CDF5e Tour

Victor Zvunka « Si un entraîneur n’y croit pas, il doit arrêter tout de suite ! »

09/10/2019 à 16:35

Le nouvel entraîneur du SC Toulon, Victor Zvunka, se confie pour Actufoot sur son choix de rejoindre le club de la Rascasse. Pour sa première à la tête de l'équipe varoise, le technicien se déplacera à l'AS Cannes, son ancien club, dimanche, pour un 5e tour de Coupe de France alléchant. Interview.

Victor, pourquoi un retour en France et pourquoi Toulon ?

Parce que j’étais en fin de contrat en Tunisie. J’étais sur le marché, à la recherche d’une proposition. Jean-Marc Ferreri que je connais et qui est très proche du président m’a téléphoné et il m’a demandé si ça pouvait m’intéresser. J’ai dit « oui pourquoi pas ! » Ça a débouché sur une réunion avec le président et Jean-Marc, on s’est entendus sur les propositions et j’ai signé. J’espère que Jean-Marc va pouvoir venir et être encore plus présent pour travailler, qu’il rejoigne le staff et nous accompagne en tant que manager général. Sinon, j’ai choisi Toulon parce qu’il y a une histoire, une passion pour le foot à Bon Rencontre et que pour un club de N1, avoir 2500 à 5000 spectateurs au stade chaque week-end, c’est super intéressant pour une équipe.

Que pouvez-vous nous dire du groupe toulonnais ?

J’ai appris à mieux les connaître par internet. J’ai regardé sur le site de la Fédération, sur le compte Facebook du club où il y avait les extraits des matchs, sur France Football et j’ai appelé des amis qui suivaient le championnat de National. Dans cette équipe, c’est sûr qu’il n’y a pas beaucoup de joueurs qui ont l’expérience du N1 ou de la L2, mais ils ont des qualités que l’on va essayer d’améliorer. On va tenter d’échapper au peloton pour se maintenir.

Il y a un espoir de s’en sortir ?

Oui, je pense. Si un entraîneur n’y croit pas, il doit arrêter tout de suite ! 6 match nuls et 4 défaites sur des petits scores, ça veut dire qu’il ne manque pas grand chose. Peut-être un supplément de volonté ou d’expérience ? Je veux aider les joueurs à progresser pour transformer ces nuls en victoires.

Au niveau du recrutement, avez-vous des idées en tête ? Des joueurs que vous connaissez ?

Il y en a que je connais, d’autres non… Le principal pour moi est de bien jauger mon équipe. Il va y avoir des suspendus, des blessés… il me faudra une quinzaine de jours pour mieux connaître le groupe, puis on verra si on doit prendre des renforts. Jean-Marc et moi, on a de expérience dans des clubs pros alors peut-être que des joueurs pourraient nous intéresser et peut-être que des éléments pourraient venir à Toulon pour prendre un peu d’apprentissage et nous aider à nous maintenir.

Quelle est votre philosophie de jeu ? C’est quoi la méthode Zvunka ?

J’aime bien avoir une équipe qui joue au ballon. D’ailleurs, on va travailler ça toute la semaine. J’aime les équipes qui vont de l’avant ! Depuis toujours, même quand je jouais, c’était ma mentalité. Il faut que l’on puisse se reposer sur des bases solides. Si on attaque mal ou on défend mal, on se retrouve en difficulté. On n’a pas pris beaucoup de buts depuis le début de la saison donc on essaiera de marquer un peu plus. Il faudra posséder un peu plus le jeu pour mettre l’adversaire plus en difficulté. On veut aller trop vite, il y a trop de déchets et ça se transforme parfois en piège. Moi, tout le monde le sait, ma philosophie c’est travail et rigueur ! Là-dessus, je serai intransigeant. Celui qui ne voudra pas se retrousser les manches, ce sera compliqué pour lui…

Pour votre premier match à la tête du SC Toulon, vous allez vous déplacer à l’AS Cannes pour un match de Coupe de France. C’est particulier de faire ses débuts face à un des ses anciens clubs ?

Oui car quand j’y étais, j’ai quitté le club avec beaucoup de regrets. Il y avait du potentiel… Mais ça a été gâché par des choix qui n’ont pas toujours été judicieux. Il y avait quelques bons joueurs mais ça n’a pas suffit. Pour ma première, ce sera un match de coupe. Ça tombe bien, j’adore cette compétition. Ça montrera le tempérament de mon équipe. A la fin du match, il faudra un vainqueur.

Keevin Hernandez