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Tregoat « Je voulais rester proche de ma famille »

15/12/2017 à 13:30

Actufoot95 lance une nouvelle rubrique, le "Que Devenez-Vous ?"

Aujourd'hui Actufoot95 prend des nouvelles d'un ancien entraîneur du Val d'Oise. L'ancien entraîneur de St Ouen l'aumône, Emmanuel TREGOAT revient sur son actualité, son métier d'entraîneur et ses relations avec son ancien club.

Que devenez-vous ?
On travaille, c’est assez compliqué car on n’a pas encore gagné. On ne marque pas de but, on a du mal à gagner nos matches. On est sur 4 matches nuls et 6 défaites. J’ai un groupe très jeune, qui a eu du mal à digérer la descente de l’année dernière de CFA. Le recrutement a été assez compliqué parce je joue avec qu’avec un seul joueur muté pour l’instant. Un gardien a signé à Chambly, un joueur est reparti travailler en Allemagne, un autre joueur à décidé d’arrêter…
J’ai un groupe de qualité, mais c’est difficile.

Entre Wasquehal et l’ASSOA , il y a une continuité ?
Non pas vraiment. Je suis parti de St Ouen l’aumône pour deux raisons. La première car le club n’est pas monté et la deuxième parce que je voulais me rapprocher de chez moi puisque j’habite à Lille. J’étais fatigué de faire la route, c’était compliqué. Avec ce poste à wasquehal, c’est moins de fatigue, moins d’accidents.
Sportivement, c’est une déception car passer d’une équipe qui a eu 5 défaites dans la saison et une équipe qui a 6 défaites dans cette première partie de saison. Ce n’est pas valorisant mais on travaille, on essaie de faire au mieux. Ce n’est pas facile.

Quel type d’entraîneur êtes-vous ?
Je suis un entraîneur qui travaille beaucoup. J’essaie d’être dans la perfection, je suis aussi dans « l’affect » car je suis proche des joueurs. Il n’y a pas de vérité, l’année dernière ça a marché et cette année ça fonctionne moins bien. Même si les séances sont de qualité, les joueurs sont contents. Il manque juste des victoires. Sur les 6 défaites, on perd 4 fois 1-0, et sur les 10 premiers matches, on a fait 11 poteaux. C’est un manque d’application, de concentration. Il y a des manques, mais on travaille.

Aviez-vous eu plusieurs opportunités ?
Oui j’ai eu pas de contacts mais pas dans ma région. Je mettais fixé moins d’une heure de route. Des contacts même en Belgique, en Normandie, dans le Sud Ouest. J’ai eu des contacts un peu partout même à l’étranger et en Afrique. Je voulais rester proche de ma famille et ne plus avoir à faire de route.

Est-ce que vous aimeriez retenter le poste de sélectionneur (Tchad) si l’occasion se présentait ?
Aujourd’hui non, je suis bien où je suis. Je veux profiter mais après pourquoi pas. C’était un poste intéressant.

Quels souvenirs en gardez-vous ?
J’ai bien bossé et j’ai eu des résultats. On se fait un nom. Humainement c’était extraordinaire. C’était génial. D’ailleurs, j’ai écrit un livre qui va bientôt paraître. Il s’appelle « victoires et turbulences ».
Je suis même déçu de ne pas avoir pu donner plus au pays. On a gagné la Coupe CEMAC 2014 juste avant la CAN, la Coupe d’Afrique Ouest (Congo, Gabon, Cameroun, de belles équipes) même si c’était réservé aux locaux plus 3 joueurs de l’extérieur. Je suis le premier et le seul entraîneur à leur avoir fait gagner un titre. Gagner une compétition c’est toujours génial !

Etes-vous toujours en relation avec l’ASSOA aujourd’hui ?
Oui biensûr, avec le president et les joueurs. J’ai gardé contacts avec des joueurs que j’avais avec moi et qui sont partis (Rosario de l’ESSG, Kanté de Beziers, avec Brice de Poissy) avec aussi Julien Jacob, avec l’entraîneur de la réserve qui est parti à Cergy Ludovic Gauthier, avec mon préparateur physique qui est parti à Nanterre.
Voilà je reste souvent en contacts longtemps avec les joueurs, le staff car je leur sers de conseiller. Ça fait partie aussi du rôle d’un entraîneur. Il faut aussi un suivi. J’ai récupéré des joueurs qui étaient au Red Star ou au PFC. C’est important de rester en contacts.

 

Credit photo : Edilivre « Victoires et Turbulences » d’Emmanuel Tregoat