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Pascal Dubois-Viales (St Mandrier) « Je suis là pour aider les jeunes »

17/11/2020 à 9:38

Confinement, vie de groupe, ambitions... Pascal Dubois-Viales, 27 ans, numéro 6 de la D1 de l'US St Mandrier et ancien joueur du SC Toulon, se confie pour Actufoot.

Pascal, comment avez-vous pris ces annonces de confinement et de suspension des championnats ?

C’est un deuxième coup… on avait connu ça en fin de saison passée, on avait dû achever la saison plus tôt que prévu, on se prépare, on se re-prépare, et finalement, on est encore stoppé. C’est le ressenti général… Le foot manque beaucoup, surtout qu’au niveau du calendrier, on est qu’à la 3e journée en novembre. On a très peu joué, malgré qu’on soit prêt depuis début août. On était encore en rodage, et si ça repart il va falloir tout meubler en terme de préparation pour ce qu’il reste à jouer.

Vous continuez donc à maintenir votre état de forme ?

Oui, on continue de s’entraîner. Il faut en profiter pour ceux qui sont aptes et continuer à se préparer au maximum pour garder une rigueur. Ça peut repartir incessamment sous peu ou dans longtemps, on ne sait pas, donc il faut garder la forme. Pour ceux qui sont blessés, ils vont pouvoir en profiter pour bien se soigner et récupérer.

Ça marche bien à St Mandrier pour vous ? Comment vit le groupe ?

On est un club qui depuis 2 ou 3 ans est en constante progression avec des ambitions qui augmentent. On a vraiment un groupe de qualité, et les deux tiers de l’effectif peut jouer plus haut toute proportion gardée. Le groupe vit bien, surtout par rapport à la saison passée où il y a eu quelques problèmes. Après, les résultats ne sont pas fameux, on perd à Draguignan qui est un concurrent direct mais c’était la 1ère journée de championnat. A mon sens, ce choc a commencé beaucoup trop tôt. Le but est de monter en fin d’année, on est prêt à aller jusque là, mais on est un peu freiné. Il va falloir enchainer pour démarrer vraiment !

Quelles sont vos ambitions personnelles sachant que vous avez fait le Pôle Espoirs et avez connu de très bons joueurs comme Jordan Amavi, Théo Pellenard ou encore Alexandre Mendy ?

En 2010-2011, je me suis arrêté quand la nouvelle direction est arrivée à Toulon. J’ai choisi de rejoindre le Lavandou car il devait y avoir quelque chose qui se crée, mais cela n’a pas marché. Puis, je suis rentré dans les rangs avec st mandrier en D1. Avec mes 27 ans, j’ai un peu d’expérience et donc j’encadre un groupe assez jeune dans l’ensemble. Je suis là pour aider ces jeunes qui, eux, ont un potentiel afin d’aller chercher plus haut. Dans ma carrière de footballeur, ça a toujours été en un la rigueur et en deux le plaisir.

« Dans la cage, on a Bruno Ferry, on fait difficilement mieux ! »

Vous gardez un œil sur votre ancien club du SC Toulon ?

Toulon ? Je suis vraiment de loin. Je n’ai pas aimé la gestion de nombreux cas de ma génération, je n’ai pas adhéré. Mais oui, je suis quand même. L’année dernière, on a fait un tour de coupe de France à Bon Rencontre contre Fréjus. Évidemment, ça m’a fait plaisir d’y retourner. Le nom « Toulon » fait toujours écho, mais je me suis détaché de ce club et de l’ensemble de sa direction.

Qu’est-ce qui permet aujourd’hui de croire en une montée de St Mandrier en R2 ?

Déjà, alors que c’est un petit club, les dirigeants mettent le maximum de moyens pour nous. Ce n’est pas forcément financier, il y a la logistique par exemple. Aussi, on a un coach qui est là depuis 3 ou 4 ans et qui commence donc à bien connaître son groupe. Entre 50 et 60% de l’effectif est de longue date au club, cela fait environ 5 ans qu’on travaille ensemble. On est tous très proches, on a eu des enfants pratiquement au même moment et on se fait même des soirées ensemble. Puis, il y a la qualité des joueurs !

Il y a de bons joueurs ?

Dans la cage, on a Bruno Ferry, on fait difficilement mieux ! Beaucoup de clubs aimeraient l’avoir. On a Robert Bonifacino qui  fait partie des trois meilleurs avant-centre que j’ai pu voir jouer. C’est top niveau ! Après on a quelques bons joueurs comme Kevin Kacemi qui a des qualités incroyables même s’il na jamais joué plus haut. Ensuite, on a des petits jeunes avec Arthur Vernet et Mathias Trioreau. Il y a un ensemble d’anciens avec Padovani et Verdu derrière qui constituent un peu l’âme et la solidité défensive de l’équipe. Et puis, il y a Alex Pouilleux qui est blessé en ce moment (déchirure lors de la 1ère journée) et qu’on avait récupéré à Six Fours. Bref, il y a ce qu’il faut pour espérer !

L’ambition, c’est donc la montée ?

Oui, c’est la montée ! Le club et nous souhaitons accéder à l’étage supérieur. Pour cela, il va falloir enchainer la compétition et qu’on se mette au niveau. Il y a de gros concurrents comme Draguignan mais la poule reste assez homogène avec des équipes qui peuvent emmerder tout le monde sur un match. A nous de jouer !