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Sofiane Abidat « Le CS Constantine, c’est un autre niveau, un autre monde ! »

10/10/2019 à 11:36

Sofiane Abidat, ancien de Cuers-Pierrefeu, de La Seyne et du RFC Toulon, était adjoint de la sélection de Palestine durant la Coupe d'Asie. Aujourd'hui, depuis juillet, il est entraîneur-adjoint de Denis Lavagne au CS Constantine en D1 Algérienne. Le technicien varois nous raconte son expérience et parle de son futur. Interview.

Sofiane, comment est venue cette opportunité d’aller entraîner le CS Constantine ?

Par rapport à la Coupe d’Asie, je savais qu’il allait y avoir un avant et un après. Cet été, j’ai eu des contacts à gauche, à droite, même dans des clubs de N2 en France. En juillet, j’ai eu un coup de téléphone du président du CS Constantine. Ils m’ont contacté car ils cherchaient un adjoint. Après, ils ont vu sur mon CV que je maîtrisais la vidéo. J’étais le profil idéal pour eux ! Le président m’a exposé le projet, j’ai pesé le pour et le contre et je me suis dit pourquoi pas ! Après tout, il n’y qu’1h10 de vol et c’est un championnat que je connais. J’ai rejoint le club au mois de juillet, j’ai signé mon contrat.

Vous travaillez donc avec Denis Lavagne. Comment ça se passe entre vous ?

Denis Lavagne ? C’est l’ancien responsable du centre de formation du Havre, il est passé par Nîmes, Bastia, Béziers ou encore l’équipe nationale du Cameroun. Pour moi, c’est une opportunité de travailler avec lui. Il a un CV très étoffé et j’apprends beaucoup à ses côtés. En Juillet, on a fait le stage de préparation en Tunisie et ça s’est très bien passé. Mon intégration s’est faite facilement. Les joueurs et le staff m’ont bien accueilli. Avec Denis, il y a une vraie complicité, de la confiance, comme si on se connaissait depuis toujours.

Comment se passe le début de championnat sportivement parlant ?

C’est un début de saison mitigé ! On compte 4 défaites, 2 nuls à la maison et 3 victoires. On s’est fait éliminer en Ligue des Champions face à une équipe du Bahreïn. A l’aller, on avait gagné 3 à 1 mais au retour, on avait perdu chez eux 2 à 0. C’est difficile de trouver une stabilité. Tout le monde reconnait que le contenu est bon ! On se crée pas mal d’occasions mais on a un problème d’efficacité devant le but. Aussi, on encaisse des buts bêtement, on fait des cadeaux à l’adversaire. On essaye à 3 derrière ou à 5 mais malheureusement, pour l’instant, il n’y a pas vraiment de système qui convienne. A 4 derrière, on est un peu mieux…

C’est donc déjà très chaud pour vous et le staff…

Oui, d’ailleurs on a un match très important le 23, à domicile, face à la Jeunesse Sportive de Kabylie. On est obligé de gagner sinon il risque d’y avoir des conséquences… Pourtant, c’est le même groupe que l’année dernière, seulement 4 joueurs sont partis. Ils se connaissent entre eux, il y a une bonne ambiance. Après, comme partout, le problème c’est les résultats. Regardez à Lyon avec Sylvinho ! Malgré son CV et tout ce qu’il a mis en place, quand il n’y a pas de résultat, tu pars.

Comptez-vous revenir en France un jour ? Continuez-vous à vous renseigner sur les équipes du Var ?

C’est vrai qu’en France, j’ai eu plusieurs opportunités avec des clubs de N2 qui ont un bon projet cet été. Pour l’instant, je suis là, en Algérie, mais je ne ferme pas la porte ! Si j’ai une belle opportunité en France ou ailleurs, comme dans les pays du Golfe par exemple, je regarderai. Mais c’est vrai que le CS Constantine, c’est un autre niveau, un autre monde. Est-ce que je continue à me renseigner sur les clubs du Var ? Oui, j’ai vu la situation du SC Toulon. C’est difficile cette année… ils se sont séparés de Pujo pour prendre Zvunka. Je lui souhaite bonne chance et beaucoup de réussite.

Revenir dans un club amateur du Var, c’est encore possible ?

Dans le passé, j’ai aidé pas mal de clubs comme Cuers-Pierrefeu, La Seyne, le Racing Toulon… J’ai apporté une expérience aux petits. Après, le haut niveau, c’est autre chose et je ne compte pas en rester là. Je n’ai pas de plan de carrière dans ma tête, je vis au jour le jour, je prends les choses comme elles viennent. J’ai la chance de faire de ma passion un métier. Tout le bonheur est pour moi !