InterviewU19 F

Jean Baptiste BECALEY (RC Gonesse) « le football féminin est en pleine évolution »

22/05/2019 à 15:04

Aujourd'hui, la rédaction d'Actufoot est partie à la rencontre de Jean Baptiste BECALEY, entraîneur U19 de la section féminine du RC Gonesse. Il se confie sur sa passion depuis son jeune âge, sur son parcours dans le football et son regard sur le football féminin. Entretien !

Qui êtes-vous ?

Jean Baptiste BECALEY, 20 ans, éducateur au RC Gonesse sur la catégorie U19F à 8, responsable du football féminin dans le même club à partir de la saison prochaine. Dans la vie courante, je suis étudiant en langues et communication à la Sorbonne nouvelle.

Comment et depuis quand le foot est une passion pour vous ?

Le foot est une passion pour moi depuis longtemps, je ne pourrais vous dire exactement depuis quand, mon père regardait souvent des matchs à la télévision, quand j’avais 5/6 ans j’ai commencé à en regarder avec lui et de là je crois que le virus « football » m’a atteint. De plus, je vous dirai que c’est familial, mon grand-frère a décidé d’en faire son métier et moi j’y porte un grand intérêt, j’ai l’habitude de dire en rigolant que c’est plus qu’une affaire de vie ou de mort.

Quel est votre parcours de coach ?

J’ai découvert le métier d’éducateur à 17 ans, j’ai commencé en débutant et de temps en temps, j’allais regarder des séances en U12/U13. L’année d’après, en plus des débutants j’ai encadré un groupe U12 et j’étais en charge des spécifiques gardiens sur le groupe U16F à 11. Nous avions d’ailleurs pu cette année-là avoir une de nos gardiennes sur les tours de sélection de la Ligue. Cette saison comme dit en amont, je suis en charge du groupe U19F. En ce qui concerne le côté diplôme, je certifie cette fin de saison mon cff1 et mon cff2 que j’espère obtenir avec un peu de travail.

Les filles ont-elles un égo plus difficile à gérer que les garçons ?

Par rapport à cette question, si nous restons dans un cadre purement footballistique, je vous dirais non ! Je pense que les filles n’ont pas une représentation aussi forte d’elle-même que les garçons dans le foot tout simplement parce qu’elles y prêtent très peu d’intérêts au quotidien par rapport aux garçons donc elles vont être plus réceptives lorsque vous allez transmettre votre message. De ce fait, elles ont moins d’assurance que les garçons, après il est évident que je parle la de mon expérience, il ne faut pas exclure la possibilité que à un niveau plus élevé la donne change.

Combien de joueuses gérez-vous cette saison ?

Cette saison, je gère un groupe de 14 joueuses mais après, vous savez le quotidien est difficile.

Quel est votre bilan de cette saison ?

Cette saison, nous avons un bilan qui peut être jugé comme négatif avec approximativement 37% de victoires ; 4% de matchs nuls et 59% de défaites, mais il faut relativiser, nous avons créé cette catégorie pour la première fois de l’histoire du club, nous n’avons récupérer que très peu de filles ayant déjà jouées au football.

Votre regard sur le football féminin ?

Mon regard sur le football féminin est plus ou moins positif, il est en pleine évolution, nous allons bientôt assister à la 8ème édition de la coupe du monde féminin de football, les hautes instances du football et les structures les plus développées s’intéressent de plus en plus à lui, certes sur le plan technique, il est moins fluide que celui des garçons et il y a encore beaucoup de choses à revoir. Il va continuer à évoluer puisque des personnes qualifiées sont mises en place pour son évolution enfin je « suppose ».

Comment davantage valoriser le football féminin selon vous ?

Pour moi, il faut simplement continuer à le médiatiser comme on le fait, voir un peu plus en créant des fétiches communicationnels et visuels comme des tournois réguliers, des événements organisés par les différents districts voir même entre eux et il y a un moyen simple et qui peut être le plus efficace qui est, en parler autour de soi.