Interview

Thierry Barbarit (La Roche VF) : « Philippe Violeau donne du poids à notre projet »

19/03/2019 à 13:27

Quelques semaines après avoir intronisé Philippe Violeau comme nouveau président du club, Thierry Barbarit, toujours en poste comme président-délégué de La Roche VF, présente ses ambitions.

Comment se passe la passation de pouvoir avec Philippe Violeau ?

La transmission se passe très bien, comme prévu. Je reste en fonction de président délégué, la vie continue. On continue à oeuvrer. Sur les jeunes, nous sommes très satisfaits du travail qui est fait. On espère que nos U16 montent en U17 Nationaux, nos U18 font une super saison aussi. En seniors, on avait des objectifs un peu plus ambitieux, la réalité nous a rattrapés, on joue le maintien, ce qui n’est pas facile. Pourtant, on a de la qualité parmi les joueurs, il faut qu’ils prennent conscience de leurs possibilités.

Quel est le rôle de Philippe Violeau ?

Aujourd’hui, il va oeuvrer davantage sur l’équipe Une, pour qu’elle devienne plus performante. S’il est venu, ce n’est pas pour rester qu’en N3. A nous de travailler, d’aller chercher des partenaires, de trouver des joueurs qui veulent s’impliquer dans ce nouveau projet. Moi ? Je suis au service du club. J’aime ma ville, j’aime mon sport.

Comment s’est faite la prise de contact ?

Elle s’est faite par l’intermédiaire de Jean-Pierre Corteggiani, on a appris à se connaitre, on a échangé. J’avais souhaité qu’il vienne nous rejoindre. Il a joué à la Roche, il est Vendéen, je voulais qu’il nous rejoigne pour son expérience du sport de haut niveau. Aujourd’hui, c’est ce qu’il nous manque, on n’arrive pas à passer ce cap, peut être par manque d’ambition, parce qu’on est trop frileux ou trop prudent. On a un manque de connaissance ou de réseau, Philippe a tout ça.

Qu’a-t-il déjà apporté ?

Aujourd’hui, son travail ne se voit pas. Il est en train de découvrir le fonctionnement du club, les hommes. Il y a une phase de découverte.

Ils sont en étroite collaboration avec Stéphane Mottin.

Il y a un bon échange entre eux. On est mobilisé pour le maintien. Avant de penser à la saison prochaine, il faut qu’on finisse celle-ci, au mieux, c’est à dire avec le maintien. Plus vite on sera maintenu, plus vite on pourra travailler pour la saison prochaine.

Donc Stéphane Mottin reste en poste.

Oui bien sûr, il a un contrat de 2-3 ans.

Ce rapport avec l’équipe première, ça ne vous manque pas ?

Si, ça me manque un peu. Ce qui m’intéresse, c’est l’odeur du vestiaire, l’ambiance, quand on part en déplacement, l’avant-match. En tant que président délégué, je vais pouvoir garder ça, je ne vais pas le lâcher, même si c’est chacun à sa place et les vaches sont bien gardées. Ce qui m’anime en tant que bénévole, c’est le match, la compétition. J’apporte mon avis. Philippe est arrivé avec Kévin Hautcoeur, qui est conseiller technique, qui vient travailler pour l’équipe 1, pour apporter, lui aussi, son réseau, sa connaissance de la compétition, sa compétence du haut niveau.

Avez-vous des contacts en vue de la saison prochaine ?

Oui, on en a déjà. On est dans la ville de La Roche sur Yon, on est dans une région qui attire. Il y a des joueurs en reconversion, ou par connaissance, ce sont des contacts qu’on avait aussi l’an dernier, mais Philippe donne du poids dans le projet. On essaie de construire, on avance doucement mais sûrement. Ce sont des gens qui ont connu le haut niveau.

Quel est le projet ?

Nos moteurs, c’est donner et prendre du plaisir, à tous les jeunes joueurs, les bénévoles, les parents et dire vous venez jouer à la Roche, vous pouvez atteindre le haut niveau. Notre objectif, c’est le National, on s’est toujours dit ça. On a les infrastructures pour ça, on est sur un territoire qui aime le foot, même si on ne peut pas avoir les yeux plus gros que le ventre. Si on a un projet dynamique, on va attirer des gens. Il faut que certains nous rejoignent pour investir. Au niveau des jeunes, on oeuvre pour avoir une bonne formation. On joue au niveau régional, on est très bien côté. Sur le plan des jeunes, on n’a pas à rougir de nos résultats, on est dans le haut du tableau, il faut qu’on continue ça.

Crédit photo : LRVF