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Senou Coulibaly (ex Mantois, Cergy) : « Être persévérant et ne jamais croire que c’est fini »

29/09/2018 à 10:05

Après seulement une saison en National 2 sous le maillot du FC Mantois, Senou Coulibaly a signé son premier contrat pro en faveur de Dijon (L1) cet été. Une ascension fulgurante pour le défenseur central de 23 ans qui évoluait encore en Régional 2 lors de la saison 2016-2017 à Cergy-Pontoise. Entretien.


Senou, pouvez-vous nous raconter ce conte de fées : cette signature professionnelle à Dijon alors que vous jouiez en N2 la saison dernière ?

L’an dernier à la même époque, je n’avais pas encore joué le moindre match de National 2. J’avais uniquement évolué en R2 (ex DSR). Après ma superbe saison en CFA au FC Mantois, j’ai eu cette opportunité d’aller à Dijon. Le club m’avait supervisé sur quelques matches. J’avais d’autres propositions mais Dijon a montré le plus d’intérêts à mon sujet.

Vous y allez pour apprendre ou pour être titulaire ?

J’y vais pour les 2 ! J’y vais pour apprendre dans un premier temps, parce que le palier N2 – Ligue 1 est quand même énorme. Mais je vais tout faire pour jouer, c’est mon but premier.

Quand reprenez-vous avec le groupe profesionnel ?

Le 03 juillet.

La préparation estivale est-elle différente entre un club de CFA et un club de Ligue 1 ?

Non pas énormément. J’ai reçu un programme de préparation et il n’est pas différent. Je suis quelqu’un d’affûté donc ça facilite un peu les choses…

Quel match avez-vous déjà entouré sur le calendrier ?

Je suis supporter du PSG depuis tout petit mais je regarde tous les matches de Ligue 1 et de Ligue 2.
Ça serait quand même une occasion particulière de pouvoir jouer contre le PSG et de fouler la pelouse du Parc des Princes.

Comment s’est passée votre dernière saison à Mantois ?

Les 2 premiers matches ont été un peu compliqués au niveau de l’adaptation mais le coach m’a fait confiance. Je n’ai fait que monter en régime durant toute la saison. A chaque match, je m’améliorais. Ma régularité a payé.

Vous aviez commencé à Cergy ? À quel âge ?

Oui, vers 9 ans. J’ai fait quasiment toutes mes classes à Cergy. J’ai joué 1 an à l’Entente SSG en DH, où nous avons tout gagné : coupe du Val-d’Oise, coupe de Paris et championnat. Après j’ai arrêté un an. Ensuite, je suis retourné à Cergy avant d’aller au FC Mantois.

Pourquoi avez-vous arrêté ?

Pour des raisons familiales, je n’avais plus trop la tête à jouer au foot. J’ai arrêté juste un an.

La reprise derrière n’a pas été trop compliquée ?

J’ai eu la chance de retourner à Cergy et de retrouver le coach que j’avais eu à Sannois : Nuno Suares. Il me connaissait et m’a rapidement remis en forme. J’ai retrouvé mon niveau assez rapidement.

Vous avez gardé contact avec lui ?

Je reste régulièrement en contacts avec lui.

Et avec Cergy ?

Je continue à suivre les résultats. J’ai entraîné les U16 féminines l’année dernière. Sinon j’allais les voir au stade. Ce sont mes amis et on se voyait souvent après les matches.

Vous jouez défenseur, pourquoi ce poste ?

Je ne sais pas… J’ai joué à tous les postes de la défense et devant la défense. J’aime bien défendre et anticiper. J’aime aussi quand ça joue.

A qui peut-on vous comparer ?

J’aime Boateng du Bayern de Munich.

Quelles sont les qualités indispensables à ce poste ?

Gagner ses duels peu importe l’adversaire et avoir une bonne relance.

Une bonne relance de derrière est-elle possible ?

On m’a demandé de dégager, de ne pas prendre de risques, mais le naturel revient toujours « au galop ».
J’ai essuyé quelques soufflantes cette année car je ne dégageais pas le ballon, je vais le faire 2-3 fois mais après, je vais essayer de relancer proprement.

Quel est votre geste préféré ?

J’aime bien la feinte de corps et j’en fais très souvent. Mon coach l’année dernière était agacé par ce geste.

Pourquoi on vous surnomme Senox ?

Des amis m’appellent comme ça, c’est vrai. C’est assez récent, depuis 3-4 ans.

Pour terminer, auriez-vous un conseil à donner aux jeunes qui souhaiteraient suivre votre parcours ?

Franchement, il faut être fort dans la tête et viser plus haut chaque saison. Il faut être persévérant. Ne jamais croire que c’est fini. C’est bien de travailler l’aspect physique mais le mental est aussi important.

Propos recueillis par Farid Rouas

Crédit Photo : DFCO

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