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Said Ennjimi : « Il faut se déplacer, il faut aller voir les licenciés »

18/11/2020 à 16:01

A quelques jours de l'élection du président de la Ligue de Nouvelle Aquitaine, Said Ennjimi, l'actuel patron de l'instance régionale et candidat à sa propre succession, s'est livré sur Actufoot. Le bilan de son dernier mandat, l'avenir, la crise traversée par les clubs, son opposant, son indemnisation, l'ancien arbitre international fait le point sans filtre.

M. Ennjimi, dans cette période difficile, vous avez demandé aux parents de ne pas demander le remboursement de la licence de leur enfant. C’est un point important pour vous ?

Évidemment, on appelle nous les parents, les licenciés au sens large, à faire preuve de solidarité, vis-à-vis de leur club afin de ne pas demander le remboursement. On sait que ce n’est pas quelque chose d’évident. Surtout si nous n’arrivons pas à terminer nos compétitions. J’espère qu’au mois de janvier on sera en mesure de pouvoir reprendre jusqu’au 15 juillet, si nécessaire. Il en va de la sauvegarde de nos clubs. Donc c’est vraiment un geste de solidarité que je demande à tous. Puis pour les parents je leur demande aussi de nous faire confiance. Les clubs de Nouvelle Aquitaine ont vraiment été exceptionnels sur le protocole sanitaire, sur le port du masque, sur les gestes barrières, le geste hydroalcoolique. On a vraiment des clubs qui ont été formidables à cette occasion. Donc on veut dire à nos parents qu’ils doivent et peuvent nous faire confiance quant au fait que leurs enfants seront protégés sur le plan sanitaire et qu’ils pourront, surtout, faire du sport et s’épanouir grâce au foot.

Justement, cela fait partie d’un dispositif pour aider les clubs, comme ce prêt d’un million d’euros auprès de l’État. L’objectif est de ne pas laisser tomber ces clubs touchés par la crise ?

Bien sûr, déjà on a de la chance car notre ligue a bien fusionné et je pense qu’on a fait du bon travail, parce que ça nous permet aujourd’hui d’avoir une trésorerie de 7 millions d’euros, alors qu’elle était de 3 millions d’euros quand nous sommes arrivés. À l’intérieur de tout cela, vous avez la cession d’un bâtiment, le Bouscat, qui appartenait à la Ligue, cela vient rajouter 2 millions sur la mandature supplémentaire grâce à notre mode de gestion. Il est évident que ces 4 millions d’euros sont sur la table pour permettre à nos clubs, le cas échéant, de traverser cette période difficile. Évidemment, il faudra, si les clubs me considèrent comme légitime lors de l’élection vendredi et samedi, de débattre avec eux, sur les meilleurs moyens à mettre en oeuvre. Ce qui est important, c’est que nous sommes la seule ligue fusionnée qui est bien gérée financièrement et qui a quelques marges de manoeuvre. Cela nous permet d’être à l’appui de nos clubs, donc c’est vraiment une satisfaction pour moi, pour nous d’avoir pu créer ce contexte de soutien.

« Rien ne remplace un déplacement pour aller voir les gens »Said Ennjimi

Vous êtes un président proche des clubs, vous aimez bien aller au contact des acteurs du football amateur aujourd’hui…

