ITWPortrait

Aboubakary Kanté « Je ne me fixe pas d’objectif »

20/06/2017 à 16:27

C'est avec décontraction qu'Aboubakary Kanté s'est prêté au jeu de l'interview pour Actufoot. Le puissant attaquant a accepté de se confier avant son départ pour Béziers.

Pouvez-vous vous présenter pour ceux qui ne vous connaissent pas ?

J’ai 22 ans, j’ai été formé à Sannois St Gratien. J’ai joué dans les principaux clubs du Val d’Oise (Cergy, ASSOA et ESSG (3 ans)). J’ai aussi joué au Red Star et au Racing Colombes.

A quel âge avez-vous pris votre première licence ?

Dès le premier âge (6 ans), j’ai commencé à taper le ballon très rapidement. Au quartier, je m’entrainais avec les gens de la cité, avec mon grand frère Sirou. Voilà c’était en moi, j’avais l’impression qu’il fallait que je fasse du football, c’était important de suivre le mouvement. En plus, j’étais assez habile balle au pied…

Quel a été votre premier poste au football ?

J’ai toujours joué numéro 9. Aucun coach ne m’a promis à ce poste. Ça s’est fait naturellement, j’ai marqué des buts, j’ai pris la profondeur. J’ai toujours joué aux 4 postes du front de l’attaque.

Comment s’est passé votre saison à l’ASSOA ?

En fait, pour tout vous expliquer, je suis quelqu’un qui revient de loin car il y a peu de gens qui connaissent mon histoire. J’étais pendant 2.5 ans dans l’effectif National du Paris FC. Au début, j’étais quelqu’un sur qui on comptait énormément. Je me suis blessé aux ligaments croisés. C’est là-bas que j’ai signé mon premier contrat professionnel. A mon retour de blessure, l’équipe était mal, nous étions 20ième, un nouveau coach est arrivé. Il a fait des choix et je ne faisais pas partie de ces choix-là. Je suis revenu précipitamment, je voulais faire des matchs mais je me suis blessé aux ischios partout, aussi bien au CA Bastia qu’à St Ouen l’Aumône cette année.

J’ai eu un déclic en début d’année 2017 en Janvier. Je n’arrivais pas à enchainer trois matchs d’affilés en deux ans. C’était un calvaire pour moi. Je me suis dit que comme les médecins n’arrivaient pas à me soigner, j’allais le faire moi-même. Je me suis inscris en salle de sport à côté de chez moi pour faire du renforcement, tous les jours, tous les jours, et après, ça a fini par payer avec une très bonne deuxième partie de saison.

Pourquoi un départ à Béziers ?

Béziers s’est renseigné sur moi. C’est un club qui me connaissait déjà, qui me suivait. Ma deuxième partie de saison a prouvé aux gens que j’étais capable !

Ça sera votre deuxième club du Sud ?

J’avais d’autre propositions et des propositions alléchantes financièrement mais j’ai préféré le choix sportif. J’ai eu le coach au téléphone et son discours m’a vraiment plu. Il voulait vraiment que je vienne et c’est pour ça que j’ai fait le choix d’aller en National. En plus, le championnat en National sera très disputé l’année prochaine avec plusieurs clubs parisiens.

Votre plus beau but était contre qui et comment l’avez-vous marqué ?

Mon plus beau but, mon plus beau but (il réfléchit)… Franchement, je ne peux pas spécialement en décrire un…

Quel est votre joueur préféré en attaque ?

Je n’ai pas d’idole ! J’apprécie beaucoup certains attaquants de pointe. Je prends beaucoup exemple bien sûr, sur les grands joueurs !

Est-ce que vous faites des séances spécifiques devant le but ?

Oui bien sûr, c’est important pour un attaquant, il faut travailler devant les buts pour être efficace tous les weekends.

Quel est votre objectif de buts pour l’année prochaine ?

Cette année, j’ai marqué 6 buts en 11-12 matchs. Je ne me fixe pas d’objectif ! L’important est d’enchainer les matchs et de faire le maximum.

Pourquoi le surnom de Booba ?

(il rigole) Je ne sais pas, il faut demander à mes amis, à ma famille !