Equipe type83

Le onze de choc de… Pascal Dubois-Viales (St Mandrier)

20/11/2020 à 11:32

Pascal Dubois-Viales, sentinelle de la D1 de l'US St Mandrier, passé par Aubagne, le SC Toulon ou encore le Lavandou, nous a concocté son 11 de choc détonnant !

Pascal Dubois-Viales : « J’ai choisi des joueurs de ma génération, des mecs avec qui j’ai joué et non pas des adversaires que j’ai affronté. Géographiquement, j’ai essayé de rester sur des joueurs du coin, 83, 13 et 06. »

Son 11 de choc

4-4-2 losange

Gardien de but : Axel Maraval : je l’ai connu en jouant à Aubagne en Jeunes. Il était arrivé en tant que gardien numéro 2 et s’était rapidement imposé comme le numéro 1. Il avait montré que c’était le patron ! Aujourd’hui, il est pro en ligue 2, il évolue à Dunkerque.

Défenseur droit : Maxence Duflot : C’est un ami, on a longtemps joué ensemble en Jeunes. C’est sa rigueur et sa combativité qui m’ont marqué. Il a toujours gardé ça en lui, même aujourd’hui. Sa carrière n’a jamais décollé du moment où il a connu la bière (Rires). On s’est suivi dans la quasi-totalité de nos clubs.

Défenseur gauche : Yoan Monpate : Très bon joueur qui était à l’OGC Nice en Jeunes, il avait fait une saison au centre. Ça a été un très bon ami et malheureusement il est décédé d’un accident de la route très jeune…

Défenseur central : Yanis Ramdani : J’ai longtemps joué en Jeunes avec lui à Toulon. C’était un des plus doués de sa génération et ça reste un regret pour beaucoup de monde. C’était vraiment une petite pépite ! C’est quelqu’un que j’apprécie particulièrement.

Défenseur central : Jonathan Camara : On a longtemps joué ensemble à Toulon. C’est le style de joueur qui fait qu’on se sent rassuré quand on l’a dans l’équipe.Aujourd’hui, il joue à l’USCC.

Milieu défensif : Michel Gafour : Il a été pro à l’OM très jeune à l’époque où il y avait Anigo, mais sa carrière a dégringolé. Je l’ai connu au Lavandou, on voyait que c’était quelqu’un qui devait jouer au dessus. A une époque, il y avait le Barça qui le suivait d’assez près juste avant qu’il ne signe pro à Marseille.

Milieu offensif/Meneur de jeu : Farid Boulaya : un peu comme le gardien, Axel Maraval, je l’ai connu en jouant à Aubagne en Jeunes. C’était un surdoué techniquement mais assez frêle dans le jeu au niveau du gabarit. Maintenant, c’est le numéro 10 de Metz en Ligue 1. Quand je l’ai revu ça m’a surpris car physiquement il s’est bien développé, c’est devenu un beau bébé. C’est un cadre de l’équipe et ça m’étonnerait qu’il fasse de vieux os à Metz.

Milieu Droit : David Gomis : On a joué ensemble à Toulon en Jeunes, il a rapidement décollé, a fait une très grosse saison à Toulon puis a signé pro au Gazelec. Il est aujourd’hui à Clermont. Par rapport à son frère, Christophe, c’est le plus sérieux des deux. Lorsqu’on arrive à se voir ou à se parler au téléphone, je lui rappelle que c’est moi qui ai lancé sa carrière, car l’année où on a joué ensemble je lui ai fait pas mal de passes décisives (Rires).

Milieu gauche : Christophe Gomis : Il est toujours à Toulon en N2. A l’inverse de son frère, c’est un des joueurs les plus fous que j’ai connu. J’ai quelques anecdotes sur lui. Une fois lors d’un match où on était tous les deux sur le terrain, j’ai remarqué qu’il avait une chaussure « crampons » et une autre « basket ». Autre anecdote, une fois, sur un changement où il avait décidé de ne pas sortir, on avait été obligé de le porter pour l’éloigner du terrain de jeu. Il s’était assis sur le terrain et avait décidé que le match allait en terminer là s’il ne restait pas sur le terrain. Un joueur incroyable !