C’est un vrai choix de gestion. C’est ce qui nous oppose avec mon opposant, qui n’hésite pas à déclarer qu’il sera plus souvent un président de bureau plutôt que de terrain. Ça n’a pas de sens de ne pas aller voir les licenciés. C’est le seul moyen, de pouvoir répondre à leurs attentes. Puis, même si ça m’occasionne 1500 km par semaine, le plaisir de voir et d’échanger avec les personnes est énorme. Il n’y a que ceux qui ne veulent pas se déplacer qui n’imaginent pas à quel point c’est plaisant pour un club, des licenciés, de voir le président. Puis, cerise sur le gâteau et sûrement le plus important, ça me permet de réfléchir à des schémas globaux qui sont susceptibles de s’adapter à tous pour qu’on ne laisse personne sur le côté. Il n’y a qu’en allant voir un club de 5ème division de district et le lendemain un club de N3, qui peut vous permettre d’établir des actions et des politiques. Rester dans son bureau, à part dire qu’on est président de Ligue et qu’on connaît le football, ça n’apporte rien, voire pas grand-chose. La vraie difficulté est celle d’avoir un territoire aussi étendu. Je ne peux pas me permettre d’aller voir un club des Deux Sèvres puis ensuite bouder un club des Pyrénées Atlantiques. Il faut se déplacer, il faut aller voir les gens. Il y a le matériel, le sportif mais aussi la bienveillance et le côté humain. Rien ne remplace un déplacement pour aller voir les gens.

Qu’est-ce que vous avez vu, justement, sur le terrain ? Est-ce que des choses vous en surprises ? Avez-vous remonté certains dysfonctionnements ?

Le premier sujet, c’est notre argumentaire de campagne, c’est les infrastructures. Il n’y a qu’en se déplaçant dans les petits clubs modestes que vous vous en rendez compte. Par exemple, les buvettes, pour certaines, sont dans un état délabré. On se rend compte aussi qu’on manque cruellement de terrains. La Nouvelle Aquitaine est dernière en terme de terrains synthétiques sur les 13 régions. On a 80 terrains synthétiques sur l’ensemble du territoire néo-aquitain. À titre d’exemple, l’Occitanie, qui nous ressemble (12 départements, 160,000 licenciés), dispose du double de terrains et elle se classe avant-dernière. Donc, on est très très loin des 350 terrains synthétiques de l’Île-de-France. Le fait de se déplacer, c’est découvrir que malheureusement en terme d’infrastructures on n’est pas à la hauteur. Pendant notre mandature on a multiplié par deux le nombre de projets de terrains synthétiques. Je tiens à remercier le conseil régional de Nouvelle Aquitaine, très à l’écoute et a compris que notre dernière position n’était pas acceptable.

Quel objectif visez-vous ?

Il est, dans une dizaine d’années, de rattraper notre retard. Nous voulons également mailler le territoire sur le plan global, lié aux valeurs du foot, mixité, entraide, solidarité. Il n’y a pas que les terrains autour de Limoges ou Bordeaux. Il y a surtout les terrains dans les petites communes. C’est là que ça nous intéresse de mettre le paquet. Aujourd’hui, c’est un message que j’envoie aux collectivités territoriales, il faut qu’elles sachent que le reste à charge est environ de 30% sur un budget qui avoisine le million d’euros pour construire un terrain synthétique. Donc on a vraiment besoin, et les collectivités territoriales jouent le jeu, d’elles aussi pour les encourager à créer ce genre de surface afin de nous aider à avancer. Voilà les sujets majeurs qui nous concernent. Une Ligue ce n’est pas seulement organiser les compétitions, ça ne suffit pas. Il faut qu’on soit moteur pour développer les terrains, moteur pour structurer davantage les clubs. Nous devons aider nos enfants, nos jeunes et nos moins jeunes.

« Le bénévolat aujourd’hui on en parle beaucoup mais on ne fait rien »Said Ennjimi

Un autre point qui semble important dans votre projet, c’est la place du bénévole. Vous luttez pour une reconnaissance du statut de bénévole, aujourd’hui ?

