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Benoit Cauet marche à l’ombre

08/02/2019 à 12:30

Il a joué avec les plus grands joueurs de la planète, été champion de France avec Nantes, finaliste de la coupe des coupes avec le PSG, vainqueur de la coupe UEFA avec Ronaldo, élu meilleur joueur de l'Inter en 1999... mais sans jamais connaitre les joies d'une sélection en équipe de France. Durant toute sa longue carrière, et jusqu'à sa récente nomination à la tête d'une équipe de National, Concarneau, Benoit Cauet aura toujours plutôt marché à l'ombre. Un paradoxe ? Non, une évidence. Portrait.

Lorsqu’il s’est engagé en début d’année avec Concarneau, il y avait presque quinze ans que Benoit Cauet n’avait plus remis les pieds en France autrement que pour visiter des amis, de la famille, ou répondre à l’invitation d’associations d’anciennes gloires, à Nantes, Caen et Paris, surtout, les trois clubs qu’il aura le plus marqué de son empreinte. Même si c’est du côté de Marseille que le Châtelleraudais a mis en premier un pied dans l’univers professionnel. Cadet surclassé qui évoluait en DH avec l’ASPTT de Nantes, Benoit a été recruté à l’OM à 16 ans par une connaissance de Gérard Gili (qu’il retrouvera à Bastia en fin de carrière), alors de retour sur le banc phocéen au tout début de l’ère Tapie. Un gars de l’ouest au coeur du football méditerrannéen, la greffe n’a pas été évidente à prendre comme en témoigne Frédéric Meyrieu qui a vu arriver Benoit au centre de formation en 1985 : « Il était un peu frêle, et surpris par l’agressivité du football dans le sud, comparé à celui qu’il connaissait dans l’ouest. Ça le changeait et il a eu besoin de s’acclimater pour donner le meilleur de lui-même. Avec Patrice Eyraud, on arrivait de Toulon. Il y avait aussi Galtier… toute la clique, on l’appréciait beaucoup car il était sympa et sur le terrain, très intelligent dans son jeu. »

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