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Kaourou Diallo (Paris Saint Germain) « Retrouver le plaisir d’être ensemble »

25/11/2020 à 10:16

Le redoutable buteur yvelinois de National, Kaourou « appelé » Kaou Diallo passé par Martigues, Brest est aujourd’hui éducateur U14 au Paris Saint Germain. Il se confie sur son rôle d’éducateur, sa passion, Anelka, Ribéry et la reprise des mineurs en décembre. Entretien !

Kaou, aujourd’hui vous êtes coach U14. Pourquoi cette catégorie ?

Aujourd’hui je suis sur les u14, une décision club et pour moi ça ne change pas énormément dans la mesure où le travail est le même.

« Les former pour les amener à évoluer à leur plus haut niveau possible »

Dans quelles conditions se définit ce choix ?

Être dans la préformation et la formation c’est idéal pour moi car ça correspond le plus à mon profil d’éducateur. Les former pour les amener à évoluer à leur plus haut niveau possible.

Qu’aimez-vous transmettre le plus à vos gamins ?

Le goût du travail, de l’effort dans un premier temps. Car c’est leur travail qui va déterminer leur apprentissage. Étant donné mon passé, leur transmettre les valeurs sportives d’évoluer en équipe et individuellement, les développer dans les aspects techniques, physiques, tactiques et mentales. Chaque éducateur a ses méthodes pour les travailler et je pense que c’est l’essentiel de notre travail. Faut transmettre. Après l’esprit de compétition a développé est à prendre en compte mais notre essentiel, c’est de former de développer les joueurs avant tout.

Quel est votre bilan de début de saison ?

On fait un bon début de saison. Avec un groupe nouveau qui travaille bien. Le confinement ralenti tout mais on espère pouvoir aller au bout de nos programmations.

« Mon club de cœur, c’est Trappes »

Pouvez-vous nous rappeler votre parcours ?

Les grandes lignes alors. J’ai commencé à Trappes. Formé à Martigues. Ensuite je passe par Le FC Mantois où derrière ça, je signe à Brest avec une montée en Ligue 2. Ensuite Nancy où j’ai dû arrêter en route. Puis retour au Mantois, Poissy, Versailles et le PSG.

Vos 2 clubs de cœur sont le FC Mantois et Versailles. Pourquoi ?

Bon déjà mon club de cœur, c’est Trappes. C’est là où tout a commencé. Ensuite oui le FC Mantois et Versailles ont été des clubs importants car j’y ai connu des amis et des saisons très performantes.
Le PSG aussi, j’y ai connu de bonnes personnes et des grosses performances et le fait d’y être encore aujourd’hui fait du club une bonne partie de ma vie. Je joue encore avec les vétérans au club.

Brest, Martigues, Nancy. Que retenez-vous de cette expérience ?

J’ai eu des opportunités intéressantes mais j’ai eu de bons contrats et j’ai toujours était au bout de mes contrats.

Une anecdote sur Brest, Martigues ou Nancy ?

A Brest, mon premier match à Francis Le Blé devant le stade plein. Mon premier ballon que je touche, je marche dessus et je m’éclate au sol. Tout le stade pousse un cri de désespoir (sic), limite « c’est quoi, ce joueur « . Après ça, j’ai dû être 10 fois plus concentré lors de chaque match !

Quel a été le moment clé de votre parcours et pourquoi ?

Ma saison au FC Mantois (2002), j’étais un tout jeune. Une saison à 14 ou 16 buts pour un milieu de terrain, je me suis dit que là, je pouvais faire quelque chose de pas mal dans le football.

Vous avez connu Nicolas Anelka, à Trappes. Il était destiné à faire la carrière qu’il a eu ?

On a commencé ensemble c’est vrai, et il avait déjà beaucoup de qualités. On était un bon groupe, de bonnes personnes et encore aujourd’hui on est des bons.

« Franck Ribéry ? Il est arrivé sur la pointe des pieds et il a tout cassé »

Et Franck Ribéry que vous avez connu en National à Brest, star mondiale, que pouvez-vous nous dire sur lui ?

Il est arrivé sur la pointe des pieds et il a tout cassé. Une bonne personne qui travaille beaucoup en séance. Je suis content de ce qu’il accompli encore aujourd’hui. Ça ne m’étonne pas du compétiteur.

« La reprise ? ça va faire un bien fou moralement et socialement »

Votre seul regret restera de ne pas avoir signé à Nancy (L2) ?

Regret oui et non. Oui car j’aurai aimé savoir ce que je pouvais faire à Nancy avec ce groupe. Non pas de regret car déjà le seul fait d’avoir signer avec ce club mais ne pas pouvoir y jouer à cause de la maladie, c’est le destin. La vie est ainsi faite et la santé avant tout donc fallait accepter cela et avancer.

Les mineurs vont bientôt reprendre le chemin des terrains. Êtes-vous impatient de les retrouver ?

Oui j’ai hâte. On a tant à leur apprendre et ça va faire un bien fou moralement et socialement.
C’est une partie importante pour beaucoup de personnes donc le fait de se retrouver va permettre à tous de retrouver un équilibre de vie

Quel sera votre programme sur Décembre ?

Déjà reprendre avec les équipes et reprendre le programme. Retrouver le plaisir d’être ensemble, d’apprendre, de transmettre, de partager, c’est déjà un bon programme ça.

Credit Photo : PSG

Propos recueillis par Farid Rouas