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Franck Dja Djédjé « Une remise en question perpétuelle »

29/05/2017 à 17:35

C'est en toute humilité que Franck Dja Djédjé s'est prêté au jeu de l'interview pour Actufoot95. L’attaquant de 31 ans qui joue au FC Irtych Pavlodar a accepté de se confier.

ITW Portrait 9.5 du mardi (temps : 22’ / lieu : à l’hôtel)

Pourquoi avoir accepté notre demande d’interview ?

J’accepte tout le monde et je ne suis pas difficile. Je suis ouvert avec tout le monde.

Pouvez-vous vous présenter ?

Je suis un peu connu en France, j’ai fait beaucoup de clubs, mais ce n’était pas ma volonté, il y a eu des imprévus.

Dans quel club avez-vous pris votre première licence ?

C’était aux Solitaires (club filiale du PSG). J’habitais à Aulnay sous-bois (93) et j’ai accompagné mon cousin qui allait dire au revoir. J’ai joué un match et j’ai été repéré par l’entraineur. J’ai joué 3 mois et ensuite j’ai signé au PSG.

Le PSG a été votre premier club professionnel ?

Oui, j’y suis arrivé en U13. J’étais en sport études, on s’entrainait 1 fois par jour.

Quel a été votre plus beau souvenir au PSG ?

Franchement celui qui me vient à l’esprit, c’est le jour où j’ai touché mes premiers équipements, mes premières Nike Mercurial !

Vous rappelez-vous de votre 1er poste ?

J’ai commencé comme libéro. En U15, j’ai joué latéral et en U17, j’ai changé de poste pour me spécialiser au poste d’attaquant.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de persévérer dans le football ?

Je suis arrivé à 9 ans en France, et ce n’était pas prévu. C’est lorsque je suis arrivé au PSG que j’ai voulu en faire mon métier et vivre de ma passion. Tout en continuant mes études en parallèle car c’est très important.

D’ailleurs la conciliation études / football n’était pas trop difficile ?

Je me souviens des semaines éprouvantes car il fallait concilier mes journées au PSG en réserve et les cours. Je me souviens que l’équilibre études / football était difficile, pesant et éprouvant.

Comment jugez-vous le football amateur ?

Pour moi, il a un peu évolué. Le monde amateur essaie de se professionnaliser et est de mieux en mieux organisé.

Avez-vous un surnom ?

Mon surnom était « Freezer » par les copains (en référence avec Dragon Ball Z) avec ma tête ronde et mes yeux en forme d’amandes.

Un mot sur le championnat kazakh ?

Je joue dans ce championnat depuis janvier 2017. Pour le moment, nous sommes 3ièmes (FC Irtych Pavlodar) pour essayer de décrocher quelque chose. C’est une saison correcte. Il y a 2 équipes au-dessus (Astana et Ordabasy) mais c’est un championnat avec un bon niveau.

Si je vous dis Aout 2005, vous pensez à quoi ?

C’était la victoire des moins 19 ans au championnat d’Europe à Belfast (Irlande). C’était pour moi une bonne bande de copains (Yoan Gouffran, Hugo Lloris, Yohan Cabaye, Moussa Sow, Yoann Gourcuff, Younès Kaboul, Geoffrey Joudren, Cédric Cambon, Didier Digard, Frédéric Sammaritano, Abou Diaby, etc). Nous étions sûrs de nous, après avoir gagné contre l’Espagne et le Portugal. C’était vraiment un bon moment !

Quel est votre 11 de rêve ?

Neuer

Dani Alves – Kompany – Ramos – Marcelo

Yaya Touré – Kroos

Neymar – Messi – Ronaldo – Robben

Quel conseil pourriez-vous donner pour devenir professionnel ?

Il n’y a pas que le talent, ça ne suffit pas. Il faut une part de chance, toujours continuer à travailler et être bon mentalement. C’est une remise en question perpétuelle !