InterviewR1

Karim Chaouche « Tant que mon corps ne dira pas stop, je continuerai à jouer »

30/03/2020 à 16:38

Après une longue blessure, Karim Chaouche, fidèle de l'AS Maximoise, a pu refouler les terrains. Résultat ? 3 buts en 2 matchs ! Puis, l'épidémie de coronavirus a stoppé les championnats et sa dynamique. L'expérimenté attaquant de 36 ans se confie pour Actufoot.

Karim, comment avez-vous vécu les derniers événements ?

Je l’ai vécu un peu comme tout le monde, c’est-à-dire à la maison, avec les enfants, confinés. On fait les devoirs, on s’occupe comme on peut. Le foot me manque beaucoup. Heureusement, j’ai la chance d’avoir un petit jardin avec un peu de matos pour m’entretenir. Mais vu que tous les sports « co » arrêtent leur championnat, on ne sait pas comment ça va se passer pour le foot…

Pensez-vous qu’il soit possible de reprendre ?

Je pense que ça va être compliqué parce qu’avec deux mois d’arrêt, il faut refaire une prépa physique. Après, c est sûr que pour les clubs qui sont en haut comme ceux qui sont en bas, ça va être compliqué, mais il y a plus important que le foot en ce moment.

Que faites-vous à la maison pour passer le temps en période de confinement ?

J’ai deux enfants, on est pas mal occupé avec les devoirs. Ça prend la moitié de la journée. Sinon, je m’entretiens aussi physiquement, il y a aussi la maison à gérer, mais c’est vrai que c’est long. Après, je ne me plains pas car il y a pire, il y a des personnes qui sont malades par exemple.

Vous êtes au club depuis 7-8 ans. Que représente l’AS Maximoise pour vous ?

C’est mon club de cœur. J’ai grandi ici, je suis né ici, j’ai fait toutes mes classes avec le club avant de partir ailleurs. Le plus beau moment pendant ces 7 saisons, c’est les parcours en coupe et la montée de DHR en DH. Il y a la victoire en coupe du Var aussi, mais le plus beau, ça reste la montée.

Pourrez-vous aller dans un autre club un jour ?

Non, je n’irai pas dans un autre club. Après, je ne ferme aucune club mais, moi, je suis un fidèle d’Athos (Bandini). Tant qu’il sera au club, j’y serai aussi.

Vous avez une relation particulière avec Athos Bandini ?

Comme les joueurs le disent, c’est mon père spirituel. Il a fait beaucoup pour moi, il compte énormément. Il a été là dans les moments difficiles… je peux l’appeler à n’importe quelle heure, il me répondra toujours.

Gardez-vous contact avec le groupe ?

On a un petit groupe Whatsapp entre joueurs et on se contacte un peu là-dessus. Mais ce n’est que du virtuel, pas de physique…

Comment jugez-vous votre saison sur le plan collectif ?

On était qualifié en Coupe de la Ligue Méditerranée et en milieu de tableau en championnat. L’objectif de départ était le maintien. On est une équipe qui marche en dents de scie. On peut faire de gros matchs contre les premiers et passer au travers contre ceux d’en bas. On est irrégulier. On affiche un super visage au Cannet-Rocheville où on mérite de gagner, et après on passe au travers contre Bere. C’est vrai que c’est rageant car il y avait de quoi mieux faire cette saison… Quand tu vois nos résultats à l’extérieur face aux gros comme un nul 1-1 à Rousset…

Et sur le plan personnel ?

Il y a eu de meilleures saisons. Je revenais bien d’une blessure au ligament latéral du genou, je mets 3 buts en 2 matchs, puis la saison s’est arrêtée. J’arrive à un certain âge (36 ans) où je profite du peu de moments qu’il me reste à jouer. Si on ne reprend pas, ce sera 4-5 mois de perdu. Sur une carrière, c’est énorme.

Avez-vous des regrets par rapport à votre carrière ?

Sur les dires de mes coachs, j’aurais pu aller plus loin. Dans ma jeunesse, j’avais certaines qualités, mais je pense que le sérieux m’a fait défaut. Aussi, j suis beaucoup famille et amis et donc partir en les laissant derrière moi, c’était dur… Après, je ne regrette rien.

Allez-vous continuer à nous régaler sur les terrains ou prendre votre retraite ?

Tant que mon corps ne dira pas stop, je continuerai à jouer. J’ai eu des petits pépins mais c’est sur des coups, c’est pas musculaire, c’est rien de grave. Je vais revenir.

Un dernier mot ?

J’aimerais dire bon courage aux personne malades et leur apporter mon soutien. Je veux aussi dire merci au service hospitalier pour tout ce qu’ils font.