N2 (D)23e j.

François Lajugie (Limoges FC) : « Un doublé important pour moi et le club »

20/03/2018 à 15:28

Milieu de terrain défensif de 22 ans, François Lajugie a inscrit deux buts, samedi, lors de la remontée du Limoges FC face à l'AC Boulogne Billancourt (4 - 2). Un succès qui pourrait mener son club vers une nouvelle saison en National 2. Interview.

Quelle importance avait le rendez-vous face à l’AC Boulogne-Billancourt ?

C’était un match qui allait conditionner notre fin de saison. En gagnant, on fait un grand pas vers l’objectif du maintien sportif. Même si le contexte est pesant, on fait le job sur le terrain.

Vous avez connu des difficultés.

On a eu une entame de match compliquée, puisqu’on a encaissé deux buts. Mais on a une équipe jeune, on a du caractère, et on a réussi à marquer le 2-1 avant la mi-temps. A la pause, le coach nous avait bien remonté. Il fallait faire abstraction de ce qu’il y avait autour. Il y avait la place pour l’emporter.

Ce que vous faites, avec deux buts personnels.

Ca fait du bien pour la confiance et la fin de saison. C’est un doublé important pour moi et pour le club.

Vous avez onze points d’avance sur le premier relégable. Le maintien est-il acquis ?

Ce n’est pas encore fait mathématiquement, mais ça l’est quasiment. A nous d’enchaîner les victoires, de faire de bons matches pour faire le job jusqu’à la fin de saison.

Vous évoquez le contexte. Comment le groupe a vécu les trois points en moins, pour manquement aux règles de la DNCG, les retards de paiement, et les rumeurs de grève ?

Les trois points en moins, on savait que le club avait des difficultés, mais on ne s’imaginait pas que ce serait à ce point là. Ensuite, on est revenu en janvier, il y a eu des retards de paiement, des salaires non versés. On s’est posé des questions avec le staff. Mais il n’y a pas eu de grève. On s’est dit qu’il fallait jouer. Ce qui se passait hors terrain n’était pas de notre ressort. On était dans l’attente que la situation évolué et, pendant ce temps, on a plutôt bien joué.

Ce n’était pas facile à vivre.

Ca a certainement pesé inconsciemment sur quelques-unes de nos prestations. Mais on s’est dit qu’il ne fallait pas lâcher. On devait faire ça pour le club et nous. En terme d’image ? Bien sûr, ça nous aurait desservi le club et les joueurs.