Coupe de France16e de finale

Jean Louchet (Les Herbiers) : « L’engouement de l’an dernier nous suit encore »

22/01/2019 à 8:50

Gardien remplaçant en Coupe de France l'an dernier, Jean Louchet, 22 ans, est cette fois-ci titulaire dans la compétition dans laquelle son club, le Vendée Les Herbiers, est le dernier finaliste. Un changement de statut que le jeune homme, passé par le PSG et Reims, et numéro 2 en championnat, vit sereinement. Avant le déplacement au FC Villefranche-Beaujolais, en 16e de finale, le portier s'est confié avec le sourire sur son rôle.

L’an dernier, Les Herbiers atteignaient la finale de la Coupe de France. Vous ne jouiez pas. Cette année, vous êtes titulaire et toujours en lice.

Oui, ça fait plaisir de jouer, mais je ne compare pas l’année passée avec celle-ci. C’est différent. Je suis content de jouer, le peu qu’on a, on fait du mieux qu’on peut.

Les Herbiers et la Coupe de France, c’est un lien fort maintenant.

Oui, forcément. Avec l’engouement de l’an dernier, ça nous suit encore. Il y a du monde à chaque fois à l’extérieur, ça fait plaisir, ça donne envie d’aller le plus loin possible.

Que reste-t-il de cette aventure vécue ?

Il reste beaucoup de souvenirs, un super groupe de potes, que des bons moments. C’était super, mais c’est passé. Il faut voir devant, ce sont les objectifs en championnat et en coupe, jouer le mieux possible. On verra ce que ça donne dès demain (aujourd’hui, NDLR).

Quentin Bonnet (à gauche) et Adrian Dabasse (à droite) entourent Jean Louchet, dans une partie de baby-foot, à Clairefontaine, avant la finale de Coupe de France, l’an dernier. (Crédit : VHF – EG)

Quel est l’état d’esprit avant ce 16e ?

On l’aborde très sereinement. On sait que c’est une bonne équipe qu’on aura en face demain. Ca va être un bon match, il y aura surement du monde. Tout le monde a envie de jouer ces matches-là. On a hâte d’y être, de pouvoir se confronter, et pourquoi pas se qualifier, en tout cas, on le souhaite tous, donc on fera tout pour.

Que savez-vous du FC Villefranche-Beaujolais ?

Le peu qu’on a vu à la vidéo, ça a l’air d’être une équipe qui joue bien, dans un système qu’elle maitrise. Ca ne sera pas facile. C’est chez eux, on a nos qualités, nos forces, de bons joueurs. Nous avons nos chances de gagner.

Vous avez battu Tours, équipe de National, chez elle, au tour précédent. Il y a une expérience Coupe de France qui vous aide ?

Oui, ça montre la force du groupe. Dans les matches couperet, ça montre qu’on est présent. Chez l’adversaire, ça joue peut-être. C’est plus une force, si ça peut continuer et nous suivre avec la même réussite, on fera tout pour la saisir. Peu importe les matches, on veut donner le meilleur de nous et les gagner. C’est bien pour le club et l’équipe qui le méritent.

L’apport d’anciens comme Pierre Germann compte…

Tous les anciens de l’année dernière qui ont fait l’épopée aident, ils sont leaders dans le groupe. Ils connaissent ces moments, ils savent comment les gérer. Il y a d’autres joueurs expérimentés, qui ont connu le niveau supérieur, donc c’est plus facile, ça aide.

Stéphane Masala vous fait confiance dans cette épreuve…

Oui, ça fait plaisir. Ca fait deux ans que je travaille avec lui. Il me connait très bien et je connais très bien sa façon de manager. A chaque fois qu’il fait appel à moi, je dois répondre présent, montrer qu’il peut compter sur moi.

Ce statut était clair dès le début ?

Pas forcément, c’était ouvert. Puis, ça s’est fait comme ça, je joue la coupe, Dan (Delaunay), le championnat. On verra par la suite, l’ambiance est très bonne. Chacun a son moment pour pouvoir montrer ce qu’il vaut.

On évoquait les leaders. Vous en êtes un, par votre passage dans les réserves du PSG ou de Reims.

Ca m’a fait apprendre les bases, les qualités que je peux avoir maintenant. L’objectif est de montrer que je peux jouer ailleurs que dans une réserve pro, que j’ai le niveau pour jouer au dessus, prétendre à être titulaire. Cette expérience m’a aidé, je retiens du positif. Même ces années aux Herbiers m’ont fait du bien, autant mentalement que sur les qualités que j’ai pu développer avec le coach des gardiens.

Qu’est-ce qui change entre ces deux mondes ?

C’est totalement différent. Quand on est une réserve d’un club pro, on veut développer du jeu, on finit au milieu de tableau. Il n’y a pas d’objectif comptable, si ce n’est, ne pas descendre. Là, l’objectif est très clair, on veut monter, ce n’est pas pareil. Les attentes sont différentes sur moi ? C’est vrai qu’il y a un peu de regard différent. L’an dernier, il y avait un très bon gardien, ce n’était pas évident de gratter du temps de jeu. Je ne connaissais pas trop ce type de vestiaire et ce rapport à la victoire. Peu importe la manière, il faut gagner. Si l’adversaire est bon, il faut être très bon, s’il n’est pas bon, il faut être pas bon plus.

Il y a un peu plus d’un an, Stéphane Masala a pris la tête de l’équipe (le 16 janvier 2018). Depuis, le groupe a fait face à de nombreux départs.

Le groupe a beaucoup changé cet été. Ce qui a été bien, c’est qu’il a su vite nous montrer ce qu’il attendait de nous, il a fait passer son message, qui passe bien. Il est apprécié de tous. Pour moi, c’est un regard extérieur, car je suis beaucoup plus avec l’entraîneur des gardiens, que le coach principal. Son message, c’est un coach qui aime le jeu, qui s’adapte à tous les niveaux, le National l’an passé, la N2 cette saison, mais les bases et le mot d’ordre restent les mêmes.

Crédit photo de Une : VHF – EG