National 2 (groupe D)22e journée

Antony Gauvin (Vendée Fontenay Foot) : « Détermination ? Agressivité ? Je ne peux pas leur mettre des coups de pied au cul »

11/03/2018 à 13:21

Remonté. Déçu. Très déçu. Antony Gauvin revient sur la défaite concédée hier soir par le Vendée Fontenay Foot. Et de ne pas épargner son groupe qui aura pêché dans l'envie et la détermination.

1-2

En recevant la lanterne rouge Trélissac FC hier soir, le Vendée Fontenay Foot se devait de gagner, « impératif » annonçait le coach Antony Gauvin. Obligatoire, peut-être. Mais non avec une défaite (1-2) au dernier coup de sifflet.

16e

Le Vendée Fontenay Foot recule à la seizième et dernière place du classement à un point du premier non relégable, la réserve du Havre.

Phase arrêtées

« J’ai revu le match ce matin. Ils ont deux frappes cadrées en deuxième mi-temps. Et marquent sur deux coups de pied arrêtés. Le premier, but contre notre camp. Anthony Lamonge manque sa sortie aérienne, personne ne touche le ballon qui rebondit sur la cuisse de notre défenseur latéral. Sur le deuxième, notre gardien peut sortir le ballon sur le corner. Mais non. Le gars se retrouve tout seul et marque » dissèque Antony Gauvin.

Insuffisance

« Que dire… On a manqué d’agressivité, de détermination. Sur des phases comme cela, il faut être le premier sur le ballon. Point. Cette équipe de Trélissac l’a fait sur nos situations. Nous, non. On s’incline dans un match à notre portée. Alors oui, on a eu une plus grande maîtrise technique et la domination territoriale mais cela est insuffisant, insuffisance dans trop de domaines. Trélissac en voulait plus » appuie le technicien du Vendée Fontenay Foot.

Pas au niveau

« A 1-2, on a des situations pourtant. Des ballons qui passent devant le but, des frappes contrées, quelques tirs. Toujours un pied, un défenseur pour contrer. On a essayé mais avec bien trop de maladresse. Alors oui, il y avait des joueurs absents et la qualité globale de l’équipe s’en est ressentie. Offensivement nous ne sommes pas au niveau : il faut être réaliste et objectif » reconnait Antony Gauvin. Factuellement clair et net puisque au niveau des buts inscrits, c’est famélique avec seize pions en vingt-deux journées. Soit la pire attaque du groupe.

Faillite

A l’exception de la belle saison dernière, la première du VFF est de nouveau condamnée à s’arracher pour sauver sa peau. « On va devoir aller au-delà. Montrer autre chose. J’avais insisté dans la causerie sur l’obligation faite aux joueurs d’être déterminés, agressifs, saignants, vaillants. Rien ne s’est passé. On a failli. Je ne peux pas leur mettre des coups de pied au cul. On va devoir se bouger » assène l’entraîneur qui au terme de cette saison bouclera sa huitième saison au club.

Avenir

Justement l’avenir ? En N2 ou N3, impossible à savoir. « Je ne me pose pas cette question. J’irai au bout de la saison et donnerai toute mon énergie pour que le club se maintienne. J’ai le soutien de mon président, du vice-président. Ils assistent à chaque match et à toutes les causeries. Il voit mon travail et les conditions dans lesquelles il est effectué. Sauf que je ne suis pas avec une manette de Playstation pour diriger les garçons et leur investissement » complète l’entraîneur.

8 rencontres, championnat à 4

Il reste huit journées avant le verdict. Le VFF est engagé dans un mini championnat à quatre (Rennes B, Trélissac et Le Havre B) pour éviter une des trois places synonymes de descente. « Il faut qu’on reste au contact. Absolument. Le but est de gagner ce mini championnat. Tout le monde connait le contexte. J’ai des garçons intelligents, un groupe réceptif. Alors il faudra le montrer » conclut Antony Gauvin.

19 mai, dernière journée décisive ?

Mettre ses tripes sur le pré, dans le pire des cas, le 19 mai prochain lors de la réception à Murzeau de la réserve havraise, partie dont le résultat pourrait conditionner le sort de toute une saison pour le maintien ou la descente…

Crédit illustration : archives Actufoot.com/85.