Attaquant : Alexandre Mendy : A notre connaissance, très jeune, on n’avait pas d’affinités, on ne s’entendait pas naturellement. Puis, on a commencé à se connaitre mieux grâce au football, et on est devenu très très proches, c’est même devenu un ami. Nos enfants se suivent. Pour parler football, peu importe l’équipe ou le système, c’est un joueur qui marque énormément de buts. On s’est tiré la bourre quand je jouais plus haut en étant Jeunes, mais il aurait pu me laisser les penaltys au lieu de toujours vouloir les tirer lui (Rires). Je suis sa carrière de très très près et je suis vraiment heureux pour lui, du fond du cœur, il le mérite. Quand en U19 1ère année, on est encore en DHR, à Toulon, il faut en vouloir pour accrocher une telle carrière pro. Et je pense que ce n’est pas fini…

Attaquant : Robert Bonifacino : Comme Christophe Gomis, il fait partie des joueurs les plus fous que je connaisse. En talent pur, c’est peut être le meilleur avec qui j’ai joué. C’est un très bon ami d’enfance, on est très proche. Il est capable de faire la différence tout seul devant, il n’a besoin de personne. Il a réussi à toucher le haut niveau, il a fait le centre de formation à Ajaccio et a eu pas mal d’essais à droite, à gauche. C’est un joueur qui a un caractère atypique et du coup personne n’a parié sur lui. Mais il aurait pu faire le bonheur de beaucoup de clubs de très haut niveau…

Les remplaçants

Jordan Amavi : Je le mets sur le banc car je suis supporter de l’OM et je ne veux pas le blesser (Rires). Je l’ai connu en jeunes à Toulon. A force de travail, de détermination et grâce à l’aide de son père qui était derrière, aujourd’hui il côtoie ce qui se fait de mieux dans le foot. A 14-15 ans, il y a très peu de monde qui pouvait se prononcer sur une future telle carrière. Bravo à ce garçon qui a réussi à retourner un Vélodrome et un public marseillais en un an, ce qui n’est pas évident.

Fabien Dao Castellana : Je l’ai connu au Pôle Espoirs à Aix-en-Provence. Il a été pro à l’OGC Nice, capitaine de la génération qui a gagné la Gambardella. C’est dommage qu’il n’ait pas réussi à rester au très haut niveau car c’était vraiment un beau joueur. Aujourd’hui il est à Grasse, et ça reste un bon joueur de foot !

Yoan Agosta : Il a joué à l’OM étant jeune, et c’était un des plus doués de sa génération. Il n’a pas réussi à accrocher le haut niveau, mais il avait vraiment un talent. On était dans la même chambre ensemble au Pôle Espoirs à Aix, la chambre numéro 120, j’ai vraiment passé de bons moments avec lui. Ça a été un très bon ami très jeune.

William Lepogam : Je l’ai aussi connu au Pôle Espoirs à Aix. De notre génération 93, c’était vraiment le plus doué. Il avait signé à Lyon, joué en CFA très très jeune… tout le monde et moi le premier le voyait arriver au plus haut niveau. Puis au final, il a végété dans quelques clubs en réserve comme à Guingamp. Et là je crois qu’il est en suisse en D2. Pourtant, il était au dessus de tout le monde à 15 ans.

Bruno Ferry : Excellent gardien qui a connu un peu la CFA avec La Valette à l’époque. Puis, il a fait le bonheur de quelques clubs régionaux du coin. Il n’est jamais allé plus haut, mais il a vraiment des qualités incroyables en tant que gardien. J’ai un message pour lui : dans le foot moderne, un gardien doit savoir utiliser ses pieds ! (Rires) C’est compliqué de combiner avec lui le weekend lors de relances courtes.

Le Staff

Benoît Pansier : Je l’ai connu, c’était mon gardien, on a joué ensemble à Toulon. Lorsqu’il a arrêté de jouer, il est devenu coach et c’est l’entraîneur qui m’a le plus marqué par sa rigueur, son professionnalisme et surtout par sa vision du football qui correspondait beaucoup à la mienne. Ce fut un plaisir de jouer pour lui à Toulon et un peu au Lavandou. C’est le type de personne qui devrait entraîner plus haut, minimum en N3, ou alors s’occuper d’un centre de formation et des jeunes, car il fait un travail incroyable. Il mérite d’être reconnu.

Vincent Falcucci : Je l’ai eu une saison en Jeunes à Toulon. Ce qui me restera de lui, c’est vraiment sa grinta. Il est décédé lui aussi d’un accident de la route il y a quelques années. C’est un petit hommage que je voulais lui rendre.