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Alexis Goncalves Pereira (SC Toulon) « Je compte bien prendre ma revanche »

10/01/2019 à 15:35

Aujourd'hui attaquant au sein du SC Toulon, Alexis Goncalves Pereira a été élu « meilleur joueur de N2 » de l'année 2018. Il revient avec nous sur son passé dans son ancien club et sur les objectifs qu'il compte bien atteindre.

Quelle a été votre réaction suite à l’annonce de votre titre ?

Je ne m’y attendais vraiment pas. Je pense avoir fait une bonne demi-saison à Grasse et un bon début à Toulon. J’imaginais bien que j’allais être dans la liste mais de là à gagner…  Ca a été une réelle surprise.

Parlez-nous un peu de votre parcours 

Je suis né dans le Rhône-Alpes. J’ai joué 2 ans à Dijon. Ça ne s’était pas passé comme je l’aurais souhaité, du coup je n’ai pas prolongé. J’ai donc fini à Grasse en N2 puis Toulon était intéressé, j’ai donc fini par rejoindre le club.

Quelle est la journée-type d’un footballeur du SC Toulon ?

Je me lève le matin vers 8h-8h15. Je déjeune. Entre 9h et 9h15 on va en salle. A 9h45 nous devons être dans les vestiaires pour commencer l’entraînement à 10H. Il dure entre 1h et 1h30. Vers 12H30 je rentre manger pour retourner ensuite en soin. Je rentre finalement chez moi vers 20h. Le programme des journées dépend des jours. Par exemple le mercredi nous avons cryothérapie, l’après-midi si on le souhaite nous pouvons aller en salle mais en ce moment nous avons beaucoup de blessés, du coup on nous conseille plutôt de nous reposer.

« Je n’ai pas pu jouer une seule fois »

D’une manière générale, comment se passe votre intégration au sein du club depuis votre arrivée ?

J’ai la faculté de m’intégrer assez rapidement. Les anciens comme les nouveaux m’ont bien accueilli. J’ai tout de suite été mis dans de bonnes conditions. J’ai réussi à faire mes preuves donc c’était encore mieux. J’ai donc eu une très bonne intégration que ce soit de la part des joueurs, du coach ou encore de l’encadrement.

Vous êtes parti pour faire une saison plus complète. Vous vous sentez mieux à Toulon plutôt que dans votre ancien club ?

Ce qui était compliqué à Grasse c’était le fait que j’avais signé après les délais. Nous étions plusieurs dans ce cas, ce qui a fait que durant toute la première partie de saison je n’ai pas pu jouer une seule fois. C’était à 500km de chez moi, j’y allais seul et cela me frustrait de ne pas participer aux matchs. Lorsque le problème a enfin été réglé, il n’y a plus eu de soucis. Grasse était un club familial. On ne jouait pas forcément la montée contrairement à Toulon qui aspire à remonter au niveau où il était.

Quelle est l’ambiance au sein du club ?

Comme dans chaque équipe aspirant à la montée, lorsque nous rencontrons des périodes négatives c’est un peu plus tendu. Il y a tout de même une bonne ambiance au niveau des joueurs, du président et même avec les supporters, qui même dans la défaite, sont toujours derrière nous. C’est ce qui nous donne envie de monter encore plus haut.

Quelles sont vos perspectives d’avenir ?

Comme tous jeunes de 21 ans, mon objectif est de finir professionnel et de pouvoir vivre de ma passion. Ce n’est pas donné à tout le monde. J’ai déjà été dans le cursus pro et je n’ai pas eu l’occasion de réussir. Je compte bien prendre ma revanche. Je sais que ça va être dur, mais c’est possible.

Vous souhaitez ajouter un petit mot pour la fin ?

Je voulais remercier, bien entendu, toutes les personnes qui ont cru et voté pour moi. Sans oublier ma mère qui m’a toujours suivi, et ceci peu importe le fait que je joue ou pas, que je sois bon ou pas. Elle est toujours derrière moi.