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Sandy Baltimore, du Cosmo Taverny au Paris SG

13/07/2018 à 18:00

Du haut de ses 18 ans, la jeune Ermontoise Sandy Baltimore a commencé le football à l’âge de 10 ans, à l’école, dehors avec des garçons. La nouvelle pépite du flanc gauche du Paris Saint Germain qui sera en stage à Clairefontaine avec la sélection U20 le 23 Juillet prochain, raconte son parcours et sa nouvelle vie à Actufoot avec passion. Entretien !

Sandy, pourquoi cette passion pour le football ?
Alors là (sic)…ce n’est pas un membre de ma famille qui m’a poussé à jouer au football. Depuis toute petite, je voulais jouer au football.

Vous avez joué de 2010 à 2015 au Cosmo Taverny ? Quels sont vos souvenirs dans ce club ?
Il faut savoir que j’avais arrêté un an. Pour Cosmo, c’est un club familial, j’ai bien aimé l’esprit d’équipe, le plaisir de jouer avec les tournois. Je me rappelle des tournois à Valenciennes avec les garçons. A l’époque, nous étions imbattables. J’étais la seule fille de l’équipe.

Pourquoi vous aviez arrêté pendant 1 an ?
Mon père ne voulait pas que je fasse du football avec les garçons. Mais ma mère m’a réinscrite au football. Aujourd’hui, mon père est mon premier supporter.

Vous intégrez fin Septembre 2015 le PSG avec les U19 National.. racontez-nous ??
J’ai bien aimé l’ambiance même si au début, j’étais timide. Au fil du temps, c’était plus facile pour moi.

Et en termes d’organisation entre Taverny et Charlety ?
Comme j’habite à Ermont, c’était un peu compliqué, dur au début. J’ai dû quitter mon lycée pour me rapprocher du centre d’entrainement. Je rentrais tous les jours.

Vous avez signé pro récemment ?
Oui, exactement.

Pour parler du PSG, le club court toujours après un premier titre en championnat, pourquoi à votre avis ?
La concurrence est rude, les lyonnaises ont été championnes d’Europe plusieurs fois, et aujourd’hui c’est une des meilleures équipes au monde, difficile à battre. Mais nous n’avons pas peur.

La saison dernière, le PSG a remporté la coupe face à l’ogre lyonnais, sacrée performance ?
C’était magique, on a su s’imposer même dans la difficulté. Ce match avait été arrêté pendant 45 minutes à cause des intempéries.

Au sujet de cette finale, la préparation avait été tronquée avec le licenciement du coach Patrice Lair, juste avant la finale, comment l’avez-vous géré ?
Le coach par intérim, Bernard Mendy a réussi à trouver les mots, sans nous mettre la pression. Il a bien coaché lors de ce match spécial.

Vous avez connu l’équipe de France, racontez-nous le premier jour, les premiers instants avec la sélection ?
J’ai appris la bonne nouvelle, je crois…un jour avant mon anniversaire, c’était un beau cadeau. J’étais très contente. J’étais timide le premier jour car je ne connaissais pas beaucoup de joueuses. Mais au fur et à mesure du stage, ça s’est bien passé.

Pour finir, 2019, c’est la coupe du monde en France de l’équipe A, c’est un objectif pour vous ?
Oui, c’est un objectif, c’est dans un coin de ma tête. J’y pense, mais je ne précipite pas les choses. Je travaille et la récompense viendra si elle doit venir.

Propos recueillis par Farid Rouas

Crédit : PSG