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Eric Borghini « Dans ce contexte, le plus simple, c’est de retourner devant le peuple »

12/07/2019 à 17:31

Eric Borghini, Président de la Ligue Méditerranée, s'exprime concernant la situation du District Grand Vaucluse et son Comité Directeur.

« Les clubs en ont par dessus la tête »

« En tant que président de la Ligue, je suis naturellement préoccupé et même très préoccupé par la situation de blocage institutionnel que connaît ce district. En raison de toute cette actualité, le Comité Directeur de la Ligue a décidé depuis quelques semaines déjà de geler tous les flux financiers en direction de ce district, sauf en ce qui concerne les techniciens parce qu’une partie des salaires des techniciens est payée par la Ligue qui donne une subvention et donc hors de question que les techniciens soient atteints par les problèmes généraux du district. Mais c’est vrai qu’on est dans une situation de blocage que la Fédération suit de près. Je crois que le Comité Directeur du district a désigné un nouveau président par intérim qu’il devrait valider à l’AG d’hiver. Le district ferme ce soir pour deux ou trois semaines, pour l’été. Pour l’instant, le district fonctionne avec son administration districale et on va voir ce que ça va donner à la reprise. Il est certain qu’on ne pourra pas perdurer dans une situation comme celle-là. Il y a des membres du Comité Directeur qui ont démissionné, il y a le précédent président par intérim qui a été désavoué avec plus de 70% des voies de l’AG. Je ne sais pas ce que donnera le nouveau président par intérim. On est vraiment dans une situation bien bloquée. Dans ce contexte, le plus simple, le plus normal, le plus efficace, c’est de retourner devant le peuple, c’est que le Comité Directeur démissionne, qu’il se représente s’il veut, mais il lui faut une nouvelle légitimité. On ne peut pas bricoler comme ça ! On démissionne, se présente qui veut, on fait une liste, deux listes, trois listes, il y a un vote, une nouvelle élection, une nouvelle gouvernance ou la même gouvernance reconduite et puis la ligue en tirera toutes les conséquences. On travaille dans l’intérêt de la discipline. Ma préoccupation, c’est le développement du football dans le Grand Vaucluse, c’est le service public sportif, c’est l’accueil des licenciés qui est important puisqu’il y a une hausse de 5% dans tous les Districts de la Ligue, il faut donc que ces jeunes, ces gamins et ces gamines, grâce à la Coupe du Monde Féminine on puisse les accueillir, il faut que les clubs puissent travailler, il y a des actions techniques à mener. Je ne pousse à rien, vous me posez la question je réponds, mais il me semble qu’il y a une certaine logique, une certaine dignité, un certain honneur à un moment donné à dire : voilà il y a une situation de blocage, il y a eu ce qu’il y a eu, on revient devant vous ou on ne revient pas d’ailleurs. Les clubs décideront comme toujours, comme ça doit être fait ! Le football, c’est la fraternité, la joie de vivre, c’est une école de la vie, c’est former l’enfant citoyen, c’est former des actions techniques, c’est permettre aux gamins et gamines de se développer, de s’épanouir, c’est donner de la joie et du bonheur, apporter des valeurs dans le monde très difficile où nous vivons et pas du tout de s’enserrer dans des querelles de pouvoir qui n’intéressent personne car j’en suis persuadé, les clubs en ont par dessus la tête. Eux, ce qu’ils veulent c’est jouer au football et pas être en permanence en conflit avec la Ligue, ou contre telle et telle personne. »