Mercato / Interview

Melvin Maboungou (Guimarães) : « Ce contrat pro est une récompense »

31/07/2020 à 17:33

L'ancien joueur du FO Plaisir et de l'AC Boulogne Billancourt, Melvin Maboungou, qui a signé son premier contrat professionnel, va découvrir à l'âge de 18 ans la 1ère Division portugaise avec le club de Vitoria Guimarães. Entretien !

Melvin Maboungou, comment allez-vous ?

Ça va, tout va bien. Toujours en vacances, je suis rentré sur Plaisir où j’habite.

Premier contrat pro au Portugal, quel est votre sentiment après cette signature ?

Beaucoup de fierté, de la joie ! Je suis très heureux, je me suis battu depuis tout petit. J’ai fait beaucoup de sacrifices dans mon adolescence. Ce contrat est une récompense même si ce n’est que le début de l’aventure, c’est déjà un palier d’atteint. Il va falloir continuer à bosser pour aller le plus haut possible !

Pressé de commencer ?

Oui très ! Je retourne là-bas début août normalement. Hâte de retoucher le ballon, hâte de reprendre !

Pendant cette période sans foot, qu’avez-vous fait pour garder la forme ?

J’allais à la salle de musculation, sinon je bossais dans mon jardin. Et dès que c’était possible, j’allais dehors pour faire des matches avec mes potes ou du renforcement / cardio tout seul pour garder le rythme.

Guimarães est un club de 1ère Division. Comment avez-vous été contacté ?

Depuis fin mai mon père était en contact avec eux. Moi j’avais eu plusieurs essais dans le passé, ça n’avait pas abouti. Je me mettais beaucoup de pression avec le regard des superviseurs autour des terrains. Donc j’avais demandé de ne plus rien me dire pour jouer et me concentrer sur mon football. Et un jour, mon père m’a dit que l’on allait avoir une proposition du club de Guimarães. J’ai continué à bosser dans mon coin, le temps que le contrat arrive.

Pourquoi ce choix ?

Olivier Féliz anciennement recruteur au PSG me suivait depuis longtemps, le projet proposé était très intéressant et surtout avec un contrat professionnel au bout !

Vous étiez aussi convoité en Allemagne ?

Oui différents clubs allemands mais pas que. Mais je n’ai pas eu d’offre concrète.

Rappelez-nous votre parcours ?

J’ai commencé à l’âge de 5 ans au FC Beynes à côté de Plaisir (78). Après je suis parti à Plaisir pour 5-6 ans, jusqu’à la première année U15. Ensuite j’ai rejoint Boulogne Billancourt où j’ai joué en U15 D3, U15 D2, U16 D1, U16 Régional, U17 Nationaux. Cette saison, j’ai commencé en U18 R2 et j’ai terminé en National 3.

Quels sont les souvenirs de l’ACBB ?

Il y en a beaucoup ! Des tournois, une saison incroyable en U17 National. On avait un groupe exceptionnel. Mes apparitions en National 3, ça restera toujours dans mon esprit !

« Évoluer en National 3, c’était une bonne expérience »Melvin Maboungou

Jouer en National 3, ça n’a pas été trop compliqué ?

Le niveau change. Passer des U17 Nationaux à la National 3, ce sont deux mondes différents. Il y a plus d’impact, plus de physique, c’est un autre style de jeu. Il fallait s’adapter, j’ai essayé d’apporter le maximum à l’équipe. C’était une bonne expérience.

L’ACBB est descendu en Régional 1. Pourquoi ?

On avait un groupe très jeune, avec la moyenne d’âge la plus jeune de France sur le niveau National 2 – National 3. On a essayé de se battre avec nos armes mais la saison a été plutôt compliquée. C’est dommage !

Vous êtes attaquant. Quel est votre modèle ?

Je suis fan de Messi comme tout bon footballeur sinon, ça serait Thierry Henry. Je regardais ses matches en Équipe de France, à Arsenal ou à Barcelone. C’est l’un des plus grands attaquants français si ce n’est, le plus grand attaquant français !

Quel est votre profil ?

Je suis assez grand pour un attaquant, adroit devant le but, à l’aise techniquement.

Que peut-on vous souhaiter pour la saison prochaine ?

Beaucoup de buts, du temps de jeu, des apparitions dans le groupe pro, ça serait une étape,

Un dernier mot..

Je remercie tous les gens qui m’ont soutenu jusqu’ici, les éducateurs de l’ACBB, de Plaisir, mes proches, mes parents qui ont été toujours là à mes côtés que ce soit dans les bons et les mauvais moments.

Propos recueillis par Farid Rouas.