Absolument. Le paradoxe, c’est qu’on me reproche de ne pas être un président bénévole, ce qui est un faut sujet. Mais pour revenir à votre question, le bénévolat aujourd’hui on en parle beaucoup mais on ne fait rien. Notre sujet, c’est de dire qu’on voudrait qu’il y ait une cinquantaine de bénévoles choisis par les clubs, tous les ans, qui se rendent à l’Assemblée Nationale pour débattre avec des députés et sénateurs. L’Assemblée Nationale ça fait toujours plaisir aux gens de visiter cette formidable institution. Mais l’idée derrière tout ça c’est que plus on va à expliquer aux députés et sénateurs qui font les lois que le bénévolat a besoin d’un soutien. Plus on va le répéter chaque année plus on va être, un jour, en mesure d’être écoutés. Le second aspect, faut être honnête, sera difficile à mettre en oeuvre dans les prochains mois à cause de l’état des finances. C’est d’obtenir un crédit d’impôt bénévolat et un dispositif de points retraite pour nos bénévoles. On y mettra le temps nécessaire mais on y arrivera.

De quoi s’agit-il exactement ?

Pour schématiser le sujet, vous êtes dirigeant d’un club, vous êtes imposable, si vous souhaitez ne pas être remboursé de vos frais kilométriques, le club peut vous faire une attestation fiscale pour vous permettre de réduire vos impôts. En revanche, si vous n’êtes pas imposables, vous n’avez rien. L’idée est de s’occuper de cette deuxième partie de bénévoles qui ne sont pas imposables, pour qu’ils puissent recevoir une aide de la part de l’État, de ce qu’on appelle un crédit d’impôt. Ça permettrait d’être équitable vis-à-vis de tous. 50% de la population française est imposable donc, à l’évidence, on doit avoir 50% de nos bénévoles qui ne sont pas imposables aujourd’hui. Au-delà de ça, on aimerait obtenir des points retraite. Pour les bénévoles les plus actifs dans les clubs. Vous ajoutez les nouveaux terrains synthétiques, qui sont un véritable coup de boost pour les bénévoles, la restructuration et la formation. Tout ça rentre dans un contexte pour soutenir nos bénévoles, les plus anciens, et permettre à des plus jeunes de s’inscrire au sein du club. La démarche, en quelques mots, c’est de se dire, pour jouer au foot : on a besoin d’un terrain, d’un club le mieux structuré possible, des bénévoles engagés qui aiment ce qu’ils font mais qui sont considérés et des arbitres.

Vous évoquez les arbitres, contrairement aux autres ligues vous avez une hausse du nombre d’officiels…

Nous sommes la première Ligue en France dans le développement depuis deux saisons. Pour cela, nous avons une vraie trajectoire. On accompagne les arbitres tout au long de leur première saison. Nous avons aussi, ce qu’on appelle, des chargés de mission. C’est une trentaine de jeunes arbitres qui officient dans les plus hautes divisions régionales, voire nationales, et dont la fonction est d’aller voir les clubs pour pouvoir échanger avec eux sur la fonction d’arbitre et pourquoi pas recruter.

Mais vous avez aussi une hausse au niveau des arbitres féminines. Quel est votre secret ?

C’est simple, les filles ne raisonnent pas de la même manière que les garçons. Donc, ce qu’on a constaté c’est qu’une jeune fille qui décide de se lancer dans l’arbitrage, elle n’a pas d’amies ou de connaissance avec elle. Ensuite, elles sont très souvent envoyées dans des compétitions de jeunes garçons, ce n’est pas forcément évident pour elles à arbitrer. On les considère, dès le passage de leur examen comme arbitres de ligue. Ça veut dire qu’on les centralise au niveau de la ligue, les stages sont organisés entre filles. On propose aux clubs pour les filles (jeunes ou moins jeunes) des formations à 10€, au lieu de 170€, pour les week-ends d’immersion. Une fois que vous avez bien construit ces relations, le bouche-à-oreille fonctionne et elles peuvent ramener des amies à elles pour se former également.

« En quoi est-ce que ces personnes qui ne sont pas respectueuses sont importantes à nos yeux ? Elles ne le sont pas. On veut leur faire comprendre qu’elles n’ont pas leur place dans notre ligue »Said Ennjimi

Vous proposez aux joueurs suspendus d’arbitrer des matchs durant les suspensions. Quels résultats avez-vous eu avec cette démarche ?

