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Cédric Luongo, un pro dans le monde amateur

16/05/2017 à 18:30

Cédric Luongo vit ses dernières heures sur le banc Courthézonnais après sept ans de travaux remarqués et passionnés. La fin d'un cycle pour le coach vauclusien qui aura permis à son "futur ex-club" de passer d'un "petit club de PHA à un club important", reconnu et structuré en DHR. Actufoot84 est allé à la rencontre de trois personnalités bien connues du technicien. Portrait

« Cédric est venu chercher beaucoup de réponses »

Laurent Lauzun, CTR de La Ligue Méditerranée, et ancien tuteur de Cédric Luongo, raconte sa rencontre avec le technicien courthézonnais : « C’est un garçon que j’ai connu jeune en tant que pratiquant de football. C’est même son frère que j’ai davantage connu au départ. Mon parcours professionnel m’a par la suite éloigné du secteur, mais j’ai redécouvert Cédric en 2008 dans une fonction d’entraîneur à Avignon. Il participait à l’époque aux stages animateurs seniors au sein desquels nous nous sommes côtoyés ». A ce moment-là, le coach  vauclusien mettait déjà beaucoup de détermination dans sa quête d’apprentissage du métier d’entraîneur. « Cédric est souvent rentré en contact avec moi, il est venu chercher beaucoup de réponses. Au-delà de ce qu’on lui apprenait, il a toujours eu cette curiosité, cette envie d’être en constante recherche d’évolution. C’est quelqu’un qui est allé jusqu’à se poser des questions sur les attitudes des joueurs sur mais aussi en dehors du terrain. Il veut toujours progresser ». En tant que tuteur de coaching, Lauzun a été aux premières loges pour constater les progrès du technicien : « Je l’ai vu progresser sur le coaching, le management, l’appréciation du jeu, et ainsi trouver son propre style. A l’image de son parcours, il a monté un projet cohérent à Courthézon ». Concernant la prochaine page de la carrière de son ancien élève, le CTR de la Ligue Méditerrannée donne son avis : « Il a prouvé qu’il pouvait mener un projet à terme à senior. Je pense que l’objectif est d’aller au moins goûter à la DH. En tout cas, j’ai senti la volonté de ne pas rester inactif ! »

« Des méthodes professionnelles adaptées au football amateur »

Sous la houlette de Cédric Luongo, Arthur Heyninck, ancien capitaine de Courthézon aujourd’hui en DH à Pernes, a fait la connaissance de son ancien coach un peu par hasard. Et il n’a pas fallu longtemps pour que la relation entraîneur-joueur s’accorde. L’ancien joueur du centre de formation de l’OL fut nommé capitaine. S’il a touché aux monde professionnel, le fossé entre ce dernier et Courthézon n’a pas paru si grand, à l’écouter : « Il m’a récupéré quand j’ai arrêté de jouer à Calvi en CFA. J’ai appris à comprendre son fonctionnement. Étant d’un cursus centre de formation, j’ai vu du football pendant un moment. Cédric Luongo, est, avec Didier Santini, (entraîneur en National à Dunkerque), l’entraîneur qui avait les méthodes les plus professionnelles. Bien sûr, il a été obligé de les adaptées au football amateur ! ». Arthur Heyninck va plus loin : « J’ai vraiment continué à progresser sous ses ordres en DHR. Il met toutes les chances de son côté, il est vraiment très passionné. Je pense sincèrement qu’il n’a rien à envier à des entraîneurs de CFA, National, voire Ligue 2. Il a l’envie et la carrure ! Je l’ai vu se prendre le bec avec des joueurs, il n’aura jamais peur de sortir de l’équipe son meilleur joueur. Il a fait passer Courthézon d’un petit club de PHA à un club important de DHR ».

« J’ai vu à qui j’avais à faire »

Serge Recordier, recruteur à l’OGC Nice et ancien entraîneur du SC Courthézon a continué de suivre l’évolution du club malgré son éloignement. Selon lui, si Courthézon est ce qu’il est aujourd’hui, il le doit en grande partie à son coach : « Cédric, en plus d’être un coach avec des idées de jeu, est un meneur d’hommes, un rassembleur. Il a également fait de supers recrutements. On a beaucoup discuté de football ensemble, le fait d’avoir une expérience professionnelle m’a permis de lui donner quelques conseils, il a toujours été très à l’écoute. Il a beaucoup de charisme, de caractère. Je lui souhaite le meilleur et qu’il gravisse les échelons, mais ce milieu marche aussi avec les relations. Il faudra qu’il soit aidé, qu’on lui laisse une opportunité. Moi, j’ai vu à qui j’avais à faire ! ».


Cédric Luongo nous a par ailleurs confié être en pourparlers avec plusieurs clubs, parmi lesquels Le Pontet (84), Fos sur Mer (13), Montélimar (26) ainsi qu’un club dans la banlieue lyonnaise. Le technicien attend d’autres propositions qui devraient émaner de la Côte d’Azur. Le coach est encore bien évidemment ouvert à de nouvelles propositions !