niveau, désormais il y a les restes »

27/11/2020 à 17:01

Avec 15 buts inscrits depuis le début de la saison, Zahir Zerdab se positionne en tête - et ex-aequo - du classement des attaquants les plus prolifiques du championnat de R1 Hauts-de-France. Pour Actufoot, le serial buteur de l'US Camon explique les raisons de cette réussite.

Comment se passe cette période de confinement, sans match ni entraînement ?

Pour s’entraîner, c’est vrai que cela est un peu compliqué. A titre personnel, je bosse dans une société de courtage en travaux, donc sur le plan humain je n’ai pas trop de soucis. Mais c’est vrai que d’un point de vue sportif, lorsque la reprise aura lieu, il va falloir refaire une prépa quasi intégrale. A notre niveau, tous les joueurs ne peuvent pas être organisés à 100%, et le programme physique que nous transmet le coach ne peut pas suffire.

Quel regard portez-vous sur votre début de saison ?

Il est plutôt positif. On a fait un très bon début de saison. Malgré les deux points perdus à domicile contre une équipe qui me semblait à notre portée (match nul 1-1 face au Stade Portelois, ndlr), on est allé chercher trois autres points à Dunkerque. Donc j’estime que l’on se retrouve à la place où on doit être. Au vu des résultats acquis, on peut être satisfait. Ce n’est pas parfait étant donné que l’on n’est pas à 4 victoires en 4 matches, mais on est dans le vrai. C’est une bonne chose.

Et sur le plan personnel ?

C’est bien aussi. Que ce soit par des buts ou des passes, j’arrive à être, quasiment à chaque match, décisif. En Coupe de France comme en championnat, ces premiers mois se passent bien.

Vous attendiez-vous à inscrire 5 buts en 4 matches de championnat, et 15 buts toutes compétitions confondues depuis le début de la saison ?

Il faut relativiser dans la mesure où, sur les 15 buts, il y en a certains qui ont parfois été inscrits contre des « petits » en Coupe. Mais après, c’est vrai aussi qu’il faut les mettre. En tout cas, c’est dans mes standards depuis que j’ai quitté le monde pro (en 2017, ndlr). Je marque quasiment à tous les matches, mais ce qui fait la différence c’est qu’il y a parfois des doublés voire des triplés.

« Tant qu’on est là-haut, on va essayer d’y rester »

A 38 ans, comment fait-on pour garder une telle forme ?

Déjà, je m’entraîne, comme mes coéquipiers (rires). Et puis je dirais que j’ai une bonne hygiène de vie. Je n’ai jamais eu de problème là-dessus. Je suis aussi passé d’une première division étrangère à la DH, au moment où je suis revenu dans ma région (en 2018, ndlr). Ce qui fait que je ne suis pas redescendu crescendo. J’avais le rythme du haut niveau et désormais il y a les restes. Le championnat de R1 me demande moins d’efforts physiques que ce que j’ai pu connaître et j’y étais préparé.

Quels sont vos objectifs personnels pour le reste de la saison ?

Ce sera de continuer à apporter ce que je peux apporter pour que le groupe reste en haut du classement, et montrer l’exemple.

Et avec le club ?

Rester sur la dynamique qui est la nôtre. Le club aimerait monter à l’étage supérieur, et même si cela s’annonce compliqué sur différents points, notamment en ce qui concerne les aspects financier et des infrastructures, sportivement, par rapport à ce qu’on montre, cela semble possible. En tout cas, tant qu’on est là-haut, qu’on peut jouer les trouble-fête, on va essayer d’y rester. On va essayer de finir la saison le plus haut possible et espérer pouvoir prétendre à une accession.

Crédit photo : Audrey M. Lou

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