Ils sont intéressants car dans la petite dizaine de joueurs et joueuses qui se sont intéressés à cette opportunité et sont devenus arbitres par la suite. Il y a une véritable pédagogie qui existe à cet effet. On espère que les joueurs et joueuses, lors de la commission de discipline, choisiront d’arbitrer pour purger leur suspension. A l’inverse, on est sans retenue par rapport à la violence. Que ce soit sur les terrains ou en dehors. Cela ne représente que 2% de nos joueurs et dirigeants. Ils doivent comprendre que nous n’accepterons pas la violence. Je souhaite valoriser les 98% restants. C’est aussi pour cela que nous proposons cette forme de pédagogie.

En terme de violence, par rapport aux années précédentes, est-ce que vous ressentez une baisse des incivilités dans les stades ?

Vous dire que ça baisse ce ne serait pas regarder la réalité en face. En fait, ce qu’il se passe vraiment c’est que la violence est beaucoup plus importante. Elle n’a pas augmentée en terme de chiffres. On a toujours 1 ou 2% de gens rudes ou violents. Mais cette violence est sans demi-mesure avec celle qui existait il y a 20 ans. Notre politique c’est de dire que si jamais nous ne sommes pas rudes vis-à-vis de cela, la violence va s’étendre. En quoi est-ce que ces personnes qui ne sont pas respectueuses sont importantes à nos yeux ? Elles ne le sont pas. On veut leur faire comprendre qu’elles n’ont pas leur place dans notre ligue. On les exclura si ils ne souhaitent pas avoir une attitude respectable.

Vous avez mis en place le label « seniors ». Pouvez-vous nous le détailler ?

Il y a le label « jeune » que tout le monde connaît qui est une distinction fédérale. Lorsque nous sommes arrivés on a trouvé ça dommage de labéliser que les clubs qui ont des jeunes et pourquoi ne pas s’intéresser également à ceux qui n’en ont pas. On a donc dupliqué le label « jeune » qui consiste en une multitude de questions et d’exigences pour aider le club à se structurer. En échange de cela, on accorde des dotations aux clubs qui peuvent aller des fois jusqu’à 1000 euros.

Avec les différentes aides financières que vous souhaitez mettre en place, ne craignez-vous pas que les clubs soient toujours en attente de la Ligue pour pouvoir grandir et mieux se structurer ?

Il y a deux sujets. Tout d’abord, il y a les fameux 4 millions d’euros qui sont déjà disponibles. Le prêt garanti par l’État (1 million d’euros) c’est pour nous permettre de garantir davantage le plan de secours mis en place pour les clubs. Je ne généralise pas la démarche, je la rends exceptionnelle sur le contexte d’aujourd’hui. Il n’est pas question d’être à l’aide financière des clubs durant 10 ou 15 ans. On parle vraiment de sortir des difficultés. Lorsque votre institution vous dit « ne vous en faites pas on est là », ça fait 80% du travail. Je sais très bien que beaucoup de clubs sont bien gérés financièrement, beaucoup de clubs nous disent qu’ils ne sont pas en difficultés. Mais Ils nous font part également de leurs inquiétudes pour les prochaines saisons. La vérité c’est plutôt de dire que nous sommes là. Il faudra aider ceux en grande difficulté. Nous ne sommes pas fous, on ne va irriguer pour irriguer. On demandera des justifications aux clubs qui seront susceptibles de vouloir avoir notre aide.

Revenons à votre indemnisation. Vous nous avez dit juste avant que c’est un argument que votre opposant utilise contre vous. Aujourd’hui, quel est l’intérêt d’avoir un président de Ligue indemnisé ?

C’est d’ailleurs le seul sujet sur lequel mes opposants s’activent. J’aurais préféré débattre du label « senior », des infrastructures, des pyramides de compétition, ça aurait plus intéressant. Le sujet c’est de se dire la chose suivante : est-ce qu’il ne vaut mieux pas un président de district comme de ligue, indemnisé et qui va répondre de sa gestion ? Plutôt que d’avoir des dirigeants bénévoles qui font toujours ce qu’ils peuvent mais qui n’ont pas une obligation de résultat ? Donc je préfère le principe de l’obligation de résultat. Les clubs je ne peux pas leur dire « je suis désolé je n’y arrive pas », je leur dis « j’y arrive ». Et si jamais je n’y arrive pas, c’est démocratique chez nous, les clubs à chaque mois de novembre votent pour ou contre l’indemnisation en fonction des résultats obtenus. Et si le contre l’emporte, je n’aurais pas d’indemnisation, c’est aussi simple que ça. Et les clubs peuvent exiger des résultats. Si en assemblée je vous présente un bilan négatif, quand est-ce que vous allez voter pour ? Jamais ! Il n’est pas inutile de rappeler que M. Combaret a été rémunéré pendant 18 mois avec un véhicule de service. J’ai de la peine pour lui d’être capable de boire la soupe le lundi puis cracher dedans le mardi.

« Ça ne suffit pas d’arriver autour de la table et dire « je suis président de la ligue ». Il faut aussi avoir des résultats. »Said Ennjimi

Est-ce que vous luttez concrètement aujourd’hui pour la professionnalisation du poste de président de Ligue ?

Pour moi, il y a une nécessité de professionnaliser une structure qui pèse 10 millions d’euros et 50 salariés. Travailler 7 jours sur 7 et obtenir des résultats, je pense qu’on le mérite. Et je sais que c’est l’avenir. Après moi il y aura des gens de bonne qualité qui viendront s’inscrire dans la démarche parce qu’ils seront compensés. Pour ma part, je gagnais très bien ma vie avec mon activité d’expertise comptable avant d’intégrer la Ligue. J’ai été obligé de me justifier, et c’est bien normal, auprès de la FFF, en leur indiquant que je ne percevais plus de ressources de la part de mes autres activités.

« Que des vieux » « pas assez de jeunes », ce sont des reproches qui sont faits aux instances souvent. Est-ce que justement cette indemnisation ne va pas ramener un nouveau dynamisme ? Cela prend du temps d’être président d’une instance régionale ou départementale…

Vous avez totalement raison. L’indemnisation si on s’éloigne du côté matériel, c’est aussi de la reconnaissance car vous avez un véritable statut. Notre public de trentenaire, quarantenaire, ce n’est pas le même que celui de nos aînés. Donc on peut se préparer, dès aujourd’hui, à cette mutation indispensable. Nous sommes la seule ligue fusionnée à avoir bien fusionné. C’est difficile de demander à un président de ligue ou de district bénévole, d’accepter de s’assoir en face d’un salarié qui ne veut pas travailler, pour lui dire « travaillez monsieur, sinon on ne va pas pouvoir vous garder. ». C’est difficile de dire à une section sportive « je suis obligé réduire votre subvention car le travail que vous effectuez n’est pas conforme à ce qu’on vous demande ». Ça ne suffit pas d’arriver autour de la table et dire « je suis président de la ligue ». Il faut aussi avoir des résultats.

Pour terminer, c’est une campagne électorale qui n’est pas simple… Qu’en pensez-vous ?

C’est une campagne malheureuse et indigne de la part de mes opposants. A aucun moment ils ne pensent aux clubs. Ils n’ont aucun programme et encore moins de compétences. Les seuls sujets qui les animent sont de parler de mon indemnisation alors qu’un vote démocratique a lieu tous les ans. Ils n’ont de cesse aussi de tenter de nous faire passer pour des voyous aux yeux des clubs par diverses manoeuvres ignobles. M. Combaret, et certains de ses amis, n’honorent pas le football. Au contraire ils n’ont de cesse de pratiquer la politique de la terre brulée afin de masquer leurs incompétences profondes. Les clubs n’en veulent plus et je n’ai aucun doute sur leur souhait de tourner enfin la page de ses faux bénévoles de pouvoir qui ne luttent que pour leurs places.